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Quand Jean nous parle de Jésus

Quand Jean nous parle de Jésus

VOLET 2

L’évangile selon Jean est différent des trois précédents. Cela ne veut pas dire qu’il est supérieur aux autres. En fait, ils sont complémentaires, riches et nécessaires. Et si l’un d’entre eux manquait, il y aurait un vide dans notre foi, un “trou” dans les Écritures et la Bible en deviendrait plus pauvre. Nous avons tiré de là un enseignement pour chacun de nous : si quelqu’un de nous manque, il y a un vide dans le corps de Christ. Chacun est précieux et nécessaire.

L’Évangile selon Jean répond en surabondance à la question : “Qui est Jésus ?” Les apôtres avaient déjà posé cette question : « Qui est celui-ci qui sait apaiser le vent et la tempête ? » Jésus lui-même a aussi posé cette question aux apôtres : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » L’enjeu de tout ceci est capital, car Jésus a dit lui-même : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8.24). Il est donc essentiel de savoir et de croire qui est Jésus. Quand le Seigneur Jésus a dit devant Marthe : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. », il ajouta la question : « Crois-tu cela ? » (Jean 11.25).

Et nous, croyons-nous cela ? Croyons-nous tout ce qui est dit de Jésus dans les Écritures ? Nous pensons bien souvent que tous ceux qui sont dans l’église savent qui est Jésus. Mais ce n’est pas toujours le cas, car même dans le groupe des disciples, il y en avait qui doutaient, même après la résurrection (Matthieu 28.17).

L’Évangile selon Jean, c’est aussi l’Évangile de l’amour. Dieu crie son amour partout dans la Bible, mais dans l’Évangile selon Jean, c’est l’explosion du message d’amour, du Dieu qui aime le monde.

C’est aussi l’Évangile de la vérité. Un amour sans vérité est un amour dangereux, et l’apôtre ne cache pas les vérités sévères attachées aux messages de Christ. L’amour n’étouffe pas la vérité.

L’Évangile selon Jean est aussi l’écrit le plus théologique du Nouveau Testament, et pourtant, c’est un récit rédigé avec des mots simples. Simplicité, profondeur, richesse et beauté sont les caractéristiques de cet Évangile. Le but et l’intention de l’apôtre visent la conversion : « Jésus a fait, encore en présence des disciples, beaucoup d’autres miracles, pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez en Jésus-Christ, le Messie, le Fils de Dieu. Et si vous croyez en Lui, vous aurez la vie en son nom. » (Jean 20.30). Ce qui veut dire qu’avant tout, Jean a une visée “évangélique”, comme nos églises, Jean veut convaincre. Il veut attirer le lecteur à Jésus-Christ et veut amener à la foi tous ceux qui vont lire son Évangile. Ce n’est pas sans raison que l’on cite souvent son texte pour amener des personnes à Jésus-Christ. Jean est le théologien qui évangélise.

L’Évangile selon Jean possède aussi une dimension universelle. Dieu parle pour le monde entier et pas seulement pour Israël. « La lumière est venue dans le monde et elle éclaire tout homme. » et pas seulement les juifs. Plusieurs versets nous le montrent :

« Dieu a tellement aimé le monde… » (Jean 3.16)
« Nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4.42)
« La lumière venue dans le monde éclaire tous les hommes. » (Jean 1.9)
« Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1.29)
« Tout le monde s’est mis à le suivre. » (Jean 12.19)
« Il faut que le monde sache que j’aime le Père… » (Jean 14.31)
« Le Saint-Esprit convaincra le monde… » (Jean 16.8)
« J’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33)
« J’ai envoyé les disciples dans le monde. » (Jean 17.18)
« Les disciples doivent s’aimer pour que le monde croie. » (Jean 17.21)

L’apôtre donne une perspective universelle et c’est pour cette raison aussi qu’il utilise les mots “quiconque, celui qui, si quelqu’un, etc.”

La Parole de Dieu “explose”, c’est un tsunami spirituel, qui donne la vie et qui apporte la bénédiction au monde.

Dans son plan de salut pour le monde, Dieu a prévu une “campagne publicitaire”. Jean-Baptiste est chargé d’en faire l’annonce en Israël. Tout son ministère consiste à préparer le peuple d’Israël pour la venue du Seigneur. Sa campagne atteint son but, beaucoup viennent l’écouter ; il baptise, il prêche la repentance et prépare les cœurs pour la venue du Messie. Tout ceci se passe dans les campagnes loin de Jérusalem. Et bien sûr, toutes ces informations arrivent aux oreilles des pharisiens qui envoient une délégation de prêtres pour contrôler les faits.

Depuis 400 ans, il n’y a plus de prophètes en Israël, c’est le silence. Et voici, un prophète vivant se lève pour parler au nom de l’Eternel. Jusqu’alors on lisait les prophètes morts. Jean-Baptiste est la voix “vivante” du Seigneur.

Pour les juifs de l’époque, le Seigneur, c’est DIEU, le Dieu de l’Ancien Testament. Pour obéir au commandement « Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain. » (Deutéronome 5.11), ils ne prononçaient plus le nom de Dieu et ils le remplaçaient par le nom “Adonaï” (Seigneur). Voilà que maintenant, Jean-Baptiste annonce, clairement, que vient le Seigneur qui s’est révélé à Moïse. Jean-Baptiste prépare le terrain pour un plus grand que lui : « Je ne suis pas digne de délier les lacets de ses sandales. » (Jean 1.27) « C’est Lui qui baptise dans le Saint-Esprit. » (Jean 1.34). « Il vient après moi mais il existait déjà avant moi. » (Jean 1.30). C’est ainsi que Jean-Baptiste annonce Jésus.

Le “baptême dans le Saint-Esprit” a fait couler beaucoup d’encre. Ce devrait être un sujet de bénédiction et de joie. Dans nos milieux évangéliques, on n’en parle pas ou peu. Peut-être en réaction aux églises qui en ont trop parlé et pour éviter la polémique. Pour beaucoup, c’est un étonnement, car ils découvrent que ce n’est pas le Saint-Esprit qui baptise, mais Jésus. L’expression “baptiser dans le Saint-Esprit”, se retrouve 7 fois dans le Nouveau Testament. Si l’on veut faire un travail sérieux, il faut prendre tous les textes. Cependant, dans beaucoup de livres traitant de ce sujet, on ne parle que de 6 textes. Il manque toujours : « Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12.13).

Ce texte répond clairement aux questions qui, quand, pourquoi. QUI ? Tous les véritables chrétiens. QUAND ? Au moment de la conversion. POURQUOI ? Pour former un seul corps, le corps de Christ, l’Église universelle.

Jean nous fait une autre présentation du Christ : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1.36). En une seule phrase, Jean-Baptiste résume la mission de Jésus-Christ. Le grand problème dans notre monde, ce n’est pas le réchauffement climatique, dont on parle tant, mais bien le péché, qui se cache derrière tous les problèmes de l’humanité. Le péché qui ravage, qui détruit les couples, les familles, les États, le commerce, la politique, l’art, les jeunes, les églises. Le péché est l’ennemi n°1 du bonheur. Regardons autour de nous et nous verrons que le plus grand problème dans notre vie, c’est le péché ; pas seulement le péché des autres, mais aussi le nôtre, le mien, le tien. Nous sommes tous contaminés.

Jésus est venu pour régler ce problème dans le monde, dans notre vie, la mienne et la tienne. Il est venu, il a vu et il a vaincu en mourant sur la croix. Voilà pourquoi nous avons choisi de suivre Jésus-Christ, afin qu’il nous donne la victoire sur le péché.

Aucune religion n’a de solution à ce problème. Nous qui savons, nous devons partager avec les autres notre foi, leur dire que seul Jésus-Christ est venu pour ôter le péché du monde. Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ !

Prédication apportée les 6.12.2009 et 13.12.2009 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD – In bulletin “Résurrection” de janvier et février 2011.

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