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Sur les traces du prophète Elie

Sur les traces du prophète Elie

VOLET 2
1 Rois 17 : 1-16 – Luc 4 : 14-30

UN HOMME OBÉISSANT

Nous avons déjà parlé d’Elie le prophète, un homme ordinaire, « de la même nature que nous ». Dieu utilise des personnes ordinaires pour réaliser des choses extraordinaires. Mais il ne prend pas n’importe qui. Il prend des hommes et des femmes consacrés.

Nous avons vu aussi que le prophète est “porte-parole” de Dieu. Nous avons noté également qu’Elie a souffert beaucoup pour la cause de Dieu, comme tous les autres prophètes d’ailleurs. Et nous avons énormément de respect pour ces prophètes morts, mais qui de leur vivant, ont été contestés et méprisés du peuple. Nous devons aussi savoir, qu’un ministère pour l’œuvre de Dieu est toujours accompagné de souffrance. Nous ne voyons souvent que le beau côté des choses : la foi est un combat et en lisant la Bible et les prophètes, nous ne retenons que ce qui est glorieux dans leur ministère. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. En assistant à un congrès de Billy Graham, le grand évangéliste qui a amené à Jésus-Christ des milliers de personnes, j’ai pu l’entendre parler des souffrances de son ministère et les combats derrière ses succès. Il racontait combien il avait en horreur les aéroports qui le séparaient à chaque fois de sa femme et de ses enfants pour aller annoncer la Parole de Dieu bien loin de chez lui. Ceci nous rappelle que si nous voulons marcher avec le Seigneur, il y aura aussi des combats, des luttes, des frustrations et des souffrances. La fidélité à Dieu, c’est de savoir aussi accepter cela. Mieux vaut souffrir avec Dieu que de jouir du péché avec le diable. Regardons la situation en Israël à l’époque d’Elie ; c’est l’apostasie. On s’imagine bien souvent que dans le pays du peuple que Dieu a choisi, tout est merveilleux. Et pourtant, au temps d’Elie, c’était l’abomination, l’idolâtrie, l’immoralité. Achab lui-même avec sa femme Jézabel, avaient entraîné Israël dans le péché. Dieu est oublié, renié, abandonné, la Parole de Dieu n’est plus lue, c’était la débâcle.

Le mal va de pair avec l’injustice, la fraude etc. Israël bascule dans l’idolâtrie. Le Seigneur appelle Elie pour combattre l’immoralité, l’injustice et l’idolâtrie. Chaque génération est confrontée au même combat ; nous devons en temps que chrétien, livrer le bon combat de la foi. Notre génération doit suivre le même chemin. Jésus en parlant de sa génération, disait qu’elle était “perverse et adultère”. Tout cela est toujours d’actualité et Dieu appelle encore aujourd’hui les hommes, les femmes, les jeunes gens, les jeunes filles à relever le défi et à vivre autrement. Elie dans ce combat se croyait seul mais Dieu lui dit que 7000 personnes n’ont pas fléchi les genoux devant Baal.

Nous croyons souvent aussi que nous sommes seuls dans le combat de la foi, que ce soit à l’école, au travail, ou dans le quartier. Nous devons nous encourager les uns les autres dans l’église, car heureusement, nous ne sommes pas seuls. Nous pouvons être heureux de ne pas faire partie de ces milliers de personnes esclaves de l’argent, de la drogue, de la sexualité, de la fraude… On peut comparer le chrétien à un poisson qui nage à contre-courant. Achab qui aurait dû être le bon exemple, entraîne avec lui le peuple dans le mal. Il est l’un des plus mauvais rois dans l’Ancien Testament. Le bien et le mal s’incarnent toujours dans une personne et Achab était l’incarnation du mal, par contre, le bien s’incarnait dans la personne d’Elie. Même l’histoire nous parle aussi d’hommes qui comme Eichmann incarnaient le mal pour en arriver à exterminer des millions de juifs. Et il y en a encore bien d’autres : Hitler, Staline, Mobutu, Pinochet, Néron, Ceauşescu et beaucoup d’autres qui ont été “l’incarnation du mal” ; mais heureusement, beaucoup d’autres aussi ont été “l’incarnation du bien”. Nous sommes placés devant ce choix du bien ou du mal. Quand Moïse est devant le peuple d’Israël, il lui dit : « Je mets devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, choisis la vie. » (Deutéronome 30.15, 19). Le chrétien doit être porteur de bénédiction et être l’incarnation du bien. Nous avons toujours un adversaire en face de nous. Elie lutte contre le roi Achab, Moïse contre le pharaon, Luther contre le pape Léon X. Les chrétiens du 1er siècle devaient lutter contre l’Empereur. Aujourd’hui, c’est l’Islam qui est l’ennemi du christianisme. Et derrière chacun de ces ennemis, c’est toujours le même adversaire de nos âmes… le diable. L’apôtre Paul écrivait : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les puissances des ténèbres et les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Ephésiens 6 :12).

Finalement, on ne connaît pas grand chose d’Elie, ni de sa naissance, ni de sa jeunesse, ni de ses parents. Il entre en scène dans le chapitre 17 et tout de suite il est confronté au roi Achab. Elie vient avec la Parole de Dieu : « Ainsi parle l’Eternel : il n’y aura plus de pluie en Israël, sinon à ma parole. » (1 Rois 17.1) C’est un avertissement pour le peuple et pour le roi Achab. Cette parole montre à Achab qu’il n’est qu’un homme et qu’au-dessus de lui, il y en a un plus grand qui est le maître de toute chose.

Mais il y a aussi une parole de Dieu pour le prophète, lui demandant de partir au torrent de Kérith. Dieu lui promet aussi que les corbeaux le nourriront deux fois par jour en lui apportant du pain et de la viande. Dieu parle aux oiseaux, Dieu parle aux étoiles, Dieu parle au vent, à la mer… Toute la création est à ses ordres.

Ceci doit nous rassurer les uns et les autres, car bien souvent, nous nous tracassons pour telle ou telle chose et nous devons nous rappeler que Dieu est souverain et au-dessus de toute chose et qu’il est là à nos côtés toujours. Un jour le torrent où Elie venait boire s’est asséché et Dieu lui dit : « Va à Sarepta car là j’ai ordonné à une veuve de te nourrir. » (1 Rois 17:9).

Sarepta est très loin au nord d’Israël et hors des frontières. C’est le pays des Philistins, c’est le Liban. Jésus reparlera de cet épisode à Nazareth, dans la synagogue (Luc 4), en stipulant que Dieu n’avait envoyé Elie auprès d’aucune veuve d’Israël alors qu’elles y étaient très nombreuses.

Ces paroles ont enragé et choqué les juifs dans la synagogue à Nazareth parce que ceux-ci se croyaient les meilleurs, les plus purs et les plus saints. Le Seigneur veut leur montrer que Dieu ne voit pas comme nous.

La leçon est aussi pour chacun de nous. Ne nous prenons pas pour les meilleurs. Ne pensons pas que nous avons la meilleure église, le meilleur club de jeunes etc. Il y a aussi en dehors de nos églises, des hommes, des femmes que Dieu va appeler. Ce passage nous apprend aussi que Dieu agit et travaille par étape, un pas à la fois. Dieu ne nous révèle pas tout d’une seule fois, Il nous enseigne un jour à la fois.

Prédication apportée les 20-1-2008 et 28-3-2010 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD – Parue au bulletin “Résurrection” de septembre-octobre 2010 et novembre-décembre 2010.

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