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Pierre Lecomte du Nouÿ (1883-1947)

Pierre Lecomte du Nouÿ (1883-1947)

Ceux qui sans preuve aucune se sont efforcés systématiquement de détruire l’idée de Dieu ont fait œuvre vile et antiscientifique … Je suis parti dans la vie avec le scepticisme destructeur qui était alors à la mode. Il m’a fallu trente années de laboratoire pour parvenir à me convaincre que ceux qui avaient le devoir de m’éclairer ne fut-ce qu’en avouant leur ignorance, m’avaient délibérément menti.
« L’avenir de l’esprit », p. 217
Ma conviction d’aujourd’hui est rationnelle. J’y suis arrivé par les sentiers de la biologie et de la physique, et je suis persuadé qu’il est impossible à tout homme de science qui réfléchit de ne pas y aboutir, à moins d’aveuglement ou de mauvaise foi. Mais le chemin que j’ai suivi est détourné, ce n’est pas le bon. Et c’est pour éviter à d’autres l’immense perte de temps et d’efforts dont j’ai souffert, que je m’élève violemment contre l’esprit maléfique des mauvais bergers.
Qu’on nous permette de rappeler que nombre de nos plus grands savants modernes ont la foi et que les notions acquises en ces quarante dernières années, au lieu de renforcer le point de vue matérialiste, l’ont rendu scientifiquement insoutenable.
« L’avenir de l’esprit »

Pierre Lecomte du Nouÿ (Paris, 20 décembre 1883 - New York, 22 septembre 1947) est un mathématicien, biophysicien, écrivain et philosophe français, descendant de Pierre Corneille. Il est le fils de l’architecte français André Lecomte du Nouÿ et d’Hermine Oudinot, femme de lettres française, fille du peintre verrier Stanislas-Eugène Oudinot de La Faverie.
Il s’inscrit à la Sorbonne en 1913, mais, en 1914, pendant la guerre, il rencontre Alexis Carrel qui l’initie aux méthodes scientifiques. Il présente une thèse en 1917 puis part pour les États-Unis. Attaché (1919), puis membre associé (1920-1927) de l’Institut Rockefeller à New York, il devient chef de service à l’Institut Pasteur de Paris (1927-1936). Il est nommé en 1937, directeur d’étude à l’École pratique des hautes études de la Sorbonne.
Il vit à Paris lors de la déclaration de la guerre, mais réussit à quitter l’Europe pour les États-Unis, où il donne de nombreuses conférences dans les camps militaires américains pour défendre la cause de la France.
Source : Wikipedia

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