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Souffrance

Souffrance

“Toi que je voudrais apprivoiser”

Tu es là, discrète, tapie,
C’est à peine si je te soupçonne.
Juste une petite gêne, une raideur, une enflure.
Dès lors, comme la vie est belle
Je m’active, je bouge, j’abuse parfois,
Je profite du temps que tu m’octroies,
Puis, sans prévenir, tu attaques, de jour ou de nuit
Tu craches le feu, le mal,
Tu t’installes, tu m’épuises
Dans le repos et les médicaments,
J’attends le répit
La fin de la crise
Je me fais toute petite
Mais tu ne m’épargnes pas
Je voudrais te parler, te dire
Que depuis toutes ces années
Tu pourrais prendre ta retraite
Cesser de me persécuter
T’assoupir
Mourir peut-être
Mais tu es sourde
Tu t’entêtes à me grignoter
Toi, que je voudrais apprivoiser
Je pourrais te haïr, mais non
Tu as pris possession de mon être
Et j’ai appris à te connaître
Tu as chamboulé ma vie
Mais je n’ai pas de rancune
Je vis autrement
Nous cheminons ensemble depuis plus de 20 ans
Le parcours est long et lent
Mais la médecine est opiniâtre
Un jour, elle trouvera
Comment te neutraliser
Et libérer les malades de ton pouvoir
Alors, malgré les assauts,
Je souffre, je supporte
Mais je garde l’espoir.

Danielle Marchal
Tiré du trimestriel de mars 06 de l’Association Polyarthrite

A quoi bon tout le surmenage et les fatigues inutiles ? Mon corps et mon esprit s’épuisent.

Pourquoi dois-je me lever tôt, imposer à mon entourage le rythme fou de mon travail ?

Le Seigneur n’accorde-t-il pas aux justes pendant leur repos ses nombreuses bénédictions ?

Je croyais être indispensable, considérais toute pression comme un défi lancé par Dieu : le repos devient superflu, se coucher tard est méritoire …

J’oubliais que le septième jour le Créateur s’est reposé ; si je ne puis imaginer ce que fut le sabbat pour Dieu, je veux apprendre à m’arrêter, pour savourer le vrai repos.

Article de Danielle Marchal paru dans le bulletin ’Résurrection’ de mai 2007.

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