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Maladies et guérison de l’âme (2)

Maladies et guérison de l’âme (2)

Prédication en quatre volets
ALLER A LA PARTIE 1

VOLET 3
Jean 5:1-9

Le mal de l’âme

Dans son livre tristement célèbre “Le hasard et la nécessité”, le professeur Jacques MONOD a écrit un dernier chapitre particulièrement philosophique intitulé : “Le royaume et les ténèbres”. Il y affirme : “Les sociétés modernes sont exposées à des menaces autrement puissantes et graves. Je ne parle pas ici de l’explosion démographique, de la destruction de la nature, mais d’un mal bien plus profond et plus grave, un mal de l’âme … L’homme moderne se tourne vers, ou plutôt contre la science dont il mesure maintenant le terrible pouvoir de destruction, non seulement de son corps mais de l’âme elle-même.”

On est étonné d’entendre un athée parler de cette façon, en faisant mention de l’âme. Il faut toutefois préciser que l’auteur (matérialiste) n’utilise pas le terme « âme » dans son sens chrétien.

Parmi les maladies de l’âme examinées dans nos deux articles précédents, nous avons cité :

le sida de l’incrédulité : c’est la maladie de l’athée. Elle conduit à la mort.
le cancer du doute : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » dit Jésus (Matthieu 14.31).
les eczémas : « La démangeaison d’entendre des choses agréables, détournant l’oreille de la vérité, et se tournant vers les fables. » (2 Timothée 4.3).
la gangrène de la convoitise : l’apôtre Pierre parle des « convoitises qui font la guerre à l’âme. » (1 Pierre 2.11). C’est la maladie de l’âme qui n’est jamais satisfaite, jamais contente, et qui ne cesse de désirer toujours plus.
la maladie du sommeil : elle frappe les chrétiens et les chrétiennes dont l’âme est somnolente.

A chacune de ces maladies, nous avons vu le remède proposé par l’Ecriture, par le Divin Médecin. Malheureusement, beaucoup de chrétiens ne prennent pas soin de leur âme et ne suivent pas les conseils de Dieu.

Faisons la comparaison sur le plan de la santé physique, avec notre corps. Quand notre corps est malade, le docteur nous prescrit tel ou tel médicament, à prendre à des moments bien précis de la journée. Nous suivons alors scrupuleusement les conseils prodigués et la posologie adéquate. Si nous, chrétiens, étions aussi appliqués à suivre les recommandations du Divin Médecin, notre âme serait beaucoup moins souvent malade et tout le monde s’en porterait mieux. Soyons donc vigilants et attentifs, les uns et les autres, pour notre bien-être spirituel.

Pourquoi n’écoutons-nous pas les bons conseils du seigneur, le divin médecin ? Ecoutons et pratiquons ce que Dieu nous dit avant que les choses ne se gâtent davantage, et que notre situation ne se complique irrémédiablement. Evitons d’atteindre des circonstances impossibles à dénouer dans lesquelles notre âme restera malade pendant des années. Dès notre jeunesse, prenons donc garde et suivons les bons conseils du Médecin. Souvent, dès que la maladie atteint notre âme, elle se maintient pendant toute la vie. Dieu est puissant pour nous préserver de toute chute, de toute maladie de l’âme (Jude 24). De l’avis de beaucoup de docteurs, nous pourrions éviter bien des maladies dont nous souffrons. Nous ne pouvons tout écarter mais certaines affections peuvent être évitées en surveillant notre alimentation, nos habitudes, notre mode de vie. Il en est de même en ce qui concerne le domaine spirituel. Si nous nous appliquions à respecter les conseils du médecin, l’enseignement de la Parole de Dieu, nous pourrions ainsi éviter bien des maladies de l’âme et nous porter beaucoup mieux. Dans son ouvrage “Maladie ou santé à votre choix”, le docteur MACMILLAN démontre que bien des maladies du corps sont les reflets, les symptômes des maladies de l’âme. Les deux domaines sont liés.

La lèpre du mensonge

Parmi les maladies de l’âme citons encore la lèpre du mensonge. Dans son ouvrage mentionné ci-dessus, le professeur Jacques MONOD écrit : “Le mal de l’âme moderne, c’est le mensonge”. L’auteur n’est ni évangéliste, ni chrétien. Il est matérialiste et athée. Jésus a dit : « Le diable est menteur et le père du mensonge. » (Jean 8.44). Depuis le jardin d’Eden il répand cette maladie sur tous les continents. Le mensonge est semblable à la lèpre qui progresse, se développe, gagne du terrain. Cette maladie ne dit jamais : “Assez !”

Le mensonge en appelle un autre, et ainsi de suite. L’âme en est alors malade. Dès lors le menteur se demande ce qui ne va pas dans sa vie. On ment à son mari ou à son épouse. On ment à ses parents, à ses enfants. On ment à son patron. On ment à ses ouvriers. On ment à son pasteur. Le mensonge empoisonne ainsi l’âme entière. Comme la lèpre détruit le corps, le mensonge ronge notre être intérieur.

Ton âme n’est-elle pas atteinte de la lèpre du mensonge ? La réponse, il faut la donner à Jésus-Christ. C’est Lui le Médecin de l’âme. Le Seigneur veut guérir ton âme. Sois courageux. Aie le courage de regarder ton âme en face. N’est-elle pas rongée par cette lèpre du mensonge ?

Avez-vous déjà vu des lépreux ? Oui probablement, grâce à des photos rame¬nées par des missionnaires. Généralement on nous montre de beaux lépreux, pas trop défigurés ni mutilés. Mais en fait bien des lépreux sont horribles à voir. Ils ressemblent à de véritables cadavres sortis de terre. Il est pratiquement insoutenable de les regarder. Le mensonge peut être comparé à cette lèpre effrayante et destructrice. Le menteur doit avoir le courage de dire : “Voilà l’état de mon âme”.

Celui qui dit des mensonges parle la langue du diable. Il n’y a pas de “petit mensonge”, ni de “mensonge pieux”. Il n’y a pas de “mensonge qui sert le bien”, ni “d’obligation de mentir”. Cela s’entend parfois chez les chrétiens ! Il ne doit pas en être ainsi. Le mensonge est une lèpre qui ronge et qui détruit une vie, un foyer, une Eglise, une entreprise, la société, la terre entière.

Pourquoi insister si lourdement sur le mensonge ?

Pour faire comprendre la gravité de cette maladie spirituelle, l’horreur et les dégâts causés par cette lèpre affreuse.
Parce qu’il est bouleversant, décevant et décourageant de diagnostiquer cette maladie dans le cœur de tant de chrétiens.

Es-tu assez courageux pour regarder en face ton âme et dire devant Dieu : “C’est vrai ! Mon âme est couverte de la lèpre du mensonge.” Ne fais-tu pas partie de ces “bons et braves chrétiens” qui pratiquent allègrement le mensonge ? Dans ce cas, ton âme se ronge et se détruit ! Que le Saint-Esprit puisse plonger son épée, la Parole, dans notre âme et sonder notre cœur.

Dans le récit biblique choisi, Jésus pose une question étrange à cet homme malade depuis trente-huit ans : « Veux-tu être guéri ? » (Jean 5.6), Quiconque lit ce texte se demande pourquoi Jésus pose cette question. Tous les malades ne souhaiteraient-ils pas être guéris ? Il semble que non. Sinon Jésus n’aurait pas posé la question. Le Seigneur ne pose jamais de question pour rien.

Spirituellement la question “Veux-tu être guéri ?” n’est-elle pas aussi justifiée ? Il existe en effet des frères et des sœurs en la foi, dont l’âme est malade et qui refusent d’être guéris. C’est la triste réalité ! Ils préfèrent ainsi rester lépreux, l’âme rongée par le mensonge, la vie abîmée par cette horrible maladie.

Le livre des Proverbes nous cite sept choses que hait l’Eternel, que Dieu a en horreur (Proverbes 6.16). Dans cette liste apparaît deux fois la langue menteuse.

Le remède existe.

1. Confesse à Dieu tes mensonges. Toutes ces faussetés dont nous gardons le triste souvenir, et qui sont gravées dans notre pensée, nous devons les confesser à Dieu, dans la prière. Nous devons demander le pardon à Dieu à cause du mensonge dit à telle ou telle occasion. La Bible dit : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1.9). Chrétien, si tu es sorti du droit chemin pour tomber dans le piège du mensonge, il faut le confesser à Dieu. C’est le premier pas vers la guérison.

2. Là où tu le peux, répare le mensonge. Ce n’est pas suffisant, dans une prière à Dieu exprimée en chambre, de demander au Seigneur de réparer le mal causé. Il est nécessaire de dire à la personne trompée que l’on a menti et ensuite restaurer la vérité. Il ne faut pas essayer de continuer si la vérité initiale n’a pas été rétablie et la juste correction apportée. Certaines choses ne sont pas réparables, mais d’autres le sont. Nous devons nous efforcer, en tant que chrétiens, de réparer de telles situations.

3. Choisis la vérité. Le Psalmiste disait : « Je hais toute voie de mensonge. » (Psaumes 119.104, 128, 163). Il a pris cette décision dans son cœur. C’est la décision du cœur, la décision de la foi, c’est la décision de l’amour. Parce que je suis chrétien, qu’un jour je suis venu à la croix, que j’aime Jésus-Christ, je dois faire le choix de la vérité. Ce n’est pas simplement de la morale, mais c’est de la foi et de la foi mise en pratique. C’est la foi agissante dont parle l’Ecriture (Galates 5.6). Elle nous permet de faire des progrès. Elle est la victoire qui triomphe du monde (1 Jean 5.4). C’est la foi qui répare, qui agit, qui rétablit la vérité.

4. Prie pour avoir toujours la force de dire la vérité. Le Psalmiste disait : « Eloigne de moi la voie du mensonge. » (Psaumes 119.29).

Tel est le traitement divin que Dieu prescrit dans sa Parole. Il est efficace si nous prenons la peine de le mettre en pratique soigneusement. David disait : « Conduis-moi dans ta vérité. » (Psaumes 25.5). Il ne s’agit pas seulement de la vérité, la révélation de la Parole, mais aussi de la vérité chaque jour. Vérité avec mon mari, mon épouse, avec mes parents, mes enfants, avec mon patron, avec mes ouvriers, avec ma famille, avec mes amis.

L’apôtre Paul écrivait aux Ephésiens : « Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain. » (Ephésiens 4.25). Le Psalmiste disait encore : « Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur. » (Psaumes 51.8). D’autre part, l’Ecriture est précise et sévère quand elle dit : « Dehors quiconque aime et pratique le mensonge. » (Apocalypse 22.15). Dans l’épître aux Ephésiens, l’apôtre Paul écrivait aussi : « Ayez à vos reins la vérité pour ceinture. » (Ephésiens 6.14). Enfin la Bible affirme : « Celui qui ne livre pas son âme au mensonge obtiendra la bénédiction de l’Eternel. » (Psaumes 24.4).

Quelle bénédiction et quelle joie pour celui qui repousse le mensonge et parle selon la vérité à son prochain. Quelle bénédiction et quelle joie pour le couple qui a choisi de dire la vérité. Quelle bénédiction et quelle richesse pour l’enfant, le père, la mère, le patron, l’ouvrier, l’ami qui fait ce choix de la vérité.

Jésus te pose cette question : « Veux-tu être guéri ? » Que cette lèpre du mensonge ne fasse plus jamais de dégâts dans ta vie !

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