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Le plan de Dieu pour Israël (2/2)

Le plan de Dieu pour Israël (2/2)

Prédication en quatre volets
ALLER A LA PARTIE 1

VOLET 3
Epître aux Romains 2.17-29 ; 9.6 – Epître aux Galates 3.6-9
Il y a Israël et Israël !

Nous poursuivons notre série consacrée à Israël, et plus précisément au plan de Dieu pour le peuple élu. L’élection d’Israël et l’appellation “peuple élu” ne lui sont pas attribuées grâce à des qualités exceptionnelles, mais trouvent leur cause dans la grâce souveraine de Dieu.

Il est important de noter la nature de l’élection d’Israël. Sinon l’on comprend mal ce choix. En effet, une mauvaise compréhension de la réalité conduit Israël à se croire meilleur que les autres peuples et à en tirer gloire. Israël se fourvoie et devient alors vaniteux, puisqu’au lieu de rendre gloire à Dieu, il s’attribue la gloire à lui-même. Les antisémites se fourvoient aussi. En effet, en constatant la vanité du peuple élu qui s’attire à lui la gloire, ils veulent dès lors le sanctionner et le punir. Les chrétiens s’égarent eux aussi quand cette doctrine de l’élection d’Israël est mal comprise. En effet, au lieu de glorifier Dieu qui choisit souverainement, certains chrétiens portent leurs éloges sur Israël. Ils devraient pourtant les porter sur Dieu seul. Ainsi donc si l’élection d’Israël est mal comprise, tout le monde y perd et fait fausse route, tant les Juifs, que les antisémites, et que les chrétiens.

Le but de cette élection est précis : Dieu voulait faire de ce peuple, un peuple serviteur. Israël devait être un peuple au service de Dieu d’une part et d’autre part au service des nations. Israël devait être un peuple chargé d’une mission spéciale. Il n’y a donc aucune raison de jalouser l’élection d’Israël. En effet, quand Dieu choisit ce peuple, il le fait pour bénir Israël mais aussi pour nous bénir, pour bénir le monde !

Quelle était la mission de ce peuple élu ? Il devait à la fois transmettre la Parole de Dieu aux nations, et être l’instrument de l’Eternel pour le salut du monde. Dieu s’incarnera dans ce peuple. C’est dans cette nation que Christ le Messie, le Fils de Dieu, viendra au monde. Dans le peuple juif, Dieu prendra forme humaine, en la personne de Jésus-Christ, pour sauver le monde.

Nous avons souligné, comme les prophètes n’ont pas manqué de le faire, qu’Israël a manqué à sa mission. Pourtant malgré cela, Dieu n’a pas rejeté Israël. Malgré la désobéissance et l’infidélité du peuple choisi, Dieu continue d’accomplir son plan au travers de cette nation. Malgré tous les manquements du peuple juif, Dieu a donné sa Parole au monde, et le Fils de Dieu est venu parmi les hommes. La nation d’Israël reste dans le plan de Dieu.

Le peuple élu porte une part de responsabilité dans la mort du Christ, comme les Romains, comme tout homme. En effet, la véritable cause de la mort du Messie est spirituelle : c’est le péché de tous les hommes. Et comme nous avons tous péché, nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui s’est passé à Golgotha. Personne n’a le droit de charger le peuple juif de tous les maux de la terre, ni de le montrer du doigt en tant que peuple déicide.

Cette doctrine doit être clairement comprise. Cette compréhension exige un effort, mais ce sujet est tellement passionnant ! Bien comprendre la réalité permet de saisir correctement le sens de ce qui doit encore arriver dans le monde. Dans Romains 9.6, l’apôtre Paul, conduit par le Saint-Esprit, nous donne une clé importante pour comprendre le plan de Dieu au travers du peuple d’Israël. L’apôtre écrit : « Tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël. » Cela signifie en quelque sorte qu’il existe deux Israël. Il y a un Israël selon la chair et un Israël selon l’esprit.

La distinction se fait entre l’Israël national, le peuple, la nation, et l’Israël spirituel. Le premier englobe tous les rouages de l’État, le gouvernement, l’armée, la législation, la monnaie, la constitution, les diverses autorités civiles et politiques. Le second Israël, existant au sein du précédent, est spirituel, selon l’Esprit de Dieu. Il est constitué par les Israélites nés de nouveau, qui croient en Jésus-Christ. Cet Israël spirituel comprend notamment les Juifs messianiques, c’est-à-dire les Juifs qui ont reconnu Jésus comme le Messie et qui croient en Christ. Ils ont mis leur foi, leur confiance dans le sacrifice de Jésus-Christ.

Mais la Parole de Dieu va encore un peu plus loin. En effet, Paul écrit que tous les chrétiens de par le monde qui croient en Jésus-Christ sont eux aussi appelés “l’Israël de Dieu”. Dans l’Epître de Paul aux Philippiens, l’apôtre déclare : « Car les vrais circoncis (les vrais Juifs, le vrai peuple de Dieu) c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » (Philippiens 3.3). Il ne faut pas en déduire qu’il y a un vrai et un faux Israël.

En fait, d’une part il y a un Israël selon la chair (on est juif par naissance) via la chair et le sang. D’autre part, il y a un Israël selon l’Esprit, constitué par tous ceux et celles qui, à travers le monde, croient en Jésus-Christ le Seigneur. Nous trouvons dans la Parole cette expression : « l’Israël de Dieu ». (Galates 6.16). Cet Israël selon l’Esprit comprend tous ceux, Juifs ou non, qui croient en Jésus-Christ. Ainsi Abraham est présenté comme le père du peuple juif, mais avec deux postérités : une descendance selon la chair, et une autre selon l’Esprit. Conduit par le Saint-Esprit, l’apôtre Paul écrit : « Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur. » (Romains 2.28). La vraie circoncision est le résultat de l’œuvre de Dieu en nous, lorsqu’il nous sauve et nous rachète. Les véritables circoncis sont ceux dont le cœur a été changé et qui sont convertis. Selon la Parole, le Juif n’est pas celui qui est circoncis dans la chair, mais bien celui qui a connu la circoncision du cœur. Cette dernière se produit quand un cœur se convertit à Jésus-Christ, quand une vie change par l’action du Saint-Esprit. Ainsi donc si vous êtes né de nouveau, converti, vous faites partie de l’Israël de Dieu. Vous êtes alors juif selon l’Esprit de Dieu. Les chrétiens convertis à Jésus-Christ sont la postérité d’Abraham selon l’Esprit parce qu’ils croient en Christ. L’apôtre Paul écrira dans l’Epître aux Romains, qu’Abraham est le père de tous les incirconcis (les non-Juifs) qui croient, et le père de tous les circoncis (les Juifs) qui croient. Ce qui nous unit, c’est notre foi en Jésus-Christ. Voilà l’Israël de Dieu. C’est l’ensemble de tous ceux et toutes celles qui croient en Jésus-Christ, qu’ils soient Juifs de naissance ou pas. La transcription moderne de Philippiens 3, par Alfred Kuen dit : « Car nous sommes maintenant le vrai peuple de Dieu, nous qui le servons et lui rendons notre culte par son Esprit, nous qui nous glorifions en Jésus-Christ et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair. » La postérité d’Abraham est donc double : les Juifs par naissance, et en même temps les enfants de Dieu (Juifs et non-Juifs) qui croient comme Abraham a cru.

Certains vont par conséquent avancer un faux raisonnement en disant que c’en est donc terminé pour la nation d’Israël, aujourd’hui remplacée par l’Eglise. Par conséquent selon eux il y aurait lieu de spiritualiser toutes les promesses faites par Dieu pour l’Israël de l’Ancien Testament. Prenons garde ! Il n’est nullement question de suivre cette démarche erronée. Dieu n’a pas changé d’avis. Il n’a pas changé ses plans. Il n’a pas modifié le destin d’Israël. Dieu n’a pas rejeté son peuple. Il a toujours pour la nation d’Israël, les Juifs selon la chair, un dessein particulier au milieu des nations, un plan qui s’accomplit. Ainsi, Dieu avait annoncé par les prophètes que cette nation serait dispersée parmi tous les autres peuples. Cela s’est produit en l’an 70 quand le peuple élu a été dispersé par les troupes de l’empereur romain Titus. Cette dispersion à travers le monde a été appelée “diaspora”. Le pays d’Israël est alors devenu un désert, un repaire servant de gîte aux chacals (Esaïe 35.7). Moïse avait déjà annoncé pour la nation d’Israël ce destin de la diaspora : « L’Eternel vous dispersera parmi les peuples, et vous ne resterez qu’un petit nombre au milieu des nations où l’Eternel vous emmènera. » (Deutéronome 4.27).

Mais les prophètes avaient aussi annoncé que la nation juive reviendrait un jour sur la terre promise. Ils avaient annoncé que Dieu ramènerait son peuple dans son pays. Ils avaient affirmé que ce pays refleurirait, que ce désert redeviendrait comme un jardin, que ce pays aride verrait jaillir des sources d’eaux. Le prophète Esaïe écrit : « Sur la terre de mon peuple croissent des épines et des ronces jusqu’à ce que l’esprit soit répandu d’en haut sur nous, et que le désert se change en verger, et que le verger soit considéré comme une forêt. Le désert et le pays aride se réjouiront, la solitude s’égaiera, et fleurira comme un narcisse, elle se couvrira de fleurs et tressaillira de joie. L’Eternel mettra dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier. Il mettra dans les lieux stériles le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble. Il rendra son désert semblable à un Eden et la terre aride à un jardin de l’Eternel. La terre dévastée sera cultivée, tandis qu’elle était déserte aux yeux de tous les passants et l’on dira : cette terre dévastée est devenue comme un Jardin d’Eden. »

Il y a un dessein pour la nation d’Israël. C’est ce que nous avons sous les yeux aujourd’hui. Nous en sommes les témoins par le biais de la presse et de la télévision. Il y a encore pour la nation d’Israël un dessein de Dieu qui s’accomplit. L’Eternel n’a pas rejeté son peuple, mais au contraire il promet : « Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, et je vous donnerai la terre d’Israël. » (Ezéchiel 11.17). « Je les retirerai d’entre les peuples, je les rassemblerai des diverses contrées, et je les ramènerai dans leur pays. » (Ezéchiel 34.13). Esaïe, Jérémie et Michée diront : « Je vous ramènerai dans Sion, à Jérusalem. » Pourquoi toutes ces promesses ? Certainement pas parce qu’Israël est meilleur que les autres. Mais parce que Dieu garde un plan pour la nation d’Israël. Dieu est fidèle. Il tient ses promesses, malgré la désobéissance du peuple élu. Tout cela nous montre que Dieu continue à accomplir son plan pour la nation d’Israël.

Il y a certes un destin pour l’Eglise, l’Israël de Dieu. Mais il reste aussi un dessein de Dieu pour la nation d’Israël. Le magnifique chapitre 37 du livre d’Ezéchiel devient Histoire. Les mots de l’Ecriture deviennent Histoire. Les promesses du Seigneur pour la nation d’Israël se réalisent parce que Dieu n’a pas rejeté son peuple. Dieu continue encore d’accomplir aujourd’hui ses desseins pour la nation d’Israël, les descendants d’Abraham selon la chair.

Aujourd’hui, massivement, la nation d’Israël refuse encore le Messie. Elle refuse, dans sa grande majorité, de reconnaître Jésus-Christ comme le Messie. Mais le plan de Dieu est en train de se réaliser. C’est pourquoi il faut garder un œil attentif sur Israël. Par ce peuple, Dieu réalise son plan ici sur la terre, malgré l’Incrédulité de la nation. L’accomplissement des prophéties est indépendant de la fidélité du peuple élu. La réalisation des promesses annoncées dépend du Dieu souverain, qui a dit et qui fera en sorte que les choses se déroulent conformément à ce qu’il a promis. Dieu n’a pas rejeté son peuple même si la nation d’Israël reste rebelle et incrédule.

Notre prière pour Israël, à nous chrétiens, reste la même que celle prononcée au temps de l’apôtre Paul. Ce dernier disait : « Le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour Israël, c’est qu’ils soient sauvés. » (Romains 10.1). Nous devons prier pour qu’Israël se tourne vers Jésus-Christ et qu’il reconnaisse Jésus de Nazareth comme le Messie. Nous devons prier Dieu afin qu’ils accueillent celui qui est mort à la Croix pour leurs péchés, qu’ils reconnaissent que Jésus est bien Dieu fait homme, qu’ils sachent que cet enfant de Marie est “Dieu parmi nous”, Dieu en chair parmi les hommes. Telle doit être notre prière. Nous devons prier pour qu’ils se convertissent et qu’ils croient en Jésus-Christ.

De plus, ce ne doit pas être notre prière seulement pour eux. Elle doit s’étendre à tout homme. Notre prière, à nous chrétiens, est que tout homme se convertisse et soit sauvé. Paul écrit dans l’épître aux Galates : « Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, (ce n’est pas d’être Juif ou non-Juif). Ce qui est important, c’est d’être une nouvelle créature en Jésus-Christ. » (Galates 6.5). Ce qui compte c’est de mettre notre foi en Jésus-Christ, c’est d’être sauvé pour l’éternité, c’est d’avoir nos péchés pardonnés et effacés. Si vous n’êtes pas encore converti, si vous n’appartenez pas encore à Christ, le plus important pour vous est de venir à Jésus. Notre vœu et notre prière est de vous voir venir à Jésus-Christ pour devenir une nouvelle créature. Il y a un seul chemin, un seul Sauveur. Il faut le reconnaître comme tel et se repentir.

Que les desseins de Dieu se réalisent pour la nation d’Israël et pour l’Israël de Dieu. Que sa volonté soit faite !

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