EPE Charleroi - 190 rue des Cayats - 6001 Marcinelle - +32 71 32 84 92

Les lois de Dieu (2/2)

Les lois de Dieu (2/2)

ALLER A LA PARTIE 1

Prédication en quatre volets :
Lois de la nature et loi morale
Les lois du mariage
Les lois du bonheur
Les lois de la foi

VOLET 3
Psaumes 32 : 1 à 11
LES LOIS DU BONHEUR

L’Ecriture contient des lois qui régissent le bonheur. Ce sujet concerne chacun parce que personne ne se désintéresse du bonheur. Quels que soient notre âge, la couleur de notre peau, et notre culture, nous cherchons tous le bonheur d’une façon ou d’une autre. Chacun aspire à être heureux. Que ce soit au travers de notre profession, dans la présence de l’époux ou de l’épouse que nous choisissons, dans les divertissements ou dans la maison que nous habitons, il y a toujours en filigrane cette recherche du bonheur.

MAIS POURQUOI ASPIRONS-NOUS CHACUN AU BONHEUR ? L’Ecriture donne une réponse à cette question. Dieu nous a créés pour être heureux. Quand Moïse relate l’histoire de la création (Genèse 1), il précise qu’à chaque étape de son ouvrage, Dieu vit que cela était bon. Moïse dira même : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon. » (Genèse 1.31). Nos premiers parents étaient ainsi dans un contexte parfait où tout était bon. Tout avait été créé pour le bonheur d’Adam et Eve. Mais un jour la créature a choisi de se rebeller contre le Créateur, et le péché est ainsi entré dans le monde. Dès lors, le malheur est entré dans l’humanité, et l’homme recherche le bonheur.

Beaucoup se sont présentés pour promettre le bonheur. Le Psalmiste disait déjà : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Psaumes 4.7). Plusieurs se sont levés prétendant apporter le bonheur. Mao Tsé-toung n’a pas regardé à faire massacrer des millions de personnes sous prétexte d’apporter le bonheur à quelques adeptes de sa révolution. Lénine, Staline, Hitler et Karl Marx ont aussi promis à leur peuple le vrai bonheur. Mais l’Histoire et ses archives ont montré la réalité de ces fausses promesses. On pourrait ainsi multiplier les exemples de ces dictateurs qui, en Afrique, en Amérique du Sud ou en Europe se sont engagés à donner le bonheur. Les faits ont démontré la triste destinée rencontrée par ces peuples trompés.

La Bible parle aussi du bonheur. Elle apporte une réponse à la question “Qui nous fera voir le bonheur ?” Jésus a parlé du bonheur. Il n’a pas seulement parlé du péché, de la repentance, de la sanctification. Jésus a enseigné les foules au sujet du bonheur. Il faut toutefois noter que suite à l’entrée du péché dans le monde, il n’y a plus ici-bas de bonheur sans nuage. En d’autres termes, nous ne retrouverons jamais ici-bas le bonheur du jardin d’Eden où tout était très bon. Et cependant sur la terre, il y a encore place pour le bonheur.

La Bible parle des lois du bonheur. L’Ecriture ne donne pas de recettes pour accéder au bonheur. Les recettes du bonheur n’existent pas. La vie est beaucoup plus complexe que quelques formules simplistes. Toutefois l’Ecriture nous donne des principes, des règles, des lois à l’intérieur desquelles le Seigneur parle de bonheur.

PREMIERE LOI : le bonheur passe par le pardon des péchés. « Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! » (Psaumes 32.1). Le péché est le grand ennemi du bonheur. C’est ce grand adversaire qui détruit la famille, la société, le foyer. Le péché traîne avec lui le cortège de malheurs qui accablent notre planète. Le péché est le grand adversaire du bonheur ; cela est vrai pour le chrétien comme pour le non-croyant. L’ennemi du bonheur de l’incroyant est son propre péché. L’incrédule ne le sait pas ou ne veut pas l’accepter, mais le grand adversaire du bonheur de tout homme est le péché. Cela signifie que le bonheur passera par le pardon de nos transgressions. « Heureux l’homme à qui l’Eternel ne tient plus compte de sa faute. » (Psaumes 32.2). L’apôtre Paul citera ce texte du Psaume 32 quand il dira : « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! Ce bonheur n’est-il que pour les Juifs, ou est-il également pour les non-Juifs ? » (Romains 4.7-9). Ce bonheur est aussi pour les non-Juifs, pour tous ceux qui veulent s’approcher de Jésus-Christ par la foi. N’avons-nous pas oublié le bonheur qui réside dans la certitude que nos péchés sont pardonnés ? N’avons-nous pas laissé ternir la joie de cette conscience purifiée devant Dieu ? Comment un homme pourrait-il être pleinement heureux sans être libéré du fardeau de son péché ? Comment connaître le bonheur sans être débarrassé du sentiment de culpabilité ? Ne croyons pas que ceux qui nous entourent pèchent impunément. Ils ont aussi une conscience à laquelle parle l’Esprit de Dieu. Il est intéressant de noter que la grande majorité des psychiatres et psychologues reconnaissent que la plupart de leurs patients se débattent dans un problème de culpabilité. Le fait de se sentir coupable n’est pas uniquement l’affaire des chrétiens. C’est aussi le problème des incroyants confrontés à la conscience de leur péché. Le sentiment de culpabilité peut peser sur la vie des non-croyants comme une chape de plomb, même quand tout a l’air de bien aller. Le péché est en effet toujours là pour étouffer le bonheur prêt à naître dans nos vies. Jésus a parlé du bonheur du pardon des péchés : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » (Luc 10.20). Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas sa faute.

DEUXIEME LOI : le bonheur passe par l’obéissance aux commandements de Dieu. L’Ecriture nous donne des commandements et les termine par ces termes : « afin que tu sois heureux. » Quand Dieu donne ses commandements, son intention est d’octroyer à travers l’obéissance à ses lois, le bonheur à celui qui les respecte et les pratique. Dieu n’a pas donné seulement ses commandements pour veiller à l’ordre moral de notre société. Mais l’Eternel les a donnés aussi pour assurer le bonheur de celui qui applique ces ordonnances dans sa vie de tous les jours. Le bonheur réside dans l’obéissance aux commandements de Dieu. Il ne se trouve jamais dans la désobéissance aux lois divines.

Pourtant, même en le sachant, nous nous trompons nous-mêmes souvent quand nous pensons que le menteur, le voleur, l’adultère, l’égoïste, le calomniateur sont heureux. C’est faux parce que l’on ne peut trouver le bonheur dans le péché. Méfions-nous donc très fort du mensonge et du rêve proposés par nos magazines et nos petits écrans : les faux sourires des vedettes de la chanson, du cinéma, du show-business apparemment si heureuses, malgré leur conduite, le péché, l’égoïsme et la débauche. Certains de ces visages souriants dissimulent des êtres fragiles, minés par le désespoir, hantés par le suicide. Lors d’une interview plus franche, une vedette de la chanson française avouait : “Je sais que le bonheur existe quelque part, mais je ne l’ai jamais rencontré.” Ce chanteur semble pourtant tout avoir… sauf le bonheur. Prenons garde à ce piège : ces gens célèbres et souriants, à première vue comblés, vivent en fait dans tout ce que l’Eternel défend, et pratiquent tout ce que Dieu interdit. Nous les imaginons heureux parce que nous sommes trompés par la mise en scène qui nous les présente. La réalité est autre. On nous jette de la poudre aux yeux et nous avons dès lors des réflexions fausses. La vraie vie de ces gens connus se déroule en dehors des écrans, loin des projecteurs et des caméras ; elle n’a rien de commun avec les posters ou les clips vidéo réalisés à des fins commerciales et lucratives.

La séduction contient le danger de nous faire croire que le bonheur se trouve dans les comportements interdits par Dieu. Déjà au 17e siècle, l’écrivain français Bossuet disait : “Apprenons avant toutes choses à ne pas être éblouis du bonheur qui ne remplit pas le cœur de l’homme.” Satan est passé maître dans l’art de nous faire miroiter des bonheurs au rabais. Ne nous laissons pas aveugler, nous chrétiens qui avons la lumière de la Parole de Dieu. Satan a séduit Adam et Eve.

La Bible dit : « Heureux celui qui observe les commandements de Dieu. » Ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile. Le bonheur n’est pas dans la facilité. Mais faisons confiance à notre Dieu et prenons garde de ne pas nous laisser tromper par les mensonges du monde. « Heureux ceux qui observent la loi, qui pratiquent la justice en tout temps. » (Psaumes 106.3). Jésus lui-même dira à ses disciples après leur avoir rappelé ses commandements : « Vous êtes heureux, si vous savez ces choses, pourvu que vous les pratiquiez. » (Jean 13.17). Le bonheur est dans l’obéissance aux commandements de Dieu et dans leur mise en pratique. Le bonheur n’est jamais sur le chemin qui s’écarte des lois divines.

Adam et Eve en ont fait la triste expérience le jour où ils ont transgressé le seul commandement que Dieu leur avait donné. Ils se sont laissés séduire par Satan qui les tentait et les poussait à négliger la voix de Dieu. Satan leur avait proposé le bonheur (être comme des dieux) en oubliant ce que Dieu leur avait ordonné. Ils ont écouté le séducteur, et mangé le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin d’Eden. Dès lors le péché est entré dans le monde et le calvaire de l’humanité commençait.

Choisissons donc chacun d’obéir aux commandements de Dieu. Ne nous laissons pas influencer par les pratiques de ceux qui nous entourent. Moïse disait au peuple d’Israël : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui : car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours. » (Deutéronome 30.19). Le Psalmiste disait déjà : « Quel est l’homme qui aime la vie, qui désire la prolonger pour jouir du bonheur ? Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses ; éloigne-toi du mal, et fais-le bien ; recherche et poursuis la paix. » (Psaumes 34.13-15). En d’autres termes, que l’homme qui aime la vie, le bonheur, suive les commandements de Dieu.

TROISIEME LOI : le bonheur passe par la foi en Dieu. « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20:29). Telles sont les paroles adressées par Jésus à Thomas. Nous pensons souvent que les disciples ont été favorisés parce qu’ils ont pu voir certains événements : Jésus marchant sur les eaux, le Christ changeant l’eau en vin, le Seigneur guérissant le paralytique ou purifiant le lépreux. Nous pensons que les disciples ont eu une chance exceptionnelle en voyant ces miracles, en touchant le Christ ressuscité ou en le voyant monter au ciel. Et pourtant le Seigneur affirme : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » Nous avons donc, selon les paroles du Christ, plus de bonheur que les disciples qui ont vu toutes ces choses. Le bonheur passe par la foi, la confiance en Dieu. Il y a du bonheur à croire en l’Eternel.

Après la résurrection, les deux disciples, sur le chemin vers Emmaüs, parlaient et discutaient. Ils étaient tout tristes (Luc 24.17) parce qu’ils ne croyaient pas encore (v. 41). L’incrédulité éloigne du bonheur. Quand les disciples auront foi en Celui qui est ressuscité, ils seront alors remplis de joie. La foi transforme la tristesse en joie. Heureux l’homme qui place sa confiance, sa foi en l’Eternel. Le Psalmiste disait : « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. » (Psaumes 23.6). Pourtant dans ce même psaume, David mentionnait la vallée de l’ombre de la mort (v. 4). Il y a du bonheur à connaître Jésus-Christ, à goûter au pardon de nos péchés, à vivre l’Evangile de Jésus-Christ, à savoir que notre nom est inscrit dans le Livre de vie.

QUATRIEME LOI : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Dans le livre des Actes, Luc rappelle les paroles du Seigneur : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Actes 20.35). Jésus n’a pas dit qu’il n’y avait pas de bonheur à recevoir. Mais l’Ecriture dit qu’il y a plus de bonheur à donner. Notre appétit naturel et notre premier réflexe consistent à recevoir et à garder pour nous. Mais l’Evangile, c’est le monde à l’envers, ou plutôt le monde remis à l’endroit par Jésus-Christ. Ainsi le Christ nous invite à savourer le bonheur qu’il y a à donner. Telle est la loi de Dieu. Appliquée, elle engendre davantage de bonheur, que l’on veuille ou non. Telle la loi physique de la pesanteur, cette loi spirituelle du bonheur est réelle. Et Dieu lui-même se l’applique. L’Ecriture l’affirme souvent en disant que Dieu a donné. Nous avons une tendance naturelle à garder, alors que nous avons l’occasion de donner tant de choses… et retrouver en retour tant de bonheur. Il y a tant de choses à donner et de services à rendre : un déplacement en voiture, une place à notre table, un geste à faire, un travail à effectuer, un cadeau à présenter. Souvent nous nous privons de ce bonheur de donner, parce que nous ne tenons pas compte de cette loi de Dieu : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. L’Ecriture dit : « Heureux celui qui s’intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l’Eternel le délivre. » (Psaumes 41.2).

L’Ecriture nous invite sur le chemin du bonheur. Elle ne nous donne pas des recettes mais des lois. Au travers de ces principes, Dieu veut donner le bonheur à ceux qui lui font confiance et qui mettent sa Parole en pratique.

Fermer le menu