EPEL Charleroi - 190 rue des Cayats - 6001 Marcinelle - +32 71 32 84 92

Touche pas à ma foi ! (4)

Touche pas à ma foi ! (4)

Aller à la partie 1 (volets 1 et 2).
Aller à la partie 2 (volets 3 et 4).
Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).

Les 8 volets de cette série sont disponibles en un seul fichier PDF.

Touche pas à ma foi

VOLET 7
“La Bible n’est pas un livre fiable”
Matthieu 5.17-19 – Jean 18.31-33, 37

Dans notre série “Touche pas à ma foi !”, nous abordons une nouvelle objection faite à la foi chrétienne. Ce préjugé s’exprime de diverses façons : “La Bible n’est pas un livre fiable.”, “On ne peut être certain des textes de l’Ecriture.”, “Avec le temps, les copies ont été réécrites et le texte sacré s’est certainement altéré.”, “Le message a été colporté de bouche à oreille pendant des siècles et s’est inévitablement déformé en circulant ainsi parmi les nations.”, “Nous n’avons pas les originaux de l’Ecriture Sainte.”, “Comment peut-on être certain que ce que nous lisons dans l’Evangile selon Matthieu a bien été écrit par Matthieu ?”

Certains chrétiens pourraient être ébranlés dans leur foi en entendant ces différentes attaques contre l’Evangile. Que répondre à ces objections ? Donnons quelques coups de balai.

Effectivement nous ne possédons pas les originaux. Mais nous ne possédons aucun original d’aucun ouvrage de l’antiquité. Jules César a rédigé les fameux “Commentaires sur la guerre des Gaules”. Nous ne possédons pas les originaux de ce texte. Pourtant aucun historien au monde ne met ces écrits en doute. De même nous ne remettons pas en cause les textes de l’Iliade ou de l’Odyssée. Pourtant nous ne possédons pas les originaux des poèmes d’Homère. Nous n’avons pas non plus les textes originaux des historiens Lucien ou Tacite. Personne aujourd’hui ne met en doute ces différents écrits sous prétexte que nous ne possédons pas les originaux.
Les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament ne se sont pas baladés de bouche à oreille pendant des siècles. Tous les textes du Nouveau Testament que nous possédons aujourd’hui dans notre Bible ont été écrits et rédigés avant la fin du premier siècle. Avant l’an 100, tout le Nouveau Testament est écrit. Ainsi les évangiles ne sont pas un ramassis de rumeurs véhiculées dans les cercles fermés des églises. Les plus grands érudits en exégèse s’accordent pour donner des dates très anciennes aux documents que nous possédons aujourd’hui. Ainsi pour l’évangile selon Matthieu, beaucoup de savants arrêtent des dates de rédaction qui convergent entre 80 et 85. Pour l’évangile selon Luc : entre 60 et 70. Pour celui selon Marc : environ 65 de notre ère. Pour l’évangile selon Jean entre 90 et 100 ; ce sont les derniers textes. Et quand il s’agit des épîtres de Paul de l’an 50. Les dates descendent jusqu’à l’an 48 pour la lettre aux Galates ! Ainsi donc quelques années après la mort du Christ, tous ces textes sont rédigés. Nous sommes en présence d’un fondement solide, ferme et inébranlable sur lequel nous pouvons appuyer notre foi. Cette argumentation se situe sous une approche scientifique qui fait appel à des faits. Nous ne sommes pas encore ici en train de faire intervenir la foi, mais seulement des faits contrôlables.
Les auteurs de ces préjugés font l’erreur de croire que ce sont uniquement des chercheurs chrétiens qui étudient et travaillent ces textes. Les détracteurs de la foi insinuent que ces érudits chrétiens travaillent entre eux, s’arrangent sur certaines difficultés, tripotent certains textes et en manipulent d’autres. En réalité, parmi les savants qui étudient les textes de l’Ecriture, les analysent et les décortiquent, se trouvent les pires ennemis de la Bible. Il n’y a pas que des chrétiens qui étudient les textes. Ils sont des centaines dans le monde ces chercheurs qui n’ont rien à voir ni de près, ni de loin avec la foi chrétienne. Ces adversaires étudient les textes comme on étudie le philosophe Platon, Socrate ou les hiéroglyphes égyptiens. Aucun livre au monde n’a été autant épluché, décortiqué que l’Ecriture.

Ainsi donc la Bible que nous avons sous les yeux est l’un des textes les plus sûrs au monde, vu l’abondance des travaux minutieux sur la Parole et menés autant par des incroyants que des croyants.

Mais poursuivons notre développement. C’est important parce que cela concerne la base de notre fondement. Nous, chrétiens, croyons à l’Ecriture, et nous devons nous demander si le texte est fiable. Cette question n’est pas seulement utile pour répondre aux adversaires mais aussi pour consolider notre foi.

Le texte biblique est fiable. Il est le texte le plus fiable de tous les écrits de l’antiquité. Le cas de la Bible est unique. On ne rencontre cela nulle part dans toute l’histoire des documents de l’antiquité. Ceci pour trois raisons majeures :

le nombre des manuscrits que nous possédons aujourd’hui.
le court laps de temps entre le moment de la rédaction du manuscrit original et la plus ancienne copie.
la qualité de conservation de ces documents. Ces trois caractéristiques conjuguées sont uniques en ce qui concerne l’Ecriture Sainte. Cela ne se retrouve nulle part ailleurs, ni dans l’histoire religieuse, ni dans l’histoire profane.

Reprenons brièvement ces données relatives au texte sacré que nous possédons aujourd’hui. Le nombre de manuscrits que nous avons actuellement au sujet de ces textes de l’Ecriture est très important. En ce qui concerne plus spécialement le Nouveau Testament d’abord, savez-vous que l’on possède de nos jours près de 5000 documents qui recouvrent les textes de l’Ecriture ? Les plus anciens remontent à 350 après Jésus-Christ. Du quatrième siècle nous avons déjà des copies des textes écrits au premier siècle, c’est-à-dire à peine trois cents ans après que les originaux aient été rédigés. Ces copies se trouvent dans la bibliothèque du Vatican, au British Museum, à la bibliothèque universitaire de Cambridge. Ces documents sont utiles et peuvent être vérifiés par quiconque veut trouver preuve et fondement de sa foi.

Le commun des mortels n’est sans doute pas frappé par ces notions historiques et ne se rend pas compte de ce que tout cela représente. Pour nous y aider, faisons une comparaison avec l’ouvrage susmentionné de Jules César “La guerre des Gaules” sur lequel tous les historiens ne sont appuyés pour rapporter les conquêtes du dictateur romain. Tout cela a été écrit 50 ans avant Jésus-Christ. Dans le monde entier, nous ne possédons que 9 manuscrits sur la guerre des Gaules de César. Seulement 9 ! Sur le Nouveau Testament : 5000 ! Et de plus la date la plus ancienne relative à ces manuscrits des guerres de César est le neuvième siècle, soit 900 ans après la rédaction. Pour Tacite et d’autres ouvrages de l’Antiquité : ce n’est qu’aux 11e et 12e siècles que des manuscrits apparaissent. Imaginez la différence avec les manuscrits du Nouveau Testament qui viennent en abondance et dont le record réside dans ce fragment de papyrus de Jean 18 cité dans la lecture initiale de cet exposé, où Jésus parle avec Pilate. Ce document exceptionnel se trouvant dans une bibliothèque de Manchester, est daté de l’an 120, soit une trentaine d’années après avoir été écrit par l’apôtre Jean. Ce fait et cette précision sont uniques au monde. Le pire des incrédules est obligé de s’incliner. Nous ne sommes pas sur le terrain de la foi, mais sur celui des faits.

Tous ces documents cités situés au Vatican, à Manchester, à Cambridge et ailleurs sont la preuve de l’authenticité des textes que nous avons dans nos mains aujourd’hui. Ce miracle de la conservation des manuscrits est prodigieux. Ceux qui sont intéressés par ce sujet peuvent lire un bel ouvrage de F.F. Bruce (1910-1990) : “Les documents du Nouveau Testament : peut-on s’y fier ?” Oui, le texte est fiable, il est sûr, il est vérifiable et aucun ouvrage au monde ne ressemble à la Bible pour le nombre de preuves tangibles qui favorisent notre confiance en ces écrits. Croyant ou incroyant, on se trouve devant des faits et on doit s’incliner…, à moins d’être de mauvaise foi. Contre elle, il n’y a plus d’arme !

Certains critiques vont examiner ces arguments relatifs au Nouveau Testament encore assez proche de nous et mettre davantage en doute l’Ancien Testament plus éloigné. Ne suivons pas la même démarche que celle utilisée ci-avant pour le Nouveau Testament. Retenons cette fois l’histoire vraie résumée par le professeur André Lamorte, docteur en théologie à l’université de Strasbourg, dans une brochure intitulée : “Les découvertes archéologiques de la Mer Morte : les documents de Qumran”.

Nous sommes en 1900. En ce début du 20e siècle, se développe en Allemagne la Haute Critique, à savoir un ensemble de théologiens, d’exégètes, d’historiens qui remettent ne question tous les textes bibliques. Ces gens nient les miracles de Jésus-Christ, sa résurrection, sa divinité. Ils refusent tout ce qui est surnaturel, les prophéties, etc. Et dans le paquet ainsi jeté à la poubelle par ces érudits, se trouve le livre du prophète Esaïe. Le prophète Esaïe a dit beaucoup de choses très précises. Ses prophéties, d’une acuité aiguë sont semblables à des flèches. Pour ce livre d’Esaïe, s’échafaude alors une grande théorie : l’hypothèse des trois auteurs. Ces “génies” de l’incrédulité estiment en effet qu’il n’est pas possible qu’Esaïe ait annoncé tous ces événements à l’avance. Donc selon eux, tout cela a été arrangé. Ces “savants” avaient ainsi élaboré la théorie des trois Esaïe, hypothèse reposant sur le fondement de l’incrédulité qui refusait d’accepter qu’Esaïe ait annoncé le retour d’Israël en Palestine, la mort de Christ, etc. Selon ces tristes érudits, Dieu n’existe pas et ne se révèle pas. Tel est l’enseignement de l’école de la Haute Critique en Allemagne. C’est le fleuron de la théologie allemande pendant 50 ans.

Que va faire le Seigneur pour confondre la folie de ces sommités de l’incrédulité ? Comment va-t-il s’y prendre ? Avec une histoire de petite chèvre et de simple berger ! 1947, en Palestine. Israël n’est pas encore rentré dans son pays. Au mois de mars de cette année-là, un bédouin, jeune berger musulman, Mohammed ed Dhib, cherche une chèvre perdue dans les collines autour de la Mer Morte. Cet adolescent découvre alors des grottes. En lançant une pierre dans l’une d’elles, il entend un bruit qui ressemble au bruit d’un pot qui se brise. Il vient de découvrir la grotte qui va devenir le plus grand des sites archéologiques de l’histoire du 20e siècle, le site de Qumrân, à 12 kilomètres de Jéricho. Parmi ces merveilles, se trouve la merveille des merveilles : le livre du prophète Esaïe. C’est un document splendide : 7,34 mètres de long, 26 centimètres de haut, un parchemin en peau de brebis, 17 feuilles cousues les unes après les autres et dans un état de conservation exceptionnel grâce au climat très sec de la région. Cette découverte, c’est un cyclone dans les milieux intellectuels et parmi les spécialistes. On va chercher à dater les documents. Les études approfondies aboutissent à la conclusion : deux siècles avant Jésus-Christ !

Jamais de telles choses n’avaient été mises au jour : le livre du prophète Esaïe, en entier, rédigé deux cents ans avant la venue de Jésus-Christ. Dans ces grottes on découvre d’autre part des portions de parchemins relatifs à d’autres textes de la Bible. Le professeur André Parrot qui fut le directeur du musée du Louvre à Paris avait fait la remarque suivante : “Il faudra sans doute réviser bien des conclusions de la Haute Critique.”

Aujourd’hui ce document se trouve exposé en Israël à Jérusalem, au Musée du Livre. Au centre de ce musée, une salle unique, et au centre de celle-ci une verrière ronde d’environ 4 mètres de diamètre, éclairée judicieusement, protège ces manuscrits précieux, écrits 200 ans avant Jésus-Christ. Le texte que nous avons aujourd’hui dans nos mains est exactement celui exposé dans ce musée de Jérusalem. C’est le texte le plus fiable au monde. C’est la Parole de Dieu, c’est la Vérité. Jésus a dit : « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17). Aujourd’hui, au 20e siècle, nous chrétiens, avons toutes les raisons de mettre notre foi et notre confiance sur l’authenticité des textes que nous possédons. Si nous allions lire ce manuscrit à Jérusalem, accompagnés des plus grands spécialistes en hébreu, la traduction de ces savants serait exactement conforme au texte en langue française que nous possédons dans nos bibles, mot à mot ! 2200 ans d’histoire, sans une rature, sans une coupure, sans aucune altération. Dieu est Dieu et il veille sur sa Parole pour que nous puissions avoir confiance dans les textes qui nous sont parvenus. Si nous sommes chrétiens, nous ne devons jamais douter de l’authenticité de ces textes.

Mais c’est une autre chose que de mettre sa confiance en ce que Jésus-Christ a dit. On peut être convaincu de l’authenticité de ces textes, mais c’est une autre étape que de faire confiance à ce que Jésus-Christ a dit. Ici nous sommes sur le terrain de la foi, de l’obéissance. Il est question pour chacun de prendre une décision vis-à-vis de Jésus-Christ. Bien des chrétiens ont fait reposer toute leur vie sur le Christ, sa Parole, son sacrifice, sa mort, sa résurrection, sur ce qu’il a dit. Mais si vous n’avez jamais mis votre confiance en Christ, tout en reconnaissant que ces textes sont exacts et authentiques, pourquoi tarder encore ?

« Ne sois pas incrédule mais crois ! » (Jean 20.27).

Fermer le menu