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Touche pas à ma foi ! (1)

VOLET 2
“ Toutes les religions sont les mêmes !”
1 Pierre 3.15-17 – 1 Timothée 2.5-7

Conduit par le Saint-Esprit, Pierre nous invite à être toujours prêts à défendre notre foi avec douceur et respect. En tant que chrétiens, nous devons savoir répondre aux objections relatives au christianisme, à l’œuvre de Jésus-Christ.

Nous abordons un nouveau préjugé qui affirme : “Toutes les religions se valent.”

Certains en effet avancent : “Toutes les religions sont les mêmes. Il y a un seul Dieu, donc elles se rejoignent en prêchant la même divinité.”

Cette affirmation est beaucoup trop simpliste et totalement fausse. C’est comme si quelqu’un disait : “Tous les champignons sont les mêmes.”, ou “Toutes les équipes de football sont identiques.”, ou encore : “Tous les hommes se valent.”, ou bien “Tous les partis sont équivalents.” Ces affirmations sont erronées et certaines mêmes dangereuses. Certains champignons sont en effet comestibles et excellents, d’autres sont mortels. De même il existe une différence certaine entre le parti du Troisième Reich des années 40 et un parti démocratique modéré actuel. L’objection abordée est souvent un chemin de facilité choisi par les détracteurs de notre foi. Ceux qui soutiennent cette fausse affirmation veulent se dispenser d’un choix et ainsi donc d’une décision. Ils veulent dissimuler et cacher leur ignorance sur le problème le plus fondamental qui soit. C’est une sorte de fuite.

La foi peut être comparée à une corde. Il est important que la corde soit accrochée au bon endroit et pas n’importe où. Elle doit être fixée comme une ancre solide. Hébreux 6.19 compare l’espérance chrétienne à une ancre de l’âme, sûre et solide. Il ne faut pas ancrer notre âme, notre vie et notre éternité n’importe où. Dans ce domaine, il faut des certitudes. On ne peut se contenter de “peut-être”, “on verra bien”, “probablement”, “il y a une forte chance que”, “on peut espérer que”. Il faut des certitudes. Jésus a affirmé : « En vérité, en vérité, je vous le dis… » (Jean 12.24). Dans l’Evangile de Jean, Jésus parle ainsi plus de douze fois.

Si on examine superficiellement l’objection “Toutes les religions se valent.”, on découvre de suite qu’elle est sans fondement. Remarquons que nous n’apprécions par parler de “religion” quand il s’agit de l’enseignement du Christ. En effet le christianisme n’est pas une religion. C’est une relation personnelle avec Dieu. Jamais Jésus n’a utilisé le mot religion. Il a parlé de relation, de communion, de vie. Le langage de Christ est celui de la vie et non celui du “blabla” religieux. Si nous n’aimons pas utilisé le terme “religion”, nous ferons toutefois appel à cette terminologie pour faciliter la compréhension.

Toutes les religions ne sont pas les mêmes. Si on veut approfondir la question on découvre vite le fossé qui sépare l’enseignement du Christ de tout le reste des systèmes religieux dans le monde.

Dans l’hindouisme existent plus de 300 millions de dieux. La Bible nous parle d’un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit. Ce n’est pas la même chose.

Dans le Coran, l’Islam recommande l’extermination de l’infidèle, celui qui ne partage pas la même foi que les musulmans. Par contre l’Evangile nous exhorte à aimer nos ennemis et à ne jamais rien imposer par l’épée ou la force. La Bible interdit de toucher à la vie de l’incroyant. Elle nous invite au contraire à prier pour lui et pour ceux qui nous persécutent (Matthieu 5.44).

Le bouddhisme laisse les enfants mourir de faim plutôt que de toucher aux vaches sacrées. La Bible ne dit pas cela. Il ne faut pas tout mettre dans le même sac et chercher ainsi à vouloir égaler toutes les religions au christianisme.

RELEVONS CINQ CARACTÉRISTIQUES UNIQUES DE L’EVANGILE

Première différence : les prophéties.

Elles constituent un fait unique dans toute l’histoire des religions. La Bible annonce les événements à venir. Par de multiples prophéties, elle annonce ainsi le plan de Dieu. Il s’agit d’un plan ordonné, cohérent, dévoilé par les prophètes. Ces événements annoncés à l’avance par des hommes poussés par l’Esprit de Dieu, se sont déjà déroulés dans le passé, d’autres se réalisent dans le présent et d’autres encore doivent se réaliser dans le futur.

Blaise Pascal, ce grand savant chrétien du 17e siècle, disait : “La plus grande des preuves de Jésus-Christ ce sont les prophéties. C’est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu car l’événement qui les remplit (l’accomplissement) est un miracle subsistant depuis la naissance de l’Eglise jusqu’à la fin.” Le philosophe français ajoutait encore : “Différence entre Jésus-Christ et Mahomet : Mahomet non prédit, Jésus-Christ prédit.” Quelques mots résument la vérité de cette originalité unique dans l’Evangile du Christ : la puissance des prophéties. Toute personne munie d’un minimum d’honnêteté devra reconnaître que cela est vrai. Il y a multitude et foisonnement de prophéties dans l’Ecriture, et rien ailleurs.

Deuxième différence : L’Evangile de Jésus-Christ nous présente un Sauveur.

Dès l’annonce de la naissance de Jésus-Christ l’ange dit : « Ne craignez point car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ le Seigneur. » (Luc 2.10). Le Christ est un Sauveur. Jésus ne s’est jamais présenté comme un moraliste. Il a dit : « Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Jean 12.47). L’Evangile présente un Sauveur. Les autres religions proposent un système philosophique, éthique. L’Evangile présente une personne, Jésus-Christ, un Sauveur qui vient sauver des pécheurs. Le plus grand besoin du cœur de l’homme est d’avoir un Sauveur. Aujourd’hui on nous bourre le crâne pour nous faire croire que nous avons d’autres besoins plus importants et que la foi est accessoire. Notre premier besoin est d’avoir un Sauveur. Toutes les religions disent que l’homme est “tordu”, mais une seule dit que l’homme est perdu. Ce n’est pas la même chose. L’Evangile affirme : l’homme est perdu et il a besoin d’un Sauveur.

Troisième différence : la notion de péché.

La croix du Christ et l’agonie du Fils de Dieu crient au monde la gravité du péché, de l’offense à Dieu. Cette offense à Dieu exige la mort du Fils de Dieu. A plusieurs reprises dans son ministère Jésus a dit : « Il faut que le Fils de l’homme soit crucifié. » (Marc 8.31). Notons le verbe “il faut”. Cela signifie qu’il n’y a pas d’autre moyen pour le pardon des péchés que la mort de Jésus-Christ. Tout autre système philosophique ou religieux, sans distinction, propose des chemins beaucoup plus aisés, en minimisant la gravité du péché. Paul écrira ces paroles terribles : « Le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23), et : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23). L’Ecriture souligne avec force la gravité de l’offense à Dieu. Cela ne peut s’arranger avec quelques prières, un peu d’argent, l’un ou l’autre pèlerinage. Il faut plus que cela. Il faut le sang de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Quatrième différence : le principe de la justification.

Toutes les religions du monde enseignent une auto justification. Autrement dit, puisque les autres religions minimisent la gravité du péché, elles enseignent par conséquent que tout homme peut se racheter lui-même. La doctrine du pardon dans chacune de ces religions est construite sur ce principe : l’homme doit se racheter lui-même, il doit lui-même payer ses transgressions à la loi de Dieu ou à la loi des hommes.

Seul l’Evangile enseigne que nous sommes sauvés gratuitement par la foi. A plusieurs reprises Jésus a dit (Marc 10.52, Luc 7.50, Luc 17.19) : « Va, ta foi t’a sauvé. » Le salut est gratuit. Du reste, que donner à Dieu quand tout l’or du monde lui appartient. Lui donnerions-nous notre travail quand il nous donne la vie ? Que pouvons-nous donner à Dieu pour racheter nos péchés ? Tout appartient au Seigneur, et Dieu produit en nous le vouloir et le faire (Philippiens 2.13). Tout est à Dieu et il est le maître de toutes choses (Hébreux 2.7). Le salut est gratuit, par la foi en Jésus-Christ. Paul écrira : « Vous êtes gratuitement justifiés par la foi. » (Romains 3.24). La Bible dit : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Ephésiens 2.8). L’apôtre Paul le dira au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. » (Actes 16.31).

Toutes les autres religions au monde sont en quelque sorte de mauvaises nouvelles parce qu’elles disent la même chose : il faut que l’homme se rachète lui-même, en payant le prix de ses péchés.

Cinquième différence : Jésus-Christ revendique la divinité.

En fait, ce qui fait la véritable différence avec tout le reste, c’est la personne de Jésus-Christ. Sur lui repose l’essentiel de la différence. Bouddha, Confucius, Mahomet, le Dalaï-lama, Zoroastre et les autres ont toujours confessé leur pleine humanité. Hommes parmi les hommes, ils ont vécu avec leurs péchés, leurs faiblesses, leurs faux pas, leurs “peut-être”, leurs “j’espère”.

Par contre chez le Christ, c’est l’affirmation massive de la divinité. En parlant aux pharisiens et à la foule, Jésus disait : « Vous êtes d’en bas, moi, je suis d’en haut. » (Jean 8.23). Jamais personne n’a parlé de la sorte. Aucun fondateur de religion n’a osé professer ces choses. En effet ils étaient tous d’en bas, comme nous tous qui venons d’en bas, de la terre. Jésus vient d’en haut. Il est Dieu qui sort de Dieu. Jésus a dit : « Avant qu’Abraham fût, je suis. » (Jean 8.58). Non pas “j’étais”, mais « Je suis. » Jésus-Christ est Yahvé, l’Eternel de l’Ancien Testament qui s’est révélé à Moïse, Père, Fils et Saint-Esprit. Devant le souverain sacrificateur, lors de son jugement, Jésus-Christ répond : « Tu l’as dit, je suis le Christ, le Fils de Dieu. » (Matthieu 26.63). Immédiatement « le souverain sacrificateur déchire ses vêtements, disant : il a blasphémé ! » (Matthieu 26.65).

Où est le blasphème ? Jésus a en fait affirmé qu’il est Dieu. Il n’y a aucun blasphème. Jésus a dit la vérité. Il revendique la divinité. Jamais aucun fondateur de religion n’a osé parler de cette manière. Ils ont parlé comme des hommes, mais pas le Christ.

Celui qui affirme que tout cela est la même chose n’a jamais lu ce que le Christ a dit, ni jamais lu ce que les autres ont dit. Jésus a dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » (Jean 10.30) et : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14.9). Jésus a revendiqué pour lui la pleine divinité. Personne n’a osé faire cela.

Non, toutes les religions ne se valent pas, et ne peuvent être “mises dans le même sac”. Il en est une qui transcende toutes les autres : l’Evangile de Jésus-Christ.

Ta vie ici-bas est bien ancrée si elle est ancrée en Jésus-Christ. Jésus affirme : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6). Personne ne peut être comparé au Christ. Personne ne peut comparer l’Evangile à un quelconque autre système religieux ou philosophique dans le monde. L’esprit mensonger du monde et de l’antéchrist veut faire croire que l’on pourra même un jour rassembler toutes les religions. Nous avançons vers cela. Ne nous laissons pas séduire, nous qui avons fondé notre foi sur le Christ. Ne nous laissons pas tromper par les mensonges. Laissons-nous convaincre par la vérité qui est en Jésus-Christ. Cette vérité de l’Evangile ne nous appelle jamais à prendre les armes pour combattre qui que ce soit avec violence. On ne peut donc nous accuser de préparer la guerre sainte. Un chrétien ne fait pas la guerre pour une question religieuse. Nous ne prenons pas l’épée ou le fusil pour convaincre. Nous voulons convaincre par l’Esprit de Dieu et la prédication de la Parole. Le témoignage du peuple chrétien ne passe ainsi jamais par la violence.

Que ceux et celles qui n’ont pas encore mis leur foi en Jésus-Christ, qui n’ont pas encore appuyé leur vie sur le Christ, trouvent en lisant ces lignes l’occasion de le faire. Dieu a un plan. Il ne laisse rien au hasard. Peut-être par cette lecture, vous donne-t-il rendez-vous pour entendre la Parole ? Si vous n’avez pas encore mis votre confiance en Jésus-Christ, si vous le mélangez avec tout le reste, vous êtes sur le mauvais chemin. Venez à Jésus-Christ sans tarder. « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. » (1 Timothée 2.5). C’est lui qui a payé à la croix pour nous. Nous ne pourrons jamais racheter nos péchés. Le prix est inaccessible. Il faut y renoncer une fois pour toutes, dit le livre des Psaumes. Il faut faire confiance à Jésus-Christ.

Si vous êtes encore hésitant, si vous regardez Jésus-Christ comme un être exceptionnel mais sans reconnaître ce qu’il est vraiment, venez à lui. Nous ne parlons plus “religion” mais “relation”. As-tu une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ ? Est-il dans ton cœur ? A-t-il changé ta vie ? Si ce n’est pas encore le cas, il faut le faire de suite ! 

Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin – Bulletin “Résurrection” de septembre, octobre et décembre 1994, janvier à mars 1995, mai et juin 1995.

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