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Touche pas à ma foi ! (1)

Touche pas à ma foi ! (1)

Aller à la partie 2 (volets 3 et 4).
Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).
Aller à la partie 4 (volets 7 et 8).

Les 8 volets de cette série sont disponibles en un seul fichier PDF.
Touche pas à ma foi

VOLET 1
Le combat de la foi
 1 Pierre 3.15-17 – Matthieu 9.9-13

La foi est un combat. Dans 1 Timothée 6.12, l’apôtre Paul dit à Timothée : « Combats le bon combat de la foi. » Il s’agit ici de défendre sa foi et l’Evangile contre les attaques du monde et les « traits enflammés du malin. » (Ephésiens 6.16). A plusieurs reprises Paul doit se défendre et lutter pour sa foi et l’Evangile qu’il proclame. A Jérusalem, il dit : « Hommes, écoutez ce que j’ai maintenant à vous dire pour ma défense ! » (Actes 22.1). Devant le gouverneur romain Félix, il dit : « C’est avec confiance que je prends la parole pour défendre ma cause. » (Actes 24.10). En présence du roi Agrippa et du gouverneur Festus, l’apôtre Paul est autorisé à « parler pour sa défense. » (Actes 26.1). Dans Philippiens 1.7 il utilise l’expression « défense de l’Evangile ». Psaumes 45.5 nous enjoint : « Défends la vérité, la douceur et la justice. » En grec le mot “défense” se dit “apologia” qui a donné en français “apologie”. L’apologétique est la science qui s’efforce de justifier la foi chrétienne.

L’apôtre Pierre nous enseigne à être toujours prêts à nous défendre, avec douceur et respect, en expliquant notre foi et l’espérance qui est en nous (1 Pierre 3.15).

Le monde a toujours été agressif envers l’Evangile. Jésus a dit : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. » (Jean 15.18). Le Seigneur a affirmé : « Parce que vous n’êtes pas du monde, le monde vous hait. » (Jean 17.14). Jésus a aussi dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33). Faut-il encore rappeler la haine du monde apparue à tant de périodes de l’Histoire. La cruauté inouïe de l’Empire romain : dès les premiers pas de l’Eglise primitive, des milliers de chrétiens ont souffert dans des persécutions horribles ; des martyrs ont été crucifiés, ou livrés à la férocité des fauves.

D’autre part nous ne pouvons oublier les persécutions de l’Église romaine pendant les années sombres de l’Inquisition où les loups déguisés en brebis dévoraient les véritables enfants de Dieu. En Espagne cette Inquisition a duré sept-cents ans ! Les chrétiens d’Angleterre, de France, de Belgique, de Roumanie et d’ailleurs encore ont connu des heures effroyables.

Dans l’ex-URSS, septante années de régime communiste ont vu la destruction des églises, l’emprisonnement des pasteurs, et leurs enfants enfermés dans des établissements spéciaux. Et que dire de la Chine et des pays musulmans où aujourd’hui la persécution sévit encore terriblement.

De nos jours en Belgique, nous n’avons plus à affronter une telle persécution. Nous avons davantage à lutter contre l’indifférence, la moquerie, le mépris et les préjugés.

Dans cet exposé et les suivants, nous considérons quelques critiques dirigées contre l’Evangile et la foi des chrétiens. Nous y répondons.
“(1) La foi est une paire de béquilles
pour éclopés !”

Certains en effet affirment que les chrétiens ne constituent qu’un ramassis d’éclopés, inadaptés à l’évolution de la vie, ayant besoin de béquilles, ne pouvant se passer de supports tels que la prière, l’église, la Bible, la foi. La première réaction des croyants est de rejeter, de nier cette critique. Cependant si nous réfléchissons, il y a dans cette attaque contre la foi une part de vérité, mais certainement pas toute la vérité.

En fait tous les hommes sont des éclopés et des handicapés. Cela est évident parce qu’un jour l’homme a fait une chute dans le jardin d’Eden. Il s’est brisé la nuque en tombant sur le péché. Depuis lors, chrétien ou non, l’homme a besoin d’être porté, d’être aidé. Tous les hommes sont dans ce même état. Tous, nous sommes des handicapés, des infirmes de la vie. La différence entre les chrétiens et les non-chrétiens, c’est que le croyant a reconnu son handicap et admis son infirmité.

Dans le texte susmentionné de Matthieu 9, Jésus a dit : « Ce sont les malades [les éclopés, les handicapés] qui ont besoin du médecin. Ceux qui se portent bien n’en ont pas besoin. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » En prononçant ces paroles, Jésus s’adresse aux pharisiens qui se croyaient justes. Un détail de l’Ecriture précise qu’ils « se persuadaient » d’être justes (Luc 18.9). Les pharisiens refusaient de reconnaître leurs maladies, leurs péchés, leurs handicaps et leurs infirmités. L’homme a toujours refusé d’admettre son véritable état. Chaque génération, à travers toute l’Histoire, a refusé de reconnaître ses maladies.

Faut-il encore démontrer à l’homme moderne ses infirmités et ses handicaps ? Jetons un œil vers l’ex-Yougoslavie, l’Angola, le Vietnam, le Cambodge, le Rwanda ! Voyons le commerce d’enfants et celui des femmes livrés dans le monde entier, à la prostitution. Regardons les prisons partout insuffisantes, les requins de la spéculation financière qui ruinent parfois des pays entiers. Ecoutons les échos issus du palais de justice, des bureaux de la police judiciaire ou de la brigade spéciale des recherches : meurtres, vols, fraudes, viols, bagarres, ivrognerie, prostitution, violence, drogue, femmes battues, enfants exploités, scandales politico-financiers, terrains de football transformés en champs de bataille, etc.

Voilà quelques unes des infirmités de l’humanité qui a besoin de béquilles : où que l’on regarde sur la terre, l’homme boite sérieusement. Il est infirme de naissance. Mais il refuse de se reconnaître malade. Il ne veut pas l’avouer et cache son handicap.

L’Evangile s’adresse à ceux et celles qui ne se croient pas invincibles mais qui, au contraire, sont conscients de la blessure grave qui s’est produite dans leur vie. Si nous étions parfaits, et si nous vivions dans un monde pur nous n’aurions pas besoin ni de l’Evangile, ni du Christ, ni de sa croix. Mais ce n’est pas le cas, loin s’en faut !

L’homme n’a pas un cœur d’or. La Bible dit : « Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17.9). Même si à certaines occasions il peut paraître bon, le cœur est fondamentalement mauvais. Dès que surgit un conflit, la haine explose ! Il y a quelques années, en ex-Yougoslavie, on se parlait, les gosses jouaient ensemble, on faisait les courses au marché et on se prêtait les outils de jardinage. Aujourd’hui on ne cesse de tuer les enfants, de violer les femmes, d’égorger ou de torturer les adultes. Le tireur isolé vise l’homme qui traverse la rue pour aller chercher de l’eau pour sa femme qui vient d’accoucher. Ceci n’est pas l’apanage des Serbes ou des Croates. Si nous transposions les mêmes données en Belgique ou ailleurs en Europe (dite civilisée), se produirait alors la même folie meurtrière. Dès qu’il y a conflit, la haine éclate ! Le christianisme se présente comme une “religion de sauvetage”. Oui, l’homme est effectivement infirme. Ceci est vrai non seulement pour les chrétiens, pour ceux qui lisent la Bible, pour ceux qui prient, mais aussi pour tous les hommes. Jésus a dit : « Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Jean 12.47).

La croix de Christ pourrait bien apparaître sous la forme d’une gigantesque béquille. Le bois de la croix peut être vu comme une attelle destinée à soutenir et réduire la fracture de notre vie. Une fois mise en place, elle déclenche le processus de la guérison qui nous permettra de nous tenir debout, de marcher et de pouvoir aider d’autre à se déplacer aussi.

On pourrait se poser la question : mais pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix le soutien dont nous avons tant besoin les uns et les autres ? Pourquoi, en refusant la croix de Christ, aller s’appuyer sur la béquille de l’alcool, qui brise et transperce le cœur de celui qui prend appui sur elle ? Des milliers de personnes ont besoin de cette béquille de l’alcool jour après jour. C’est le cas non seulement des clochards ou des habitués du bistrot, mais aussi de certains avocats, médecins, notaires, prêtres, etc., qui journellement sont esclaves de l’alcool et font peut-être partie de ceux qui disent : “Ah ! Vous savez, moi je n’ai pas besoin de la béquille de la religion !”

Pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix et s’appuyer sur la béquille de la drogue ? Ce fléau ne touche pas seulement les vagabonds. Il atteint aussi le gratin de la ville.

Pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix et s’appuyer sur la béquille vermoulue de l’astrologie ? Aujourd’hui beaucoup d’émissions de télévision ont intégré dans leur programme l’horoscope. Des milliers de personnes autour de nous n’osent plus prendre une décision sans consulter le médium ou la voyante.

D’autres s’appuient sur la béquille de la religion et pensent qu’à force de pratiques religieuses ils vont s’en sortir.

De nos jours des milliers d’hommes, de femmes, de jeunes ne peuvent passer un jour sans s’appuyer sur la béquille des tranquillisants. Ils ne savent plus dormir une nuit sans leur boîte de calmants. La Belgique est un des pays où la consommation de tranquillisants est la plus forte au monde. Ces médicaments sont la béquille de bien des gens en manque de quelque chose de vital. Des milliers de gens disent ne pas avoir besoin de la croix, de Jésus-Christ, de l’Evangile, mais s’appuient sur l’une ou l’autre béquille chancelante qui leur transpercera un jour le cœur.

Regardons quelques éclopés qui ont choisi de s’appuyer sur la croix, quelques handicapés qui avaient besoin de l’Evangile, de la prière de la Bible, …

Friedrich HAENDEL, l’un des plus grands compositeurs de toute l’histoire de la musique. A Londres, sur sa tombe, est inscrit le verset de Job 19.25 : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

William BOOTH, fondateur de l’Armée du Salut dont les soldats travaillent par milliers dans le monde entier.

Henri DUNANT, fondateur de la Croix-Rouge qui secourt aujourd’hui partout sur la planète ceux qui sont éprouvés par la guerre ou la famine.

REMBRANDT, illustre peintre et graveur hollandais, l’un des plus grands génies de la peinture, n’avait qu’un objectif : peindre le Seigneur, les apôtres, les Evangiles pour transmettre au monde le message divin.

Joni EARECKSON TADA, paraplégique à vingt ans ; elle a parcouru le monde pour encourager tous ceux qui eux-aussi sont frappés par un handicap physique.

Jean-Sébastien BACH, célèbre musicien, voulait que sa musique glorifie le Créateur des cieux et de la terre. L’un des plus grands compositeurs s’appuyait ainsi sur la prière et l’Evangile.

Georges MULLER, fondateur en Angleterre d’orphelinats qui accueillirent des milliers d’enfants abandonnés à la rue.

Blaise PASCAL, Louis PASTEUR, John BOST, David LIVINGSTONE …

On pourrait ainsi multiplier les exemples en pensant aussi aux millions d’anonymes qui se sont appuyés sur la croix de Jésus-Christ.

Des “éclopés” de ce genre devraient remplir davantage notre pays !

Nous, chrétiens, ne devons pas avoir honte de nous appuyer sur le même appui que tous ces “éclopés” susmentionnés, à savoir non pas sur une paire de béquilles mais sur un Sauveur, le Seigneur, le Roi des rois.

Ainsi parce que je m’appuie sur la croix de Jésus-Christ, je n’ai plus besoin des béquilles de l’alcool, de la drogue, des tranquillisants, de l’horoscope, de l’astrologie, de la voyance, de la réussite professionnelle, etc.

Nous, chrétiens, avons décidé de faire reposer notre vie sur le Christ. Nous avons reconnu notre infirmité, notre handicap. Nous avons reconnu être parmi les éclopés de la vie à cause du péché. Nous avons saisi le Christ comme le rocher de nos âmes, l’appui de notre vie. Prenons garde de ne pas quitter ce rocher pour nous laisser séduire par ces béquilles chancelantes qui percent le cœur de ceux qui l’utilisent comme appui.

A toi qui cherches un appui sûr, ferme, durable, immuable, viens à la croix et rejoins les “éclopés” qui ont reconnu leur faiblesse. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11.28). Jésus donne la paix, la joie, le pardon et la vie éternelle. Nous n’avons pas besoin de béquilles. Nous avons besoin des bras de Jésus-Christ pour nous porter !

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