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Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (2/2)

Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (2/2)

VOLET 4
UN DICTATEUR MÉGALOMANE

L’abomination de l’occultisme

C’est la crise au palais du roi Nebucadnetsar. La ville de Babylone est en émoi et bouleversée à cause du songe d’un dictateur. Le roi a rêvé, ses rêves le troublent et … toute la capitale avec lui. Il veut l’explication, mais les a oubliés et ne sait l’expliquer aux sages. Les magiciens, les astrologues, les enchanteurs sont appelés mais incapables de répondre à l’attente du roi.

Il est important de nous rappeler que nous n’avons pas à chercher de l’aide auprès des voyants, des devins, des astrologues, des diseurs de bonne aventure. Nous n’y trouvons aucune aide, au contraire. Dans le livre du Deutéronome, la Bible nous enseigne : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. » (Deutéronome 18.10-13).

ABOMINATION : dans toute la Bible il n’y a pas un mot plus grave, d’expression plus forte pour exprimer la désapprobation de Dieu. Ce même mot est utilisé pour condamner le péché de l’homosexualité.

Certains peuvent simplement y aller par curiosité. Mais la Bible dit : « Les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Deutéronome 29.29). Ceci signifie que nous n’avons pas à essayer de découvrir ce que Dieu cache mais à chercher à comprendre ce que Dieu révèle. Souvent, nous faisons le contraire.

D’autres sont tentés d’y aller par détresse, coincés dans une situation difficile, face à des problèmes sentimentaux délicats, ou en proie à des difficultés financières critiques nécessitant des choix importants.

D’autres encore, malades, confrontés à des avis médicaux contradictoires, ne sachant que faire ni décider, sont tentés d’aller consulter le devin.

Au milieu de problèmes familiaux, dans le couple, ou peut-être devant le choix des études pour les enfants, des parents sont tentés d’agir de la sorte. Cette tentation peut s’amorcer suite à des problèmes professionnels aigus, ou encore à cause des prières non exaucées. On prie et comme rien ne bouge, on va voir “ ailleurs”. Et au lieu de s’en sortir, on s’enfonce ! L’Ecriture affirme : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme. » (Jérémie 17.5). La Bible déclare encore : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » (Psaumes 46.1 [46.2]). L’Ecriture ajoute : « D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle ; Celui qui te garde ne sommeillera point. » (Psaumes 121.1b-3). « Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob. » (Psaumes 146.5a). Et Jérémie disait : « Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Eternel. » (Lamentations de Jérémie 3.26).

Si le secours se fait attendre, ou si la réponse tarde, gardons-nous d’aller voir “ailleurs” ! Si vous faites face à un problème grave et êtes peut-être tout près d’aller consulter un devin, un diseur de bonne aventure, un voyant, ARRETEZ ! Il faut avant tout écouter Dieu. C’est la vraie foi. Si, coincé, vous désobéissez en tombant dans l’abomination en allant consulter le médium, qu’est-ce que votre foi ? C’est au creuset de l’épreuve, quand la pression est forte, que nous devons rester fidèles.

Le roi Nebucadnetsar va consulter ses voyants et astrologues. Bien des chefs d’État contemporains ou de hauts responsables consultent leurs devins et astrologues attitrés. Il est étonnant d’apprendre que ces grands hommes, haut placés, consultent ces misérables pour conduire un pays, une nation, une organisation internationale.
Le secours vient de l’Éternel

Malheureusement pour Nebucadnetsar, au moment où ses devins devaient tout savoir, ils ne savent plus rien ! Le dictateur capricieux est furieux et ordonne des peines de mort. Mis au courant, Daniel demande une entrevue au roi pour obtenir un certain délai. Revenu près de ses trois amis, Daniel prie dans cette ville païenne de Babylone. L’Écriture raconte qu’ils se mirent à « implorer la miséricorde du Dieu des cieux. » (Daniel 2.18).

Aujourd’hui encore, dans notre monde corrompu, des hommes, des femmes, des jeunes prient et demandent à Dieu le secours et l’aide dans leur situation difficile. Le Dieu de la Bible est le Dieu vivant ! Il n’est pas un Dieu “sur papier” ! Il est un Dieu vivant, qui parle, entend, répond, agit. Il n’est pas à nos ordres, ni soumis à nos caprices, mais reste souverain pour intervenir. Avec ses amis, Daniel prie Dieu et demande une entrevue avec le roi. L’Écriture nous raconte ce bel épisode dans Daniel 2.9-23.

Ensuite, Daniel va près du roi pour lui donner l’explication de son rêve, et Nebucadnetsar lui pose cette question : « Es-tu capable de me faire connaître le songe que j’ai eu et son explication ? » (Daniel 2.26). Et Daniel répond en présence du roi : « Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins, ne sont pas capables de révéler au roi. » (Daniel 2.27).

Dans notre vie existent des secrets que personne ne peut connaître, excepté Dieu. Et Daniel poursuit : « Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton songe et les visions que tu as eues sur ta couche. » (Daniel 2.28). Daniel va ensuite donner l’explication de cette grande statue apparue lors du rêve royal. Nebucadnetsar est abasourdi et n’en revient pas. Il nomme Daniel “commandant” de toute la province de Babylone, dont les intendants seront désormais les trois amis de Daniel.
Refus des faux dieux

Plus tard, Nebucadnetsar, ce dictateur mégalomane, a une idée et décide d’ériger dans Babylone une énorme statue en or, de 39 mètres de haut et de 3 mètres de large, visible des quatre coins de la capitale.

Une des caractéristiques de tous les dictateurs de l’Histoire est d’imposer partout leur image ou leur marque. L’Apocalypse nous parle aussi du plus grands des dictateurs : l’Antichrist, encore appelé “la bête” dans la Bible. Il imposera au monde son chiffre 666 ou son nom. Sur la main droite ou sur le front de chaque être humain sera inscrite cette marque de l’Antichrist.

Le but final visé par Nebucadnetsar, comme tout dictateur, est l’adoration. Ce désir, cette passion de l’adoration, est en fait l’enjeu suprême de tous les conflits dans l’univers : “qui va recevoir l’adoration” ? Le vrai Dieu, le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob, le Dieu de la Bible, ou les idoles et les faux dieux ? C’est du reste l’objectif visé par le diable. Rappelons-nous le récit de la tentation de Jésus-Christ dans le désert où le diable lui dit : « Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. » (Matthieu 4.8-9). Satan nous tente aussi en nous invitant à le suivre et en nous promettant le monde si nous nous prosternons devant lui. Le diable recherche l’adoration.

Nebucadnetsar va organiser un super show médiatique, une extraordinaire cérémonie d’adoration. Tous les grands personnages du royaume sont assemblés : les satrapes, les intendants, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges et tous les magistrats des provinces ainsi que tous les hommes de toutes les nations et de toutes les langues qu’ils avaient ramenés en captivité à Babylone. Le gratin du tout Babylone est présent. Un grand orchestre comprenant tous les instruments de l’époque est mis sur pied. Le décor de la superproduction est planté. Ici ce n’est pas du cinéma, mais la réalité !

Un héraut crie à haute voix l’ordonnance suivante : « Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d’instruments de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or qu’a élevée le roi Nebucadnetsar. Quiconque ne se prosternera pas et ne l’adorera pas sera jeté à l’instant même au milieu d’une fournaise ardente. » (Daniel 3.5-6). A la clé donc, pour les rebelles, une menace de mort : la fournaise. Le héraut crie, l’orchestre joue et tous les êtres rassemblés se prosternent et adorent… sauf trois personnes : Schadrac, Méschac et Abed-Nego, les trois amis de Daniel. Ils ne plient pas le genou devant la statue de Nebucadnetsar.

Nous pensons peut-être que ces trois compagnons auraient pu se dire intérieurement : “Ecoute, Seigneur, ça va vraiment mal ici, alors tu sais, au fond intérieurement on ne s’agenouille pas, mais pour éviter les ennuis et les dégâts, nous allons faire extérieurement comme les autres et nous prosterner. Mais intérieurement nous te restons fidèles, Seigneur !” On n’est pas disciple de Jésus-Christ en secret, dans son cœur. Jésus a dit : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. » (Marc 8.38).

Les trois amis de Daniel n’ont pas honte de leur Dieu. Leur cœur n’est pas partagé. Ils ne font pas de compromis pour s’épargner des ennuis et éviter la confrontation avec l’esprit du monde. Jésus a dit clairement qu’on ne pouvait servir deux maîtres. On ne peut avoir deux attitudes, une en public, l’autre en secret. Pas d’hypocrisie ! Le chrétien appartient à Christ et ne doit se prosterner que devant Dieu. Le chrétien n’a pas d’idole et ne peut avoir de faux dieux.

Avec une foi ferme et solide, ces trois jeunes refusent de se prosterner. Eux seuls, dans toute la ville de Babylone, sont réellement libres, parce qu’ils sont prêts à mourir pour leur foi en Dieu. Tous les autres sont des esclaves ! Dans notre vie, à un moment donné, Dieu nous donne l’occasion de proclamer publiquement notre foi. Et si nous ne sommes pas prêts, il y a danger. La vraie question est : sommes-nous prêts à payer le prix, à obéir à notre seul maître et à ne plier le genou que devant lui ?
Dieu protège !

Quand les trois amis de Daniel ont décidé de ne pas se prosterner devant la statue, ils ne connaissent pas la fin de l’histoire et ne savaient pas que Dieu les épargnerait. Autrement dit, ils étaient prêts à mourir pour leur foi. Nebucadnetsar n’en revient pas et leur donne une seconde chance, une nouvelle occasion de se prosterner. De nouveau Schadrac, Méschac et Abed-Nego restent debout. Alors les trois compagnons sont jetés dans la fournaise.

Le roi vient les voir, mais aperçoit quatre hommes ! Et Nebucadnetsar ajoute : « […] je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. » (Daniel 3.25b). Ne serait-ce pas le Seigneur qui accompagnait dans la fournaise les trois amis de Daniel ? Le roi ordonne ensuite de faire sortir les trois hommes : ils sont intacts, leurs vêtements se sentent pas la fumée ! Ils étaient prêts à mourir et ne savaient pas que Dieu les épargnerait.

Quelqu’un a dit : « Tant qu’un homme n’a pas trouvé une cause pour laquelle il est prêt à mourir, cet homme n’est pas prêt à vivre. »

Avons-nous trouvé la cause pour laquelle nous sommes prêts à mourir ?

Dieu fasse que nous puissions être prêts non seulement à mourir pour Jésus-Christ et la cause de l’Evangile mais surtout et avant tout à vivre pour l’Evangile.

Prédication en 4 volets apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin – Bulletin “Résurrection“ de février à mai 1991.

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