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Touche pas à ma foi ! (2)

Touche pas à ma foi ! (2)

Aller à la partie 1 (volets 1 et 2).
Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).
Aller à la partie 4 (volets 7 et 8).

Les 8 volets de cette série sont disponibles en un seul fichier PDF.
Touche pas à ma foi

VOLET 3
“Le christianisme est une entrave à la liberté de l’individu”
1 Pierre 3.15-17 – Jean 8.30-36 – Galates 5.1, 13-15

Dans ce troisième volet, nous abordons le préjugé suivant : “LE CHRISTIANISME EST UNE ENTRAVE A LA LIBERTE DE L’INDIVIDU”. Certains en effet prétendent que l’évangile empêche l’épanouissement de la personnalité. Nous allons examiner cette objection à la lumière de la Bible, de l’enseignement de Jésus-Christ.

Beaucoup de personnes pensent que le christianisme peut entraver leur liberté. Ce mot “liberté” est probablement le mot le plus répété au 20e siècle. Au hit-parade des mots de vocabulaire, il tient sans doute la première place. Qu’il s’applique à l’individu ou aux nations, il est très utilisé. Ce thème de la liberté est du reste un des thèmes favoris de la psychologie moderne.

Le Petit Larousse définit le mot liberté en ces termes : “Pouvoir d’agir ou de ne pas agir, de choisir.” [Edition 2010 : “Possibilité d’agir, de penser, de s’exprimer selon ses propres choix.”] On pourrait ajouter : pouvoir de penser ou de ne pas penser. La liberté ne se limite pas aux actes, aux gestes mais aussi à la pensée. Souvenons-nous que pendant 70 ans, le régime communiste en URSS voulait même empêcher les hommes de penser librement.

De la liberté, il existe une définition beaucoup plus populaire : “La liberté est la suppression de toute contrainte ou de toute obligation.” Cette définition est particulièrement appréciée par les jeunes, très sensibles à ce qui est restriction, obligation et contrainte. En réalité, non seulement les jeunes adhèrent à cette définition, mais aussi beaucoup de moins jeunes qui s’imaginent que si les contraintes et obligations disparaissent, alors commence vraiment la liberté.

Dans ce domaine, la difficulté pour beaucoup vient de la confusion qui est faite entre liberté et égoïsme. En effet la liberté réclamée par ceux qui pensent de la sorte, n’est en fait que de l’égoïsme. Et parfois même, la notion de liberté est confondue avec la notion de péché. De nombreuses personnes pensent : “Je suis libre quand je peux faire tout ce que je veux.” Ce n’est plus de la liberté, c’est de l’égoïsme. En clair, de façon simplifiée : moi, moi, et rien que moi !

Nous devons œuvrer pour défendre la liberté mais aussi combattre et dénoncer l’égoïsme. Le christianisme n’est pas une entrave à la liberté mais il dénonce et condamne l’égoïsme.

Faisons mentalement un petit exercice. Nous rassemblons mille non-chrétiens, tous membres de la morale laïque, donc très éloignés des préceptes bibliques, très actifs dans le parti du “libre examinisme”. Sont présents notamment le recteur de l’Université Libre de Bruxelles, le président de la loge maçonnique de Belgique, les directeurs des maisons de la laïcité de plusieurs grandes villes belges, et tout le gratin de l’athéisme. Nous leur posons quelques questions. L’homme est-il libre de faire tout ce qu’il veut ? Est-il libre de tuer son prochain, voler, prendre la femme et les enfants de son prochain, refuser de payer les impôts, ouvrir les prisons, fermer les écoles, apprendre aux enfants à mentir à leurs parents, enseigner et prôner l’adultère, encourager l’utilisation de la drogue, etc. ? L’homme est-il libre de faire tout ce qu’il veut ? Il est évident que tous les grands prêtres de la laïcité vont répondre : non. Pas un seul responsable n’oserait dire : oui, l’homme est libre de faire tout ce qu’il veut. Et effectivement, même s’il n’est pas chrétien, l’homme n’est pas libre de faire tout ce qu’il veut.

Ce n’est donc pas le christianisme qui interdit ces pratiques mais le simple bon sens, la conscience, l’intelligence, la logique, la morale humaniste. Les maîtres de l’athéisme ne peuvent donc pas accuser l’Evangile d’être une entrave à la liberté de l’individu. Même s’il n’y a plus de christianisme, la liberté totale de l’individu est limitée par la conscience et par des lois morales inscrites dans le cœur de tout être humain. Puisque même sans l’Evangile, la liberté de l’homme est entravée, on ne peut accuser le christianisme de freiner l’épanouissement de l’individu.

D’autre part, l’Evangile n’est imposé à personne par la force. Celui qui s’y soumet le fait volontairement, sans contrainte. Le chrétien est celui qui accepte librement de limiter sa liberté. Il n’y a donc pas de restriction dans l’Evangile. Celui qui l’accepte le fait de plein cœur en toute liberté.

Maurice CLAVEL, philosophe français, disait : “Le Christ libère ma liberté.” Ce thème moderne de la liberté a tenu une grande place dans l’enseignement de Jésus. Le Christ est plus actuel que jamais. Pour être moderne, il faut lire ce que Jésus a dit. Sa Parole est sans cesse confirmée par l’actualité. En effet, le Créateur est beaucoup mieux informé que nos penseurs actuels. Son enseignement est nettement plus riche et plus original que les discours d’aujourd’hui. Au sujet de la liberté, Jésus a dit des vérités que personne n’a jamais osé avancer. Le Seigneur a dit : « Si donc le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36). Il affirme aussi : « L’Esprit du Seigneur m’a envoyé pour libérer les opprimés. » (Luc 4.19).

Mais en contraste avec cet enseignement sur la liberté, Jésus a parlé aussi de l’esclavage. Il ne s’agit pas cette fois de l’homme qui asservit son prochain, mais d’un autre esclavage, beaucoup plus profond et dangereux : l’esclavage désastreux du péché. Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché. » (Jean 8.34). Aujourd’hui on parle beaucoup de liberté, mais nettement moins de l’esclavage. Pourtant les deux notions vont ensemble. Celui qui est libre est celui qui n’est pas esclave. Alors pourquoi ne pas parler aussi de l’esclavage. Que de choses à dire à ce sujet ! Jésus a parlé de l’esclavage du péché.

L’homme de la rue pense généralement que plus il pratique le péché, plus il est libre. Il s’imagine que sa liberté est d’autant plus grande qu’il désobéit davantage aux commandements de Dieu. Penser une telle chose est de la folie ! Pour certains la transgression des lois humaines et divines est l’expression suprême de la liberté. Ces gens renversent ainsi tous les tabous. Notons cette terminologie très à la mode. Jésus nous enseigne le contraire ; la liberté n’est pas dans la transgression de la loi divine, ni dans la pratique du péché. Il nous affirme que notre libération commence par l’aveu de notre esclavage. Un homme marche vers la liberté quand il commence à réaliser qu’il est esclave.

De même qu’une personne malade ne consulte pas le médecin avant de réaliser qu’elle est en mauvaise santé, un individu ne découvre la liberté qu’après avoir pris conscience de son esclavage causé par le péché. Jésus enseigne que la libération passe par ce chemin. Quand un homme a compris qu’il est esclave de son péché, de ses passions, de son caractère, de ses défauts, il commence à progresser sur le chemin de la libération, à avancer vers le Christ.

Tous ceux qui ont cru pouvoir naviguer sur les océans du plaisir, en se laissant pousser par les vents du modernisme, qui veulent renverser les tabous de la morale judéo-chrétienne, se sont retrouvés enchaînés dans les cales du navire, sur le banc des galériens, ramant comme des esclaves vers une mort prématurée, le sida collant à leur peau, à leurs os et à leur âme. Les grands psychologues modernes leur avaient promis la liberté ! La génération actuelle avait ainsi pensé se libérer enfin des tabous accumulés au cours de l’Histoire et espéré trouver le paradis sans Dieu. Elle ne connaît que la misère, l’esclavage et les chaînes.

Avez-vous déjà lu des biographies ou écouté les témoignages de ceux qui ont été enchaînés par l’alcool, la drogue, la pornographie, la prostitution, les sciences occultes, les fraudes ? On a enseigné à notre génération qu’en devenant athée, elle connaîtrait la liberté. Quelle erreur ! Il n’y a jamais eu autant d’esclaves qu’aujourd’hui. Ils sont ainsi enchaînés par la pédophilie, le petit écran, les jeux électroniques, l’homosexualité, la drogue, la violence, la mode, la réussite sociale, la peur, les complexes, les jeux de hasard, le loto, les courses hippiques, le billet hebdomadaire inévitable de la loterie.

Le philosophe français Bernard-­Henry LÉVY dans son ouvrage “Le testament de Dieu” dit : “Nous n’avons jamais été aussi peu libres que depuis que nous ne croyons plus.”

L’Evangile ne fait pas des esclaves. Au contraire il produit des hommes libres, des femmes libres, des jeunes gens et des jeunes filles libres. Pierre écrira : « Nous sommes libres. » (1 Pierre 2.16). L’apôtre Paul dira aux Galates : « C’est pour la liberté que Christ nous a libérés. » (Galates 5.1), et : « Vous avez été appelés à la liberté. » (Galates 5.13). Jésus de Nazareth apparaît en effet comme l’homme le plus libre qui n’ait jamais existé. Jésus a dit : « Si je vous rends libres, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36).

JESUS-CHRIST NOUS LIBERE !

1) Il nous libère d’abord de la condamnation du péché. La Bible nous enseigne que « le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23). Il y a un prix à payer pour la désobéissance. Mais l’Ecriture poursuit en enseignant que Christ est mort pour nos péchés, qu’il a payé notre libération, qu’il a payé notre dette. Esaïe 53.5 dit : « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » Jésus nous délivre de la condamnation. Le plus beau texte qui résume cette vérité est exprimé par l’apôtre Paul : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1). Où donc est l’esclavage ? Dans les églises ou dans les boîtes de nuit ? Dans les communautés chrétiennes ou dans les parcs où l’on se drogue ? Christ nous libère de la condamnation du péché.

2) Ensuite Christ nous libère aussi de la culpabilité du péché. Il s’agit de ces sentiments amers de regrets, de tourments qui concernent aussi les non-chrétiens. Parfois nous pensons que ce sont seulement les chrétiens ou les personnes élevées dans l’église qui ont ces sentiments de culpabilité quand ils ont mal fait. C’est faux. Ce sentiment est universel. C’est une loi inscrite dans la conscience de l’homme quelle que soit son éducation. Christ nous libère de la culpabilité du péché. Ce sentiment étouffe aujourd’hui la vie de bien des personnes.

3) Jésus nous libère également de la puissance du péché, du pouvoir du péché. Ce pouvoir du péché est un phénomène effrayant. Aujourd’hui, les moyens de communication nous permettent toujours mieux de comprendre et de saisir le phénomène dévastateur du péché sur le cœur humain. L’apôtre Paul écrit pour les chrétiens qui ont été libérés par Jésus-Christ : « Le péché n’aura point de pouvoir sur vous. » (Romains 6.14). Ce n’est plus le péché qui commande, qui est le maître. Cela signifie que Christ peut nous libérer de toute chute. Ainsi nous sommes libres de dire non au péché, non au mensonge, non à l’adultère, non au vol, non à la vengeance, non à la haine, non à la méchanceté, etc. Le Seigneur a dit : « Vous serez réellement libres. »

4) Enfin un jour aussi, le Seigneur nous libérera de la présence même du péché. Apocalypse 21.4 dit : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Il n’y aura plus d’anathème sur la montagne de l’Eternel.

En tant que chrétiens, jusqu’à la fin de notre vie, nous devrons souffrir à cause de la présence constante du péché. Ce sera toujours un combat jusqu’à notre dernier souffle. Mais un jour cette lutte cessera et le Christ nous libérera de la présence du péché et de la tentation. La Bible affirme : « Si le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36).

L’Evangile n’est pas une entrave à la liberté. Il produit au contraire des hommes et des femmes libres. C’est en quelque sorte comme si Jésus était le fondement de la liberté. Celui qui croit et obéit à Jésus-Christ est réellement libre. C’est ce que tout chrétien peut dire. Plus j’obéis à Jésus-Christ, plus je suis libre, La liberté se trouve dans la soumission à Jésus-Christ. Plus je me soumets à Jésus, plus je suis libre, libéré du péché. C’est cela la vraie liberté. Elle est là quand le péché n’a plus de pouvoir sur ma vie. Seul l’esclave du Christ est réellement libre !

TOLSTOI disait : “Celui qui comprend l’enseignement du Christ ressent la même chose qu’un oiseau qui ne savait pas jusqu’alors qu’il avait des ailes et puis soudain comprend qu’il peut voler, être libre, et qu’il ne doit plus avoir peur de rien.”

Si le Christ vous rend libres, vous serez réellement libres ! Etes-vous libres ?

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