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Napoléon 1er, la Bible et Jésus-Christ

Napoléon 1er, la Bible et Jésus-Christ

A Sainte-Hélène, Napoléon reçut, par l’intermédiaire de son chapelain, une Bible à reliure très soignée et à son initiale. Il la lut beaucoup et fut frappé par la personne et par l’œuvre de Jésus-Christ ; il communiquait souvent à ses compagnons de captivité ses impressions à cet égard :

« J’ai, disait-il au Comte de Montholon, dans les jours de ma gloire, passionné des multitudes au point qu’elles mouraient joyeusement pour moi … Mais pour enthousiasmer le soldat, il fallait ma présence, ma parole, mon prestige … Et maintenant qui est-ce qui m’est resté fidèle ? Telle est la destinée des grands hommes. On nous oublie. Louis XIV était à peine mort qu’il fut laissé seul dans sa chambre mortuaire ; ce n’était plus le maître, c’était un cadavre. Encore quelques jours et ce sera mon sort.

Quelle différence entre la destinée prochaine de Napoléon et celle de Jésus-Christ ! Quel abîme entre ma profonde misère et le règne éternel du fils de Dieu. Avant même que je sois mort, mon œuvre est détruite ; tandis que le Christ, mort depuis dix-huit siècles, est aussi vivant qu’au moment de son ministère. Loin d’avoir rien à redouter de la mort, il a compté sur la sienne. C’est le seul qui ait été plus vivant après sa mort que de son vivant. Le temps n’a pas seulement respecté l’œuvre du Christ, il l’a grandie : en quelque endroit du monde que vous alliez, vous trouverez Jésus prêché, aimé, adoré.

Sur quoi avons-nous fait reposer notre pouvoir ? Sur la force. Tandis que Jésus-Christ a fondé son empire sur l’AMOUR, et des milliers d’hommes donneraient joyeusement à cette heure leur vie pour Lui ! Voici un conquérant qui incorpore à lui-même, non pas une nation, mais l’humanité. Quel miracle !

L’âme humaine avec toutes ses facultés devient une annexe de l’existence de Jésus-Christ. Et comment ? Par un prodige qui surpasse tous les prodiges : Christ veut l’amour des hommes, c’est à dire ce qu’il y a de plus difficile à obtenir ; Il demande le cœur ; c’est là ce qu’Il veut ; Il ne demande rien d’autre et Il l’obtient.

J’en conclus sa DIVINITE. Alexandre, César, Hannibal, Louis XIV avec tout leur génie ont conquis le monde ; ils ne sont pas parvenus à avoir un ami !

L’union qui unit Jésus-Christ à ses rachetés est plus impérieuse que quelque union que ce soit, et tous ceux qui croient sérieusement en Lui ressentent cet amour surnaturel. Ils aiment quelqu’un qu’ils n’ont pas vu. C’est un fait inexplicable à la raison, impossible aux forces de l’homme, et pourtant Il l’accomplit. Voilà ce que j’admire au-dessus de toute chose, moi, Napoléon. Plus j’y pense, plus je suis absolument persuadé de la divinité de Jésus-Christ. »

On comprend l’impression extraordinaire qu’à dû lui faire le récit de la vie de Jésus-Christ qui, venu sur la terre pour fonder une sorte d’empire, le règne de Dieu, n’a pas voulu d’autre gloire que de donner sa propre vie pour le salut de l’humanité. Pour l’un, ses sanglantes victoires ont été le prélude d’un désastre sans nom ; pour l’autre, cette seule mort a fondé un royaume qui, malgré toutes les oppositions, s’étend encore tous les jours.

Napoléon, dont le front ne s’était jamais courbé devant personne, s’est incliné en présence de Christ, reconnaissant en Lui le Fils unique de Dieu.

Claude-Alain Pfenniger
Paru dans le bulletin ’Résurrection’ de février 2008 et de septembre 2010 – Repris de la revue Promesses no.112. Voir aussi la rubrique Citations.

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