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Vous devez savoir !

Vous devez savoir !

VOLET 2
Ecclésiaste 11:1 et Job 19:14-27

Synthèse

Dans la précédente prédication, nous nous sommes arrêtés sur le verbe “savoir”. Le christianisme, ce n’est pas seulement croire, obéir ou pardonner, c’est aussi “savoir”.

Si nous lisons l’Épître de Jean, nous pouvons lire plusieurs fois le mot “savoir”. Ce verbe est en surabondance dans tous les textes bibliques. Dans le texte de Job de ce matin, nous avons entendu « Je sais que mon Rédempteur est vivant. » et aussi dans l’Ecclésiaste « Sache que pour toutes ces choses, Dieu t’appellera en jugement. »

Beaucoup d’autres versets encore renferment ce verbe.

Je sais en qui j’ai cru. (2 Timothée 1:12).
Je sais juste une chose, j’étais aveugle et maintenant je vois. (Jean 5:20).
Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. (1 Jean 3:14).
Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. (Romains 8:28).
Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables… (1 Pierre 1:18).

Le chrétien est quelqu’un qui sait, même s’il ne sait pas tout. Gardons-nous d’un orgueil qui pourrait nous conduire au-delà des limites de la Parole de Dieu.
L’église est une grande famille

Revenons au texte d’Ecclésiaste : « Réjouis-toi jeune homme, profite de la vie. » Ce texte s’adresse aux jeunes, aux adolescents et il est heureux d’en avoir dans l’église. Nous sommes aussi heureux d’avoir des enfants, mais aussi des aînés, car il faut que l’église ait un équilibre entre ces différences d’âge. La Bible ne parle pas d’une église de jeunes ou une église de “vieux”. Elle veut un mélange de tous les âges, c’est une tranche de la société, c’est une communauté de frères, de sœurs, de jeunes gens, d’ados, d’enfants, de vieillards et nous devons vivre ensemble. Nous sommes tous précieux aux yeux de Dieu. Non seulement les ados ou les jeunes parce qu’ils bougent beaucoup, mais aussi les aînés car ils sont nos racines. Tout ce que nous avons encore en tant qu’église, c’est parce que nos aînés ont été avant nous ; un cantique tiré des Écritures nous dit : « Jeunes et vieux se réjouiront ensemble ». Nous sommes tous précieux aux yeux de Dieu.

Dieu nous parle par la plume de Jérémie dans l’Ancien Testament : il conseille au pasteur du peuple d’Israël de s’occuper aussi des brebis âgées qui marchent lentement. C’est ensemble que nous vivons la vie de l’église.
Le temps de la jeunesse

Dans notre texte, l’Ecclésiaste parle spécifiquement aux ados et aux jeunes : « Réjouis-toi, profite de la vie, mais sache que pour toutes ces choses, Dieu t’appellera en jugement. » Il y a des choses que les jeunes doivent savoir, des choses qui ne sont plus dites que dans certaines églises. Dieu parle aussi aux jeunes, Il les avertit, Il ne les juge pas. Le temps de la jeunesse est le temps de l’insouciance, on profite, on vit. On veut tout voir, tout savoir, goûter à tout, on veut tout essayer. Mais, ils sont rares les jeunes qui savent que la vie est dangereuse, que l’amour est dangereux, que la sexualité est dangereuse, que l’alcool est dangereux, que la cigarette est dangereuse, que la vitesse est dangereuse, que la drogue est dangereuse, que les armes sont dangereuses.

Nous avons devant nous une profusion d’exemples et de preuves de ces dangers. Plus personne n’ose dire “Attention danger !”. Dieu dans la Bible, parle aux jeunes pour les mettre en garde. Il le fait avec amour. Et l’église doit prévenir les jeunes de tous ces dangers. Une expérience sexuelle, une dose de drogue, cinq minutes de vitesse peuvent avoir des conséquences désastreuses, irréparables pour toute la vie. Dieu ne veut pas priver les jeunes de s’amuser, il ne veut les priver de rien et comme lui nous ne rêvons que du bonheur pour nos enfants.

Dieu dit aux jeunes « Profite de tout, mais pas comme un fou. », et pendant ce temps de ta jeunesse, « Souviens-toi de ton Créateur. », qui un jour t’appellera devant lui.

Les jeunes de nos églises ont bien de la chance d’entendre aussi clairement le message de Dieu. Ils sont avertis, ils sont prévenus, ils sont bénis et ils peuvent ajuster leur vie sur ce qu’ils entendent de la Parole de Dieu.

Un pasteur français écrivait dans un commentaire de l’Ecclésiaste : « Il ne s’agit pas de gâcher les joies, ni de sombrer dans la tristesse, mais au contraire de découvrir que la jeunesse est un magnifique cadeau du CREATEUR, aussi Dieu a placé des limites. »

Ce sont ces limites que le fou ne respecte pas.
Fragilité de l’homme

David aussi dans le Psaume 39, écrit une prière : « Fais-moi savoir combien je suis fragile. ». Il est vrai que nous sommes fragiles, cela il faut le savoir. L’homme se vante de sa force, de ses performances sportives. Il ne sait pas qu’il est fragile, il se croit invulnérable, invincible. Et pourtant, il faut savoir que nous ne sommes pas des “superman, ni des spiderman ni des tarzans”.

La prière de David est belle, remplie d’humilité, d’intelligence, d’honnêteté, de soumission. Elle est remplie et inspirée du Saint-Esprit. Nous ne sommes pas sans limite, et pourtant personne ne pense vraiment à sa mort. La vie qui est en nous a des aspirations d’éternité (Ecclésiaste 3:11). Même l’incrédule aspire à l’éternité. Dans une émission religieuse, Jacques Attali (ancien conseiller de François Mitterrand), parlait de son livre “La vie éternelle”. Il n’est pas croyant. A la question du rabbin : « Pourquoi ce titre ? » il répondit : « Parce que d’une façon ou d’une autre, nous aspirons tous à l’éternité ».

Nous ne voulons pas reconnaître qu’il y a des limites à notre vie, que nous sommes fragiles, que nous ne sommes pas éternels. Dieu seul et lui seul peut nous rendre conscient de notre vulnérabilité. Même dans nos milieux chrétiens, certains refusent de croire à leur fragilité et seul le Saint-Esprit peut faire son œuvre en nous. La technologie moderne nous a porté au sommet de la connaissance et l’homme se croit vraiment invulnérable et éternel mais il ne l’est pas. Un petit caillot qui se détache et va au cerveau et nous voilà paralysé. Un nerf coincé, et nous ne savons plus marcher. Nous sommes des géants aux pieds d’argile, et il faut le savoir.

On peut penser aux plus puissants de ce monde, comme John F. Kennedy qui avec trois ou quatre balles n’est plus rien. Ou encore, Pierre Curie, grand savant du 19e siècle, génie de la science, renversé un soir en rentrant chez lui ; la roue du fiacre fait éclater sa boîte crânienne. Fini, il n’est plus. Son cerveau gît dans le caniveau sous la pluie. Nous sommes tous bien fragiles, même les plus puissants.

Comme David était sage en demandant à Dieu « Fais-moi savoir combien je suis fragile. », afin que je ne me prenne pas comme un dieu, comme le centre du monde, mais juste pour ce que je suis, afin que je ne devienne pas orgueilleux, mais humble devant la vie. Permets-moi de reconnaître que toi seul tu es grand, tu es puissant, tu es éternel.

Job a fait l’expérience de cette fragilité, que la vie ne tient qu’à un fil. Et pourtant, au milieu de tous ses “pourquoi” et de ses interrogations, il dira : « Mais je sais que mon Rédempteur est vivant et qu’il se lèvera le dernier sur la terre et que mes yeux le verront. » (Job 19).

A Londres, devant la cathédrale de Westminster, se dresse la statue de Haendel (auteur de l’œuvre musicale “Le Messie”). Il tient dans sa main une partition, mais ce ne sont pas des notes qui sont écrites, mais un texte de l’Écriture : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

Quel beau témoignage ! Le savons-nous ? Les hommes meurent, mais Lui il demeure, il est vivant, et il se lèvera le dernier sur la terre et nos yeux le verront. La foi était au cœur de tous les martyrs car ils savaient que lorsqu’ils fermeraient leurs yeux sur cette terre, ils les ouvriraient dans le ciel pour voir leur “Rédempteur”.

Comme Job, nous nous posons beaucoup de “pourquoi”, qui nous torturent et nous font souffrir, mais en même temps, nous sommes habités par la vérité de Dieu révélée dans sa Parole.

Jésus s’est violemment opposé aux Sadducéens qui ne croyaient pas à la résurrection des morts. Et Jésus leur a dit « Vous êtes grandement dans l’erreur car vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. »

Il y a tellement de choses que nous ne savons pas, et nous nous posons beaucoup de questions mais nous devons savoir que « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »

Ce message a été enregistré en audio le 25/2/07 (volet 1) et 4/3/07 (volet 2).
Résumé par Odette Galante et Marie-Rose Gérard.
Parution du volet 2 au bulletin “Résurrection” d’octobre 2007.

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