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Vous devez savoir !

Vous devez savoir !

VOLET 1
Psaumes 139 – 2 Timothée 3 : 1-5 – 2 Pierre 3 : 1-10

Savoir

La foi chrétienne et l’Évangile peuvent se résumer en quelques verbes : croire, aimer, espérer, pardonner, obéir. Un autre verbe encore caractérise la foi : SAVOIR, verbe souligné dans les lectures ci-dessus.

Il y a surabondance de textes contenant le verbe SAVOIR. En voici quelques-uns :

« Je sais que mon rédempteur est vivant. » (Job 19:25)
« Nous savons qu’Il est vraiment le sauveur du monde. » (Jean 4:42)
« Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » (Romains 8:28)
« Vous savez en quel temps nous sommes. » (Romains 13:11)
« Je sais en qui j’ai cru. » (2 Timothée 1:12)
« Sachant que ce n’est pas par des choses périssables que vous avez été rachetés. » (1 Pierre 1:18)
« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. » (1 Jean 3:14)
« Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu. » (1 Jean 5:20)

Le chrétien n’est pas seulement quelqu’un qui croit, mais il est aussi quelqu’un qui SAIT. La foi est entre autre un savoir. L’apôtre Jean a écrit dans sa première épître (5:13) « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. »

Ce savoir vient de l’objet de notre foi, Jésus-Christ, qui a proclamé : « En vérité, en vérité, je vous le dis… » c’est pourquoi le chrétien peut dire : « JE SAIS. »

A l’opposé, la philosophie de notre siècle déclare qu’il n’y a pas de savoir absolu, que nous n’avons aucune certitude, que tout est relatif, qu’il n’y a ni vérité ni morale absolues. De là découle sans doute le « Tout est permis ». De même les agnostiques (ce mot vient du grec et signifie “sans connaissances”) déclare que l’absolu est inaccessible à l’esprit humain. Ils ne nient pas l’existence de Dieu comme les athées, mais ne se prononcent pas. Ils ne savent pas !

Le comédien Jean Gabin a naguère récité un texte terminant par : « Aujourd’hui, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien et ça je le sais ». Cette réflexion reflète bien l’esprit de notre siècle qui ne sait plus rien, n’est plus sûr de rien !

La Parole de Dieu ne tient pas le même langage, parce que le Dieu de la Bible veut nous faire savoir, nous faire connaître, parce qu’Il est un Dieu qui sait (Psaume 139) ! Les disciples de Jésus ont découvert une certitude dans la personne et les paroles de leur Maître et lui ont dit : « Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses. » (Jean 16:30).

Le chrétien n’est pas seulement quelqu’un qui croit, mais il est aussi quelqu’un qui SAIT. Le Dieu de la Bible sait et veut que nous sachions afin que nous ne restions pas dans l’ignorance. C’est pourquoi nous découvrons dans les textes les expressions SACHEZ, SACHE, afin que vous SACHIEZ, vous ne devez PAS IGNORER, etc… Cela ne veut pas dire que le chrétien sait tout. Restons humble et modeste car nous ne recevons pas une connaissance qui rend orgueilleux mais nous recevons une connaissance qui rend responsable. Cependant, cette connaissance partielle est fondamentale et touche les questions essentielles de la vie.
L’homme n’est pas bon

Paul a dit dans Romains 7:18 : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi. »

Des millions de Belges ne se croient pas bons. Quelle grâce de savoir que le bien n’habite pas en nous !

Jean-Jacques Rousseau s’est bien trompé, lui qui a affirmé que l’homme est bon par nature et que c’est la société qui le corrompt.

A la fin de son journal, Anne Frank a écrit : « Malgré tout, je crois en la bonté de l’homme. » Pauvre enfant ! Ton erreur t’aura été fatale !

Jésus dit que le mal vient du cœur de l’homme (Matthieu 15:19), que l’homme est mauvais et méchant par nature (Éphésiens 2:3). C’est lui qui corrompt la société et qui souille la planète.

Le chemin du salut passe par la reconnaissance de notre mauvaise nature et par la repentance. L’homme qui n’a pas cette connaissance ne comprendra jamais rien à ses problèmes personnels ou familiaux ni à la raison pour laquelle les choses vont si mal dans le monde. Dans la vitrine des librairies on a pu lire cette déclaration de l’acteur américain Richard Gere : « Je vois émerger en moi tout ce que j’ai fait de mal. »

Ce savoir n’est pas très flatteur c’est pourquoi beaucoup le rejettent ou veulent l’ignorer. Nous, chrétiens, avons reconnu que nous sommes pécheurs et que nous devons être transformés, dotés d’une nouvelle nature. Nous devons cependant savoir que malgré notre conversion, le mal va subsister en nous et que nous aurons à le combattre jusqu’au dernier jour.
Le temps de la fin

Il y a des choses que Dieu veut nous faire savoir sur les temps que nous vivons. 2 Pierre 3:3 dit : « Sachant avant tout que dans les derniers jours il viendra des moqueurs … disant : « Où est la promesse de Son avènement ? » Paul dit : « Sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. » (2 Timothée 3:1). Que faut-il savoir sur l’avenir ?

Il y aura un dernier jour. La Bible nous trace une ligne du temps avec un commencement et une fin. La vie n’est pas un éternel recommencement comme l’enseignent certaines religions orientales.

La Bible décrit la fin du monde et les derniers jours comme des temps difficiles. Aux 19e et 20e siècles, on nous promettait des jours meilleurs grâce aux découvertes et aux progrès scientifiques, technologiques, etc. Deux coups de tonnerre ont déchiré le ciel bleu des fausses promesses : les guerres de 14-18 et 40-45, les deux guerres les plus meurtrières de toute l’Histoire de l’humanité. Quel désenchantement !

La description que fait la Bible des temps de la fin colle à notre génération de façon étonnante (2 Timothée 3:2-5). Nous connaissons l’indifférence de nos compatriotes face à l’Évangile. Nous ne devons pas nous en étonner. Dieu nous a prévenus. Cela ne justifie cependant pas l’arrêt de l’évangélisation ou l’inaction de l’Eglise ou notre éventuel découragement. Nous allons de plus en plus vers des temps fermés à l’Évangile. « Il viendra des moqueurs … » dit Pierre. Nos contemporains rient. Ils disent : « Rien de changé ! Où est l’accomplissement de la promesse du retour de Jésus- Christ ? Vous l’attendez encore ? Vous rêvez ! Soyez sérieux ! ». Ils veulent ignorer que le jugement de Dieu a déjà frappé le monde une fois, par le déluge. La génération de Noé avait été prévenue par la prédication de Noé (2 Pierre 2:5), mais les gens se sont moqué et sont restés indifférents. Tous ont été surpris par le déluge (Matthieu 24:38-39). Pierre ajoute deux choses qu’il faut savoir. Pour Dieu un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. Attention ! Veillons ! Dieu n’apprécie pas le temps de la même façon que nous (2 Pierre 3:8).

« Dieu use de patience envers les hommes ne voulant pas qu’aucun périsse mais voulant que tous arrivent à la repentance. » (2 Pierre 3:9). Il a constamment en vue le salut du monde.

Savons-nous que le bien n’habite pas en nous ?

Savons-nous que nous avançons vers un dénouement de l’Histoire de l’humanité, n’en déplaise aux moqueurs ?

Savons-nous que les derniers temps seront des temps difficiles ?

Savons-nous que Dieu use de patience envers les hommes et ceci peut-être envers l’un d’entre nous qui fréquente notre église, mais n’est pas encore venu au Seigneur ?

Que Dieu nous fasse la grâce d’acquérir tout ce savoir !

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