EPEL Charleroi - 190 rue des Cayats - 6001 Marcinelle - +32 71 32 84 92

Les lois de Dieu (2/2)

Les lois de Dieu (2/2)

VOLET 4
Hébreux 11 : 1 à 6 – 2 Corinthiens 5 : 7
LES LOIS DE LA FOI

Nous terminons cette série de prédications consacrées aux lois de Dieu. Nous avons ainsi vu que le monde est régi par un ensemble de lois : les lois de la nature, les lois morales, les lois de la famille, les lois du bonheur. Nous abordons pour cette dernière méditation les lois de la foi. Cet intitulé pourrait en étonner plus d’un. Y aurait-il des lois qui régissent la foi ? Effectivement. L’apôtre Paul utilisera du reste cette expression : « La loi de la foi » (Romains 3.27). En d’autres termes l’Ecriture précise que la foi n’est pas n’importe quoi, n’importe comment. Le monde de la foi n’est pas le domaine de l’à peu près, du flou ou du vaporeux.

Beaucoup de personnes ont, il est vrai, une idée très vague de la foi. Pourtant Dieu a non seulement pourvu le monde matériel d’un ensemble de lois, mais il a aussi régi le monde spirituel par toute une série de lois. Ainsi donc la foi a aussi ses lois. On entend souvent dire : “Vous savez, moi je crois mais à ma manière.” C’est, selon cette affirmation, comme si chacun pouvait se créer pour lui-même des règles de foi personnelles et particulières. Dans ces conditions, on aurait une foi à la carte qui autoriserait chacun à choisir ce qu’il va croire ou ne pas croire des lois. L’apôtre Paul écrira aux chrétiens de l’Eglise de Corinthe : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi. » (2 Corinthiens 13.5). L’apôtre veut préciser ainsi que la foi, ce n’est pas croire tout et n’importe quoi. Aujourd’hui beaucoup de personnes croient, mais elles ne savent pas ce qu’elles croient. Dans ces conditions, la foi est alors sans contenu précis, sans loi. On peut y mettre n’importe quoi. Or au contraire, l’Ecriture précise que la foi est régie par un ensemble de lois.

PREMIERE LOI : « La foi vient de ce que l’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10.17). Cette affirmation de l’apôtre Paul est une loi spirituelle relative à la foi. L’Ecriture nous enseigne donc qu’il y a un lien entre la foi et la Bible, lue ou prêchée. La foi vient au travers de la Parole de Dieu. Pour que la foi puisse naître, il faut un contact avec la Parole de Dieu. La foi se forme et se fortifie à partir de l’Ecriture. La foi s’accroche sur une Parole de Dieu, elle s’appuie sur quelque chose de ferme, de sûr, sur un rocher. La foi n’est pas un bond dans le vide. On entend parfois l’expression : “J’ai fait le saut de la foi.” Mais l’Ecriture ne donne jamais cette image de la foi. Lors du Sermon sur la montagne, Jésus a dit : « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » (Matthieu 7.24). Jésus ne compare donc pas celui qui croit à quelqu’un qui saute dans le vide ; le Christ compare celui qui a la foi à quelqu’un qui construit sur le roc.

La foi est fondée sur les affirmations de Dieu. Nous avons beaucoup d’exemples dans l’Ecriture. Quand Abraham a quitté son pays suite au commandement de l’Eternel : « Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai, je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. » (Genèse 12.1), Abraham s’est appuyé sur la promesse de Dieu. Vu de l’extérieur, le départ d’Abraham peut être considéré comme un saut dans le vide. Croire c’est prendre ses appuis sur les promesses que Dieu a faites. Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5.24). L’Ecriture affirme : « Tous les prophètes rendent de Christ le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » (Actes 10.43). Quand le chrétien croit au pardon des péchés et à la vie éternelle, il ne fait certes pas un saut dans le vide : il s’appuie sur ce que Dieu dit dans sa Parole.

Ainsi pour que quelqu’un puisse croire, il faut qu’il ait ce contact avec la Parole de Dieu, avec l’Ecriture ! « La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10.17). C’est pourquoi il faut contribuer à tous les efforts qui tendent à répandre la Parole dans le monde. C’est de l’Ecriture que vient la foi. La foi est liée à la Parole de Dieu. C’est une loi. Sans la Parole de Dieu, il n’y a ni repentance ni conversion. En Europe, dans des pays christianisés comme la Belgique, il y a peu de chrétiens parce que la Parole de Dieu est peu répandue. Des millions de gens n’ont encore jamais lu la Bible. Beaucoup n’ont même encore jamais vu de Bible.

DEUXIEME LOI : « Nous marchons par la foi et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7). Dans cette parole, l’Ecriture nous enseigne qu’il y a opposition entre la foi et la vue. Nous sommes sauvés par la foi. Nous devons également marcher par la foi, sans voir ce que nous croyons ni ce que nous attendons. Beaucoup d’exemples dans l’Ecriture, ainsi que dans notre actualité, illustrent cette loi. Comme Abraham, nous faisons beaucoup de pas dans la voie chrétienne, sans rien voir. Dieu avait fait plusieurs promesses à Abraham : « Tu deviendras une grande nation. » (Genèse 12.2). « Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse, qu’on ne pourra la compter. » (Genèse 16.10). « Je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer. Toutes les nations voudront être bénies en toi. » (Genèse 22.17). Abraham n’a rien vu de toutes ces promesses. Il a marché par la foi. Il a seulement vu Isaac.

L’auteur de l’Epître aux Hébreux dit que tous les hommes de Dieu qui nous ont précédés sont tous morts sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont crues et saluées de loin. (Hébreux 11.13), Dans cette épître, le chapitre 11 contient à 21 reprises l’expression : « C’est par la foi. » De fait, cela montre que tous ces hommes cités de l’Ancien Testament ont marché par la foi et non par la vue. Cette loi selon laquelle nous marchons par la foi et non par la vue s’applique déjà dans l’Ancien Testament.

Elle est aussi vraie dans le Nouveau Testament, où elle est illustrée par plusieurs exemples. Un cas, parmi beaucoup d’autres, se trouve dans Matthieu 14 lorsque Jésus, marchant sur les eaux, appelle Pierre et l’invite à sortir de la barque pour Le rencontrer. « Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus mais voyant que le vent était fort, il eut peur et commença à s’enfoncer. » (Matthieu 14.20). Tant qu’il marchait par la foi, en s’appuyant sur la parole du Christ : « Viens ! », Pierre n’enfonce pas. Mais dès qu’il regarde et se fie à ce qu’il voit, il commence à enfoncer. Pierre ne marchait plus par la foi mais par la vue. Pierre coule dès qu’il cesse de placer sa confiance en la Parole du Christ pour la placer dans ce que ses yeux voient. Et Jésus lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14.31).

De même pour nous, dès que nous détournons notre attention de la Parole de Dieu et que nous nous fions à ce que nos yeux perçoivent, nous coulons. Nous nous enfonçons dès que nous cessons de marcher par la foi. Si nous nous fions à ce que nos yeux voient, nous ne pourrons jamais espérer que le bien triomphera du mal, ni que l’amour triomphera un jour de la haine, ni que la pureté triomphera un jour de l’immoralité, ni que la paix triomphera de la guerre. Si nous nous fions à ce que nos yeux voient, jamais nous ne croirons à la résurrection, ni à la reconstruction du temple de Jérusalem, ni au retour de Jésus-Christ, ni à la venue du règne de justice du Seigneur, ici-bas sur cette terre. Dans les cimetières aujourd’hui, nos yeux voient des tombes, des dalles, des noms, des dates, quelques épitaphes. Mais la foi porte nos regards et nos yeux vers l’invisible, pour les tourner vers l’Ecriture et nous appuyer sur les paroles du Christ. Comme les apôtres qui ont entendu les anges leur dire : « Il n’est pas ici, il est ressuscité. », la Parole de Dieu nous affirme que nos bien-aimés disparus ne sont pas sous le marbre ou la pierre, mais là-haut. Nous ne devons pas nous arrêter à ce que nos yeux voient mais nous sommes appelés à marcher par la foi. Nous nous appuyons sur ce que Dieu a dit et non pas sur ce que nos yeux voient ou ce que notre raison nous démontre.

Nous devons respecter cette loi qui nous engage à marcher par la foi et non par la vue. Il y aura toujours opposition entre ce que nos yeux nous montrent et ce que notre foi nous dit. C’est ce qui rend la foi insensée aux yeux des incrédules et fait passer les chrétiens pour des fous. Lorsque l’apôtre Paul rend témoignage devant le gouverneur Festus et parle de la résurrection, ce dernier dit à haute voix : « Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner. » (Actes 26.24). Mais Paul réplique : « Je ne suis pas fou, très excellent Festus ; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce. » Festus marche par la vue, Paul lui marche par la foi. En écrivant aux Corinthiens, Paul dira : « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 1.18). Vu de l’extérieur, c’est insensé ; mais avec les yeux de la foi, cela devient la plus grande des sagesses. Paul écrit : « Nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » (1 Corinthiens 1.23). « Car la folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes. » (1 Corinthiens 1.25). Nous marchons par la foi et non par la vue. Il y aura toujours opposition entre ce que nous voyons et ce que nous croyons. C’est ce qui fait de la foi un combat, Paul en parle : « le combat de la foi. » C’est le combat entre ce que nos yeux voient et ce que nos cœurs croient en nous appuyant sur les promesses de Dieu.

TROISIEME LOI : « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. » (Hébreux 11.6). C’est une loi. Ce fait n’est pas à prendre ou à laisser. C’est une loi spirituelle. Comment plaire à Dieu ? En faisant confiance à ce qu’il a dit. Nous pouvons faire des kilomètres à genoux, dire toutes les prières possibles, brûler des centaines de cierges, tout cela est inutile. Nous ne saurions plaire à Dieu sans lui faire confiance, et sans croire ce qu’il a dit.

QUATRIEME LOI : « La foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2.26). Cela contredit la formule souvent entendue aujourd’hui : “Je crois mais je ne pratique pas.” Cette réflexion existait déjà au temps des apôtres. C’est pourquoi l’Epître de Jacques précise bien que la foi sans les œuvres est morte. C’est une des lois de la foi. Sans les œuvres, la foi est morte, elle n’existe pas. A la foi au sacrifice de Jésus-Christ qui me sauve, suivent ensuite les bonnes œuvres. Elles sont la démonstration et la preuve de la foi. Si ces preuves sont absentes, la foi l’est aussi. Ces bonnes œuvres sont-elles présentes dans notre vie, comme des preuves qui démontrent la réalité de notre foi ? Si les bonnes œuvres à la gloire de Christ sont absentes, cela signifie qu’il n’y a pas la foi. Telle est la loi énoncée par l’Ecriture.

« Examinons-nous nous-mêmes pour savoir si nous sommes dans la foi. » (2 Corinthiens 13.5). Tenons compte de ces lois de la foi pour ne pas croire tout et n’importe quoi, pour éviter d’essayer de plaire à Dieu de n’importe quelle manière. Ce sont les lois de Dieu.

Lire ou télécharger la prédication complète dans sa forme écrite d’origine.

Prédication en quatre volets apportée les 7, 14, 21 et 28 juin 1998 par Philippe HUBINON, et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN – Bulletin “Résurrection” de mars 1999, mai, juin, juillet 1999.

Fermer le menu