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C’est en fait un élément indissociable de la Réforme que l’apprentissage de la lecture pour chacun, dès le plus jeune âge, sur lequel les réformateurs insistèrent dès l’origine. Ils voulaient que chacun ait accès directement à la Parole de Dieu, et soit ainsi responsable de sa propre foi et de sa conduite.

En 1524 Martin Luther, qui considérait que “l’école est la pépinière de l’Église”, écrivit lui-même aux magistrats de toutes les villes allemandes pour les inviter à ouvrir et à entretenir des écoles chrétiennes.

Un autre réformateur, Guillaume Farel, écrivait également : “Le père et la mère doivent tâcher que leurs enfants, tant fils que filles, aient connaissance de l’Ecriture et ce qu’est contenu en elle ; car l’Ecriture sert à tout et profite à tous (…) Que là où les écoles sont dressées, qu’elles soient entretenues, (…) et là où il n’y en a point, qu’on en ordonne.”

L’instruction obligatoire à Genève. Jean Calvin affirmait : “Il est fort requis et quasi nécessaire, (…) que les enfants, dès leur bas âge, soient tellement instruits qu’ils puissent rendre raison de la foi, afin qu’on ne laisse déchoir la doctrine évangélique.” Il appelait également les pasteurs français à envoyer leurs jeunes se former en Suisse, où les “académies” protestantes étaient très bien implantées (à Lausanne, Neufchâtel, Genève…), les incitant : “Envoyez-moi du bois et je vous renverrai des flèches !”

Numéro spécial 172 de septembre 2013 de la revue :
Les documents “Expériences” — Site Web : http://www.lesdocumentsexperiences.fr/

Paru au bulletin “Résurrection” de janvier-février 2015.

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