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Martin Luther (1483-1546)

Martin Luther (1483-1546)

Prières de Martin Luther

Je ne veux, Seigneur, ni argent ni or.
Donne-moi une foi ferme et inébranlable.
Je ne cherche, Seigneur, ni plaisirs ni joies de ce monde.
Console-moi et affermis-moi par ta sainte Parole.
Je ne te demande pas honneurs et considération d’ici-bas :
ils ne peuvent en rien me rapprocher de toi.
Donne-moi ton Saint-Esprit.
Qu’il éclaire mon cœur et me fortifie.
Qu’il me console dans mon angoisse et ma misère.
Garde-moi jusqu’à la mort dans la vraie foi,
dans la ferme confiance en ta grâce.
Amen.

Ô bon Père céleste, permets que nous soyons toujours obéissants. Apprends-nous à nous attacher à la vraie vie et à rechercher surtout l’héritage éternel. Fais que ce que nous possédons ici-bas ne nous détourne jamais du Royaume où tu nous convies. Amen.

Aide-nous, ô Dieu.
Comme il est triste que, tandis que brille la lumière de l’Evangile, bien des hommes continuent à se comporter avec légèreté.
Apprends-leur que l’Evangile ne peut cohabiter avec la frivolité, mais que ceux qui s’ouvrent à la foi reçoivent le salut et mille bienfaits, et qu’il n’est plus grand bonheur qu’en vivant comme Christ le veut. Amen.

Enseigne-nous, ô Père, à ne pas nous confier en nous-mêmes ou en nos belles entreprises, mais à tout attendre de ton infatigable bonté.
Que la tristesse de vivre souvent en désaccord avec ta volonté ne nous submerge pas, mais plutôt que ta miséricorde s’étende à toute notre vie et la fertilise. Amen.

Père céleste, sauve-nous de cette vie présente difficile ;
Aide-nous à recevoir avec joie la vie à venir
et à nous éloigner de ce monde mauvais.
Donne-nous de ne pas redouter la venue de notre mort
mais de l’attendre avec sérénité.
Accorde-nous de dominer l’intérêt
que nous portons aux choses de ce monde
et la confiance que nous mettons en elle,
afin que ton règne puisse s’accomplir en nous.
Amen.

Dieu tout-puissant, aide-nous à supporter en souriant le mal qu’on nous fait ; chasse de nous tout désir de revanche.
Accorde-nous de ne pas rendre coup pour coup, mais de trouver notre joie dans ta volonté qui nous envoie ces épreuves, en sorte que nous soyons portés à te remercier et à te louer. Amen.

Dieu tout-puissant, rappelle-nous toujours que personne ne peut nous faire du mal, sans se nuire mille fois plus à tes yeux. Fais que nous soyons ainsi portés à pardonner plutôt qu’à frapper, à prendre en pitié plutôt qu’en haine.


Le Sauveur de ceux qui sont perdus

«Seigneur, ne m’abandonne pas ; mon Dieu, ne reste pas loin de moi. Viens vite à mon secours, Seigneur, mon Sauveur. »
(Psaumes 38.22-23)

Méditation

Qui Dieu accueille-t-il ? Les délaissés, bien sûr. Qui guérit-il ? Evidemment, les malades. C’est aux aveugles qu’il rend la vue. Qui ressuscite-t-il ? Forcément les morts. C’est aux pécheurs qu’il pardonne et c’est eux qu’il sanctifie. Et c’est bien entendu aux ignorants qu’il réserve ses enseignements. Il donne courage aux écœurés de la vie, et il accorde sa grâce à ceux qui le recherchent.

A l’inverse, ceux qui sont satisfaits d’eux-mêmes ne doivent attendre de Dieu ni la sainteté, ni l’intelligence et encore moins la justice, car ils ne participent pas aux fruits bénis de l’activité de Dieu ; ils ne dépendent que de ce qu’ils font eux-mêmes ; et quand ils s’efforcent d’être regardés comme des gens bien, ils ne parviennent qu’à se conduire en hypocrites.

Prière

Viens vite à mon secours, ô Dieu ! Tant d’autres s’acharnent à détruire. Ton aide ne ressemble pas à celle des hommes, car tu n’es pas le Père des riches, mais des pauvres et des personnes isolées. Tu as renvoyé les riches les mains vides. Seigneur, mon Sauveur, fais que je ne recherche pas mon salut ou l’aide dont j’ai besoin en moi-même ou chez les autres, mais en toi seul.

[Tiré de “52 méditations et prières de Martin Luther”]


L’esprit de parti
 

« On se dit des faussetés les uns aux autres, On a sur les lèvres des choses flatteuses, On parle avec un cœur double. »
Psaumes 12:2 (12-3) 

“Jouer double jeu.” C’est ce que font les personnes qui pensent une chose et en disent une autre, ou qui se saluent avec des sourires qui cachent mal des arrières-pensées de violence.

Christ nous invite à avoir les mêmes pensées nourries à la même pure Parole de Dieu. « Qu’il est bon et agréable pour des frères de vivre ensemble dans l’unité. » (Psaumes 133.1). Et le Livre des Actes raconte que « la multitude de ceux qui croyaient n’étaient qu’un cœur et qu’une âme » (Actes 4.32) ; quant à la lettre aux Ephésiens, elle nous rappelle qu’il y a « une seule foi et un seul Seigneur ». (Ephésiens 4.5).C’est parce qu’ils manquent de foi que les incroyants ne peuvent jamais être vraiment unis : l’esprit de parti ruine l’unité.

L’apôtre Paul exhorte ses lecteurs à ne pas être de ceux qui se laissent « séduire par des doctrines étranges », car ces gens-là montrent tout simplement qu’ils sont « inca­pahles de parvenir à la connaissance de la vérité. » Ils n’ont en commun que des paroles creuses : chacun exalte sa propre secte et s’use à justifier ses croyances. Cette duplicité explique l’apparition, aujourd’hui, de toutes sortes de sectes. L’unité dans l’amour en souffre beaucoup.


La prière du cœur

« Tu lui as donné ce qu’il désirait,
tu n’as pas refusé ce qu’il demandait. »
(Psaumes 21:3)

Méditation

On peut parler de deux sortes de prières : la prière du cœur et la prière de la bouche. La première exprime les désirs profonds du cœur et la seconde énonce la volonté des lèvres. Quand la bouche formule une prière, les mots prononcés peuvent être ceux d’une prière authentique et montrer ce que souhaite la personne qui prie. L’auteur du psaume nous indique que la prière des lèvres est sans objet et sans efficacité si elle ne correspond pas aux désirs réels du cœur. Qu’y a-t-il en effet de plus attachant et de plus vivant qu’une volonté éclairée par l’amour. Je me demande si l’on peut trouver ailleurs dans l’écriture les expressions que David emploie ici, et qui mettent bien les choses à leur place : la volonté du cœur doit s’exprimer en premier ; autrement, les paroles de la bouche sont dénuées de sens. C’est cela que l’apôtre Paul écrit aux chrétiens de Corinthe : « Je prierai avec mon esprit et aussi avec mon intelligence. »

Prière

Dieu tout-puissant, dans ton amour infini, Tu nous as accueillis, Tu nous as guidés et instruits. Et nous savons et croyons que c’est par les seuls mérites de Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, que nous pouvons nous tourner vers Toi et t’appeler notre Père. Amen.


Un appel à prier

“Puisque tu accueilles les prières, tous les humains viennent à toi.”
Psaumes 65.3

Méditation

Pour prier et remercier, il faut venir à Dieu. Mais où le trouver ? Pendant long­temps, c’était à Jérusalem, mais maintenant, c’est en Jésus-Christ puisque c’est en lui que Dieu a choisi de se faire connaître à tous les hommes de tous les lieux. Voilà le bienfait pour lequel nous devons louer Dieu. Ce psaume veut nous permettre de mieux connaître Dieu et de mieux savoir en particulier de quelle manière il nous entend et nous répond.

Qui est responsable quand nous ne recevons pas de Dieu ce que nous désirons ? Certainement pas Lui, mais il se peut que nous l’ayons prié avec mollesse ou pares­se. L’auteur du psaume ne nous trompe pas quand il dit que Dieu écoute avec plai­sir les prières de tous les hommes sur la terre. Chacun peut venir à Lui. Chacun, c’est toi et c’est moi ; car Dieu n’est pas seulement mon Dieu et le Dieu des Juifs et des prêtres, mais mon Dieu et le Dieu de tous ceux qui sont faits de chair et de sang. J’ai été baptisé en son nom et je crois en Lui ; alors je sais qu’il est décidé à écouter ma prière avec joie.

Prière

Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes chez moi, mais je désire fortement ton aide et ta grâce afin d’avancer dans la justice. Je viens à ta table puisque tu m’y invites. A moi qui en suis indigne, tu as promis le pardon de mes fautes. Amen


Dieu
Dieu est Dieu. L’homme se trompe souvent et même toujours dans ses jugements ; Lui, il est notre Dieu, et il nous conduira dans la joie, aux siècles des siècles.
Philippe Melanchton et moi nous aurions bien mérité de recevoir en ce monde, des mains de Dieu, tout autant de richesses que n’en possède un cardinal.
Mais Dieu nous a dit : “Soyez satisfaits de Me posséder.”
Lorsque nous le possédons, nous avons l’opulence.


Le Christ – La Bible
Posséder la Bible sans connaître le Christ, signifie qu’on ne possède rien du tout, les étoiles brillent mais on ne voit rien.
En ce qui concerne l’Écriture, nous sommes des écoliers car nous ne saurions prétendre approfondir complètement un seul verset de la Parole de Dieu. Nous ne réussirons qu’à en saisir l’ABC et encore imparfaitement. [Propos de table]


Le salut, don de Dieu
L’homme est incapable de se sauver par lui-même.
Le salut vient de Dieu, et c’est un don de Dieu. Si nous croyons que Jésus-Christ nous sauve par son sacrifice, n’est-ce pas anéantir son œuvre de grâce que d’en revendiquer une part quelconque pour nous ?


L’Église
Le visage de l’Église est le visage d’un pécheur.
L’Église d’ici-bas n’est qu’un hôpital.
Trois conseils :Unité dans les doctrines essentielles
Liberté dans les doctrines secondaires
Charité en toutes choses.


Le chrétien
Le chrétien est un homme qui vit non pour lui-même, mais pour Christ et pour son prochain. Pour le Christ par la foi ; pour son prochain, par l’amour. Par la foi, il s’élance au-dessus de lui-même jusqu’à Dieu. Pour Dieu, il se dévoue, par amour pour son prochain. Et cependant, toujours, il demeure en Dieu et en son amour.
La foi en Christ ne nous affranchit pas des œuvres, mais de l’opinion qu’on en a ; la sotte présomption de chercher la justification par leur moyen.
Je prie qu’on veuille bien cesser de se servir de mon nom. On ne doit pas s’appeler “luthériens” mais chrétiens. Qu’est-ce que Luther ? La doctrine que j’enseigne n’est pas de moi. Je n’ai été crucifié pour personne. Je ne suis ni ne veux être un maître !
Si tu crois, tu parles.
Si tu parles, tu souffres.
Si tu souffres, tu seras consolé.
Car la foi et le martyre vont ensemble et sont l’apanage du chrétien véritable.
[In “Propos de table”]


Le couple – le mariage
Entre époux, il ne doit jamais être question de ces mots : le tien, le mien. Tout doit être commun entre l’un et l’autre.
D’où vient que l’on condamne et interdise le mariage qui est le droit naturel ? C’est comme si l’on prétendait défendre de manger, de boire, de dormir. Il faut adopter ce que Dieu a voulu. Autrement, il en résulte de grands désordres.
L’édit qui défend le mariage fut une loi impie et malheureuse. Un évêque célibataire combattit cette mesure dans le concile, et donna le nom de chasteté au lit conjugal.
[Propos de table]

Quel fardeau que le célibat !
L’exemple des saints Pères nous le montre. Augustin, déjà vieux, se plaint de ses tentations. Jérôme se meurtrit la poitrine à coup de pierre, mais il ne peut arracher de son cœur l’image des Romaines. François embrasse une boule de neige. Benoît se roule dans les épines, Bernard se lacère le corps d’une façon horrible.
Il faut donc saisir le remède que Dieu nous a donné, c’est-à-dire le mariage. La doctrine du célibat commença à lever la tête au temps de saint Cyprien qui vécut 250 ans après Jésus-Christ. Elle a donc duré 1300 ans.
[Propos de table]


L’être humain
Les cœurs des hommes ne sont pas en mon pouvoir. Je ne les ai pas en main pour les manier à mon caprice. Je vais jusqu’à l’oreille, mais pas plus loin. Le cœur échappe à mon emprise. Et ne pouvant y verser la foi, je n’ai nul droit de forcer ou de contraindre. Dieu seul en se donnant au cœur peut lui donner la vie. Annonçons la Parole et abandonnons l’issue à Dieu.
Les païens sont capables, à la lumière de la raison, de conclure qu’un usurier est à la fois un voleur et un meurtrier. Nous chrétiens, par contre, les estimons tellement que nous les adorons à cause de leur argent… Entre-temps, nous pendons les petits voleurs… Les petits voleurs sont placés dans des cages, les grands voleurs se prélassent dans l’or et la soie.


La foi de Luther en action

Lorsque Martin Luther était découragé et abattu, il se consolait en s’écriant : « Il vit ! », ou bien il griffonnait ces mots à la craie, sur sa table de travail, sur les portes et les murs. Le questionnait-on sur la signification de cette affirmation, il répondait avec force : « Jésus vit et s’il ne vivait pas, je ne voudrais pas vivre une heure de plus. Parce qu’il vit, nous vivrons aussi avec lui. »
Convoqué par l’empereur Charles-Quint à la Diète de Worms, Luther à Spalatin qui lui conseille la prudence, répond : “J’irai à Worms, même s’il y avait dans cette ville autant de diables que de tuiles sur les toits. Si Huss a été brûlé, la vérité ne l’a pas été.”
“Le Notre Père est ma prière. C’est celle que je dis et j’y mêle aussi quelques passages des Psaumes.” [Propos de table]
Il faut que j’aie de la patience avec ma femme Catherine, avec le pape, avec les princes, avec mes disciples, avec mes adversaires, avec tous ceux qui m’entourent. Ma vie n’est autre chose que patience.


L’éducation des enfants
Il n’est aucun animal, pourtant dépourvu de raison, qui ne veille pas sur ses petits et ne leur apprenne pas ce qu’ils doivent savoir, sauf l’autruche, dont Dieu a dit : « L’autruche abandonne ses œufs dans la poussière, et laisse au sable chaud le soin de les couver (…) Elle est sans cœur pour ses petits comme s’ils n’étaient pas les siens, et elle ne s’inquiète pas d’avoir peiné en vain. » (Job 39.14-16) Si nous négligeons notre principale raison de vivre, c’est-à-dire prendre soin des jeunes qui nous suivent, à quoi cela nous servirait-il de posséder et de faire tout le reste, de devenir de parfaits saints ?
La jeunesse languit et périt pitoyablement au sein de la chrétienté faute d’avoir lu l’Evangile.
La jeunesse doit être élevée dans la pratique de cet art divin [le chant]. Il est nécessaire dans les écoles, et je ne considère pas comme un instituteur celui qui ne sait pas chanter.
Si je pouvais ou devais abandonner l’office de la prédication et d’autres occupations, il n’est aucune fonction que j’exercerais aussi volontiers que celle de maître d’école. Car je sais que cette oeuvre est, à côté de l’office de la prédication, la plus utile, la plus belle et la meilleure de toutes, et je ne sais pas même laquelle des deux est la meilleure. Car il est difficile de rendre dociles des vieux chiens et de rendre pieux des vieux fripons, ce à quoi travaille la prédication ; et elle doit souvent travailler en vain. Mais on peut plus facilement plier et élever de jeunes arbustes, quoique certains se brisent au cours de l’opération.
[Sermon de 1530 “sur le devoir d’envoyer les enfants à l’école” –
Cité par “Le christianisme au XXe siècle”]


La violence
Je suis et je veux toujours être du côté des victimes de l’émeute, quelque injuste que soit leur cause. Je m’oppose et veux toujours m’opposer à ceux qui usent de violence, quelque juste que soit leur cause, car l’émeute ne peut se solder que par l’effusion du sang innocent.


Parole de Dieu, Parole de vérité
Ah ! si seulement je pouvais graver dans vos cœurs avec des lettres de feu que le principal, le premier des soucis, c’est que les ecclésiastiques aient la Parole de vérité en surabondance ! (…) On a beau être, par ailleurs, chaste, affable, érudit ; on a beau augmenter les revenus, construire des maisons, développer le rayonnement et même opérer des miracles, réveiller des morts, chasser des démons ; pour être un (véritable) ecclésiastique, il faut et il suffit d’être un berger, un messager de Dieu, qui conduit le peuple au moyen de la Parole de vérité et qui l’aide à croître spirituellement.
L’hérésie est une chose spirituelle. On ne peut ni la frapper avec le fer, ni la brûler au feu, ni la noyer avec l’eau. Seule la Parole de Dieu peut en venir à bout.
Bien que je ne possède ni savoir-faire ni dignité suffisants pour prêcher, ce qui m’en donne la hardiesse, c’est que je saisis LE LIVRE dans ma main et qu’au nom de Dieu, je dis à mon prochain : C’est écrit là !.
On ne peut pas prêcher sur un autre sujet que Jésus Christ et la foi. Voilà la visée générale.
Je me suis dressé contre le pape, les indulgences et tous les papistes, mais sans violence (…). J’ai seulement annoncé, prêché et écrit la Parole de Dieu (…). Je suis resté tranquillement assis et j’ai laissé la Parole agir.
Un prêtre papiste me réprimanda un jour et me blâma très vertement de ce que j’avais mis tant de colère dans mes écrits. Je lui répondis : “Le Seigneur Dieu doit envoyer d’abord un violent orage accompagné de tonnerre et d’éclairs et le fait suivre d’une douce pluie. Alors le sol est complètement humidifié.” [Propos de table]
Extraits de : “GORGEES D’EVANGILE” et “SUR LE ROC DE LA PAROLE”
(éditions “Les bergers & les mages”)


Erasme
Erasme aurait pu rendre de grands services à la cause de l’Evangile et il a été à plusieurs fois près de le faire, mais il ne l’a pas voulu. Le voudrait-il à présent, il ne le pourrait plus : les choses sont trop avancées. Les cartes ne sont plus en sa main, il les a jetées.


Les dirigeants politiques
Luther, répondant aux virulentes critiques adressées aux “princes” de son temps, disait :
Tout citoyen est tenté et attaqué par un diable ; le prince, lui, est attaqué et tenté par dix diables bien qu’il ne soit pourtant qu’un homme. C’est pourquoi Dieu doit lui envoyer une légion d’anges pour le garder de la tentation et veiller particulièrement sur lui.
[rapporté par Charles Guillot]


Œcuménisme
Le pape ne peut remettre aucune faute, si ce n’est en affirmant qu’elle a été remise par Dieu.
J’apprends que vous avez entrepris une oeuvre admirable, de mettre d’accord Luther et le pape. Mais le pape ne le veut pas, et Luther s’y refuse ; prenez garde d’y perdre votre temps et vos peines. Si vous en venez à bout, pour suivre votre exemple, je vous promets de réconcilier Christ et Bélial. [Lettre à Spalatin – 26 août 1530]
Je suis contre toute tentative faite pour accorder les deux doctrines, car c’est chose impossible, à moins que le pape ne veuille abolir sa papauté. [26 août 1530]
Vous verrez si j’étais un vrai prophète quand je répétais sans cesse qu’il n’y avait point d’accord possible entre les deux doctrines [biblique et catholique], et que ce serait assez pour nous d’obtenir la paix publique. [Lettre à Mélanchton – 21 juillet 15xx]
Nos adversaires ne nous cèdent pas un poil ; et nous, il ne faut pas seulement que nous leur cédions le canon, les messes, la communion sous une espèce, la juridiction accoutumée ; mais encore il faudrait avouer que leurs doctrines, leurs persécutions, tout ce qu’ils ont fait ou pensé, a été juste et légitime, et que c’est à tort que nous les avons accusés. C’est-à-dire qu’ils veulent que notre propre témoignage les justifie et nous condamne. Ce n’est pas là simplement nous rétracter, mais nous maudire trois fois nous-mêmes. [20 septembre 1530]

Divers
Dieu nous donne des noix, mais il ne les casse pas.

Martin Luther (10 novembre 1483, Eisleben - 18 février 1546, Eisleben) est un moine allemand qui s’est opposé à des dérives du catholicisme romain et a été l’initiateur du protestantisme (luthéranisme). Il a traduit la Bible en allemand, « la langue du peuple ». En 1517, il a présenté 95 thèses contre le trafic des indulgences, dont la publication marque, au moins symboliquement, le début de la Réforme.
Source : Wikipédia

Nombre de citations sont extraites du livre “Mémoires de Luther écrits par lui-même” de Jules Michelet (1798-1874), historien français membre de l’Institut, édité en 1845.

LES 95 THÈSES DE MARTIN LUTHER

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