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Les lois de Dieu (1/2)

Les lois de Dieu (1/2)

VOLET 2
Marc 10 : 1 à 9
LES LOIS DU MARIAGE

Dieu a donné les lois de la nature et les lois morales pour régir notre conduite. Il a aussi mis en place un ensemble de lois spirituelles.

Nous allons considérer quelques lois relatives à la famille. Elles sont nombreuses. Nous devrons donc nous limiter et en considérer seulement quelques-unes. Nous retiendrons ici en particulier une loi tirée de l’enseignement du Christ : « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a joint. » (Marc 10.9). C’est une loi spirituelle. Il en existe d’autres. Citons quelques exemples.

L’apôtre Paul nous donnera une loi spirituelle concernant la famille : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5.8). Ce texte concerne le soin à apporter aux membres de notre famille. L’Ecriture précise aussi : « Honore ton père et ta mère. » (Exode 20.12). Cette loi divine est toujours d’application même sous la grâce. Père et mère doivent toujours être respectés par leur enfant tout au long de leur vie.

L’Epître aux Ephésiens contient aussi des textes utiles pour le bon comportement familial, et notamment les rapports entre les parents et les enfants. « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » (Ephésiens 6.4). La responsabilité des pères ne se limite pas à assurer aux enfants une belle carrière professionnelle. Ils doivent aussi les éduquer dans la foi et les instruire selon le Seigneur. En ce qui concerne la conduite des enfants vers le Seigneur, le rôle principal doit être assuré par les parents. C’est la tâche des parents.

L’Epître aux Ephésiens contient des lois qui régissent les rapports dans le couple, entre épouse et époux. « Maris, aimez chacun votre épouse. » (Ephésiens 5.25). « Femmes, soyez soumises chacune à votre mari. » (Ephésiens 5.22). Cet ensemble de lois spirituelles de lois de l’Esprit de Dieu, régissent la vie de la famille.

Considérons en particulier une de ces lois. Elle est enseignée par le Seigneur : « L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » (Marc 10.7). Jésus rappelle une loi de Dieu que l’on trouve déjà dès les premières pages de la Bible en Genèse 2.24. Jésus souligne que dès le commencement, Dieu a donné cette loi à Adam et Eve. Moïse n’a pas inventé cette loi spirituelle. Ce sont les propres paroles de Dieu adressées à l’homme et à la femme qu’il avait créés. Dieu a dit !

La société moderne est de plus en plus hostile à la famille. Les nouvelles lois du code civil deviennent même ennemies de la famille. Au lieu de favoriser la construction de la famille et de l’encourager, ces lois permettent l’éclatement de la cellule familiale. Le couple est en crise. Cette affirmation se rencontre partout. Les chrétiens font cette constatation, mais aussi le monde non chrétien. Le couple est en crise et la famille est en danger. En tant que chrétiens, croyant en l’autorité de Jésus-Christ et de sa Parole. Nous avons à rappeler l’enseignement biblique sur la famille et le couple. Ce texte de Genèse 2 date de 4.000 ans, mais il reste toujours Parole de Dieu et parole de vérité.

Cette loi relative au fondement de la famille comprend trois volets :

étape 1 – la séparation :
« L’homme quittera son père et sa mère. »
étape 2 – l’union :
« L’homme s’attachera à sa femme. »
étape 3 – la fusion :
« Les deux deviendront une seule chair. »

1° – LA SEPARATION.
Le mariage commence par une séparation. La famille démarre ainsi. Tous les parents doivent l’accepter. Un jour nos enfants nous quitteront. C’est le plan et la volonté de Dieu. Les parents doivent savoir qu’ils élèvent leurs enfants, qui un jour les quitteront pour fonder à leur tour un couple d’abord et une famille ensuite. Mais tout cela commence par une séparation. Refuser ou combattre cette vérité, c’est s’opposer au plan de Dieu. Toute l’éducation que nous donnons à nos enfants consiste à les préparer pour ce jour-là, au moment où ils voleront de leurs propres ailes. L’éducation prodiguée à nos enfants doit les rendre capables, à leur tour, de fonder une famille. Nous élevons nos enfants en préparation de cette séparation. “Mariage demande ménage.” Les parents doivent donc, à un moment donné, savoir se retirer et s’effacer devant le beau-fils ou la belle-fille. L’enfant devra donc un jour quitter ses parents et prendre sa place dans la société. Les parents doivent l’accepter même si cette séparation leur brise le cœur. Ce moment difficile est dans le plan de Dieu. Dieu l’a voulu ainsi. Un matin viendra où la chambre sera vide et la garde-robe dégarnie. C’est une loi du Seigneur devant laquelle il faut s’incliner même si cela fait mal. Il faut remarquer qu’il est écrit : « L’homme quittera son père et sa mère. » Il n’est pas écrit : “L’homme abandonnera son père et sa mère.” Ce n’est pas parce que l’on se marie que l’on renie ses parents. Quitter ses parents ne signifie pas les oublier, les renier ou les abandonner. Les parents restent les parents, et ils ont toujours droit à l’honneur et au respect même après le mariage des enfants.

2° – L’UNION.
L’HOMME S’ATTACHERA À SA FEMME. Ainsi donc l’union suit la séparation : on se détache de ses parents et l’on s’attache à son épouse ou à son mari. La philosophie macho de la culture occidentale veut que l’homme en principe reste libre même quand il est marié. La femme elle, doit rester attachée à sa maison, à ses enfants, à ses casseroles, mais l’homme, lui, est libre. Il peut aller au café, au bistrot rire avec ses copains, boire l’apéritif, aller au football. Il est libre. Il n’a pas d’attache. Telle est la tendance de notre société. Depuis une trentaine d’années, avec l’éclosion des mouvements féministes, cette maladie d’indépendance a aussi contaminé la gente féminine. Et aujourd’hui les dames, elles-aussi, ne veulent plus d’attache. Elles ne veulent plus être attachées à leur maison, à leurs enfants. Elles choisissent d’être libres. Elles souhaitent sortir avec les copines du bureau et rentrer quand elles veulent sans avoir de compte à rendre à leur époux. Elles ne veulent plus avoir les enfants accrochés à leur jupe. Tel est l’esprit de notre société. Ce sont des raisons, parmi d’autres qui expliquent la crise du couple aujourd’hui. On ne veut plus s’attacher, on rejette les liens. Mais dans ce cas il ne faut plus se marier. Il faut savoir que le mariage est un lien ; on s’attache à son épouse et à son mari. Le mariage constitue une alliance, ce qui signifie que l’on est lié. L’alliance portée au doigt est le symbole de cet attachement. Le mariage est un engagement, un contrat, une promesse.

L’homme s’attachera à sa femme. L’épouse s’attachera de même à son mari. L’amour doit nous faire dépasser notre égoïsme. Notre égoïsme et notre égocentrisme naturels font beaucoup de mal dans le mariage. Si l’on a la mentalité : “Moi, moi et rien que moi”, il n’est pas possible de fonder un foyer. Les maris rechignent un peu à manifester leur attachement à leur épouse, surtout en public. C’est comme s’ils perdaient une partie de leur virilité ou de leur superbe. C’est un trait de l’esprit et de la mentalité de notre monde. Quel dommage ! Mais l’Ecriture précise que les chrétiens n’ont pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit de Dieu. L’Esprit-Saint doit nous conduire vers les lois de Dieu. Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme. Le mari n’aura pas peur de montrer qu’il est attaché à son épouse. De même, la femme n’aura aucune crainte de montrer qu’elle est attachée à son mari. Qu’il est précieux et sage d’entendre un mari dire : “Pour moi, ma femme passe avant tout le monde. Je veux que mes enfants la respectent. C’est elle qui compte pour moi. Je fais tout pour essayer de lui plaire.” Ces paroles sont rares. Un médecin chrétien, spécialiste des questions familiales, disait : “Beaucoup d’épouses vivent une grande frustration parce qu’elles ne se sentent pas estimées par leur mari, parce qu’elles ne ressentent pas l’attachement de leur époux.” Hâtons-nous de vivre pleinement ce que la Parole de Dieu nous dit et ce qu’elle nous commande. Notons qu’il est écrit : « L’homme s’attachera à sa femme. » Il n’est pas écrit : “La femme attachera son mari.” ! En effet, ce commandement de Dieu est un acte d’amour. L’amour est tel que je choisis de m’attacher à celui (à celle) qui partage ma vie.

3° – LA FUSION.
Dieu dit : « L’homme et la femme deviendront une seule chair. » (Marc 10.8). Après la séparation et l’union, vient donc la fusion. Evitons d’abord d’employer les termes “relations sexuelles”. Aujourd’hui c’est une expression banalisée et trop souvent vulgaire. Choisissons plutôt les mots : “relations intimes”. En effet ces relations ne concernent pas seulement le sexe. En réalité, toute la personne est engagée, y compris l’âme et l’esprit, dans ces relations intimes. Notons que ces relations intimes, dans le couple entre époux et épouse, font partie du plan de Dieu. Ce n’est pas le diable qui a inventé la sexualité. Il n’y a rien de sale ou d’impur dans la relation intime. Au contraire, c’est quelque chose de précieux. Dieu a voulu que l’homme et la femme s’unissent physiquement, et que les deux deviennent une seule chair. Il faut souligner que Dieu a voulu que cette intimité se vive dans les liens du mariage. La loi de Dieu est claire : d’abord l’homme quittera son père et sa mère, ensuite il s’attachera à sa femme, et enfin les deux deviendront une seule chair. Dieu ne veut donc pas de relations intimes avant ou en-dehors du mariage. Selon Dieu, ces relations se vivent uniquement dans les liens du mariage.

L’Église catholique romaine a commis une grande erreur en enseignant des doctrines que l’on ne trouve nulle part dans l’Ecriture. Tout d’abord elle impose à son clergé le célibat, et elle fait croire que le célibat est un état spirituel supérieur à celui de marié. C’est faux. C’est une grossière erreur que d’imposer le célibat au clergé. Quand la Bible parle du célibat, elle en parle comme un don et certainement pas comme une imposition ou une obligation. Il est tout à fait possible de servir Dieu en étant marié. L’Église catholique romaine commet une autre grave erreur qui tache l’image du christianisme, surtout de nos jours. L’Eglise romaine a voulu faire croire que les relations intimes dans le couple marié n’ont d’autre but que la procréation. En d’autres termes, le couple marié qui souhaite n’avoir qu’un enfant n’aura qu’une seule relation intime durant toute la vie ! On tombe dans l’absurde ! Pour enseigner ces choses, il faut trahir le plan de Dieu, tordre le sens des Ecritures et culpabiliser faussement ceux qui croient que cet enseignement vient de Dieu. Quand le grand Réformateur Martin Luther comprend les erreurs de l’Église catholique, notamment sur le célibat, il découvre, en lisant les Ecritures, que jamais le Dieu de la Parole n’impose à ses serviteurs le célibat. Ainsi donc, il décide de se marier ; à plus de 40 ans, il fonde une famille et aura des enfants. Le mariage et les relations intimes font partie du plan de Dieu. La Parole de Dieu contient cette loi utile pour l’équilibre de la société, l’épanouissement de la personne, et le bien-être du couple. L’apôtre ajoutera aussi, en s’adressant aux couples mariés : « Ne vous privez point l’un de l’autre. » (1 Corinthiens 7.5). Ces textes de Paul, inspiré par le Saint-Esprit, sont clairs ! Dieu n’interdit pas tout. Mais il faut savoir que Dieu ne permet pas tout. Pour cette raison, Il a mis en place un ensemble de lois afin de garantir le bonheur dans le couple et dans la famille.

Cette loi (séparation – union – fusion) contient un ordre chronologique. Il y a un ordre à respecter dans ces trois étapes successives. Ne nous permettons pas de changer ce que Dieu a dit. En d’autres termes, la Bible elle, ne connaît pas de mariage à l’essai. Contrairement aux idées répandues dans le monde, il faut noter que l’on “n’essaie » pas le mariage”, que l’on “n’essaie” pas une femme ni un homme. Si l’on accepte ce principe de “l’essai”, combien de fois va-t-on essayer ? Si l’on rejette cette loi de Dieu, où va nous conduire cette permissivité ? Cet “essayage” est trompeur. Il ne produit pas de bon mariage, mais bien le libertinage, l’infidélité, l’égoïsme et la corruption. Malgré le nombre croissant de mariages à l’essai, il y a de moins en moins de mariages réussis. Il n’y a jamais eu autant d’échecs parce que la solution ne réside pas dans le rejet de l’ordre divin ni dans les essayages multiples, mais se trouve dans l’obéissance à la loi de Dieu. Elle est juste et bonne.

Que Dieu nous donne à chacun le courage d’enseigner ces choses, de les dire et de les vivre. Que le Seigneur nous donne l’intelligence de comprendre sa loi. Qu’il nous accorde sa force pour les mettre en pratique.

Prédication en quatre volets apportée les 7, 14, 21 et 28 juin 1998 par Philippe HUBINON, et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN – Bulletin “Résurrection” de mars 1999, mai, juin, juillet 1999.

Prédication en PDF

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