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Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (2/2)

Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (2/2)

Daniel 1-1-16 ; 2.1-6 ; 3.1-25

Voir aussi cet article.

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Prédication en quatre volets :
Séduisante Babylone
Entièrement consacré
Dans le monde, mais pas du monde
Un dictateur mégalomane

VOLET 3
DANS LE MONDE, MAIS PAS DU MONDE

A Babylone

Le roi Nebucadnetsar, à l’époque l’homme le plus puissant du monde, envahit avec ses armées le pays d’Israël et provoque, après l’avoir assiégée pendant plusieurs années, la chute de Jérusalem. Sont alors déportés et pris en otages de nombreux juifs qui quitteront ainsi leurs pays pour rester 70 ans en captivité à Babylone, selon ce que le prophète Jérémie avait annoncé.

Nous sommes en 586 avant Jésus-Christ. Babylone se situe en Assyrie, appelée aujourd’hui Irak. Daniel est conduit à Babylone, la plus belle ville du monde.

Le roi Nebucadnetsar veut faire de ces jeunes captifs des robots humains. Il va d’abord sélectionner les jeunes garçons les plus beaux, les plus intelligents, les mieux instruits, pour ensuite les dé/former dans des centres “spécialisés”, pendant trois années, au terme desquelles ils seront affectés au service du roi Nebucadnetsar. La machine royale est réglée pour broyer la personnalité de ces jeunes gens. Mais “quatre grains de sable” vont dérégler cette machine : Daniel et ses trois amis vont gripper toute la machine babylonienne.
Dans le “monde”

Daniel est à Babylone, mais il n’est pas de Babylone ! Bien des années après, Jésus dira à ses disciples : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » (Jean 17). Un rapprochement peut certainement être fait entre la situation de Daniel à Babylone et notre situation dans le monde aujourd’hui. L’apôtre Paul dira encore : « Ne vous conformez pas au monde, au siècle dans lequel vous vivez. » (Romains 12.2). Daniel va refuser de se conformer au stéréotype qu’on veut lui imposer. Daniel n’est pas un poisson mort entraîné par le courant mais un poisson vivant qui nage à contre-courant.

L’apôtre Jean écrivait : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » (1 Jean 2.15-17).

En Daniel nous avons un exemple vécu des versets précédents. Daniel n’est pas chez lui à Babylone, mais chez l’ennemi. De même, ici-bas dans ce monde, nous ne sommes pas chez nous. Nous sommes chez l’ennemi, sur le terrain de l’ennemi, du prince de ce monde, du dieu de ce siècle, du prince de la puissance de l’air.

Les chrétiens ne se sentent pas chez eux dans ce monde, ils en souffrent comme tous ceux qui aiment Jésus-Christ et qui vivent dans un monde ennemi de Dieu. Nous souffrons de voir le commerce de la drogue à la sortie des écoles, la pornographie étalée aux kiosques des librairies, la qualité médiocre des programmes de télévision. Comme Daniel à Babylone, nous souffrons de voir crimes, violences, sang, armes de guerre, coups de feu, jurons, blasphèmes, etc. Nous sommes chez l’ennemi qui fait pression sur nous et sur notre foi. En vacances, nous ne sommes plus libres de regarder où nous voulons et les enfants demandent pourquoi certaines dames ne sont pas habillées comme les autres. Nous ne sommes pas dans notre patrie, et les lois du monde ne sont pas les nôtres. Les lois relatives au divorce, à l’euthanasie, à l’avortement, à la fraude, à la paresse ne sont pas celles des chrétiens. Comme le Christ a dû souffrir ! Non seulement lorsqu’il mourait sur la croix ou agonisait dans le jardin de Gethsémané, mais de vivre au milieu de nous.

Comment Jésus-Christ a-t-il pu vivre en bas, lui qui venait d’en haut ? Lui, qui était la Lumière et qui descendait au milieu des ténèbres. Lui, le Prince de la paix qui venait dans un monde en guerre. Lui, la Vérité, qui venait affronter le mensonge. Lui, le Prince de la vie, qui venait pour souffrir et mourir. Comme Jésus a dû souffrir bien avant la croix et Gethsémané !
Tenir bon !

Daniel a souffert à Babylone, et cependant il va tenir ferme ! Devant l’exemple de Daniel, nous pouvons nous demander : “mais qu’est-ce qui lui a permis de tenir ferme ainsi ?” Une seule réponse : sa foi en Dieu, le Dieu de la Bible, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. L’apôtre Jean écrivait : « Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4). L’apôtre pose cette question : « Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5.5) Dans l’épître de Paul aux Corinthiens, l’apôtre écrit : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ. » (2 Corinthiens 2.14a). Daniel est le type du chrétien qui triomphe par la foi. Et on peut se poser cette question : “Alors comment pouvait-on s’imaginer que Daniel put triompher de la grande Babylone, puissante, riche, séduisante ?”

De même, on peut s’interroger et se demander comment, aujourd’hui, un chrétien jeune et moins jeune, peut triompher de la séduction du monde. Et pourtant, nous pouvons tenir bon comme Daniel a tenu bon. Aujourd’hui encore, des hommes et des femmes refusent de se laisser souiller par le monde. Toutes les époques de l’Histoire ont été difficiles pour vivre leur foi. Pourtant à chacune de ces périodes, des hommes, des femmes, des jeunes et des adolescents ont marché fidèlement avec Dieu et ont refusé de se laisser souiller par le monde.

Sommes-nous de ceux qui ont choisi de faire la différence en refusant de se laisser souiller par le monde ? Sommes-nous les nouveaux Daniel du 20e siècle, marchant la tête haute, le cœur et le corps purs de toutes souillures du monde ?

Jésus disait : « Heureux ceux qui ont le cœur pur. » (Matthieu 5.8a). Et l’apôtre Paul écrivait encore, conduit par le Saint-Esprit : « Marchez comme des enfants de lumière | au milieu d’une génération perverse et corrompue. » (Ephésiens 5.8 | Philippiens 2.15b). Est-ce possible ? Oui ! Parfois certains chrétiens perdent courage et se disent : “C’est trop haut, trop élevé, trop difficile, on n’y arrivera pas.” C’est une erreur ! Oui, c’est haut, mais pas trop haut ! Les exigences de l’Evangile sont élevées mais pas inaccessibles, parce que Dieu a mis en nous sa Grâce, qui nous permet de répondre à ses exigences. C’est donc possible ! Sans aucun doute pas facile, mais possible, et cela, non pas par nous-mêmes, mais par la puissance qui agit en nous. L’apôtre disait : « … non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » (1 Corinthiens 15.10b). Elle agit en nous. Vous êtes des enfants de Dieu, alors cet objectif à atteindre devient possible.
Dieu, un père aimant

Le livre prophétique de Daniel nous décrit non seulement la fidélité de Daniel mais avant tout la fidélité de Dieu pour ses enfants. Quand Daniel va prendre la décision de ne pas se souiller comme les autres, il fait le choix de l’obéissance et de la fidélité. Le texte biblique dit : « Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce devant le chef des eunuques. » (Daniel 1.9). Dieu va le protéger, le garder et le défendre au milieu de Babylone. Mais plus encore, Dieu va récompenser la foi et la fidélité de Daniel.

Souvent nous oublions cette question importante : « … il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11.6b). Dieu est celui qui “paye”, récompense la foi et l’obéissance, et ce non seulement dans l’au-delà, mais déjà en partie ici-bas. Nous croyons souvent, par erreur, que Dieu éduque et corrige ses enfants seulement à coup de punitions. Dieu nous éduque aussi par le moyen des récompenses. Dieu récompense ceux qui le cherchent et qui veulent vivre dans la fidélité.

C’est une application évidente pour les parents dans l’éducation des enfants. Nous n’avons pas seulement à utiliser la punition et la correction pour éduquer nos enfants (comme souvent nous le pensons). Nous devons aussi les éduquer à l’aide de récompenses qui feront parfois beaucoup plus d’effet que les sanctions.

Dieu nous corrige et nous éduque parce qu’il nous aime, mais il nous récompense aussi pour nous encourager. Si Dieu nous éduquait seulement par des corrections et des punitions, nous serions certainement découragés. Mais Dieu ajoute aussi la récompense.

Pour éduquer nos enfants, il est utile de nous servir de cette vérité, en utilisant ces méthodes divines. Dieu veut encourager et récompenser notre foi, notre obéissance et ce, déjà ici-bas. Nous avons tout à gagner en marchant avec le Christ dans l’obéissance.

Aujourd’hui, Dieu cherche encore des hommes, des femmes, des jeunes comme Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria pour vivre au milieu du terrain de l’ennemi, à la gloire de Jésus-Christ.

En trouvera-t-il parmi nous ? Plaise à Dieu qu’il puisse les trouver nombreux !

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