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Jésus nous pose des questions (2/2)

Jésus nous pose des questions (2/2)

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Voir aussi : “Les questions du Fils de Dieu”

VOLET 3
Matthieu 7.1-5 ; 7.21-29 – Luc 6.46-49

Revenons un instant à la question posée par Jésus et commentée lors d’une précédente prédication : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Luc 6:41-42).

Il est intéressant, à partir de ce texte, de réfléchir à une application au niveau de la famille ou du foyer. Savez-vous que les enseignements relatifs au couple, à la famille, au foyer ne se trouvent pas uniquement, comme souvent on le pense, dans Ephésiens 6 ? La majorité des enseignements de l’Ecriture peuvent et doivent trouver une application immédiate dans le cadre de la famille et du foyer. Lorsque nous lisons l’Ecriture, demandons-nous : “Comment puis-je appliquer cela dans mon foyer, dans ma famille ?” Ainsi, la Bible ne contient pas seulement des exhortations relatives à notre conduite dans l’Eglise ou dans la société, mais aussi à la maison. Pour ce domaine particulier, la Bible renferme des richesses bien plus précieuses que l’or.

L’expérience montre que la grande majorité des problèmes dans les foyers et les familles ont pour cause la négligence ou la désobéissance à un principe biblique de base, bien connu mais hélas non vécu. En général, il s’agit d’une vérité biblique d’une grande simplicité, d’une clarté évidente mais oubliée et non appliquée. Généralement un couple ne commence pas à sombrer lorsque se manifeste une grave faute comme l’adultère ou suite à d’importants problèmes financiers, mais bien souvent, déjà, avant cela.

Les exemples ne manquent pas :

« Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain. » (Ephésiens 4.25a). Un couple est en danger et commence à prendre l’eau quand les époux ne se disent plus la vérité. Et plus tard, apparaîtront de “grands” problèmes parce qu’au départ il y a eu de “petits” mensonges.
« Pardonnez-vous réciproquement. » (Colossiens 3.13). Certains couples sont menacés parce qu’ils n’obéissent pas à cet ordre élémentaire : le pardon refusé peut ébranler un couple.
D’autres foyers chrétiens sont en difficultés parce que, entre époux ou entre parents et enfants, on ne sait pas confesser, avouer, reconnaître ses fautes, ni ses péchés. Ils ne respectent pas ce principe biblique : « Confessez vos péchés les uns aux autres. » (Jacques 5.16).
« Ne vous vengez-pas vous-mêmes. » (Romains 12.19). Si à l’intérieur de la cellule familiale, on se venge soi-même, il y a péril en la demeure.
« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? » Combien d’époux ne vivent-ils pas depuis des années comme si la poutre se trouvait toujours dans l’œil de leur épouse et jamais dans le leur ; et inversement !… Si nous réfléchissons honnêtement à cette question posée par le Seigneur, et si nous l’appliquons à notre foyer, il ne peut que s’enrichir par cette règle d’or, source de bénédictions. De plus, outre l’application entre époux, cette question peut aussi être mise en pratique entre parents et enfants. Beaucoup de maux auraient été évités entre générations si cette parole énoncée par le Christ avait été écoutée.

De même, beaucoup d’autres exhortations de l’Écriture trouvent une application première dans la vie du couple ; leur mise en application révèle la richesse de la Parole de Dieu et son caractère pratique. Ne croyons pas que ces ordres du Seigneur soient inutiles. Ses recommandations peuvent aujourd’hui, si elles sont appliquées, sauver bien des foyers. Ne prenons pas ces questions du Seigneur à la légère.

Jésus nous pose une autre question : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis. » (Luc 6.46).

Cette parole du Seigneur nous apprend d’abord que le problème de l’obéissance à Jésus-Christ existe depuis le premier siècle. Ce sujet n’est pas nouveau et ne concerne pas seulement l’Eglise du vingtième siècle. Il existait déjà à l’époque des premiers chrétiens, au sein de l’Eglise primitive.

Ensuite, cette question du Seigneur nous enlève nos illusions sur cette Eglise primitive. Certains s’imaginent que les chrétiens du premier siècle étaient tous merveilleux, plus fidèles, plus généreux, plus zélés, plus courageux et plus obéissants. C’est faux ! Les récits bibliques nous révèlent qu’ils étaient comme nous et certains étaient paresseux, infidèles, difficiles, rebelles. Ces chrétiens du premier siècle ne s’habillaient pas comme nous, avaient des coutumes différentes, mais leur être intérieur était identique au nôtre. Si, dans un élan louable et spirituel, nous idéalisons ces chrétiens de l’Eglise primitive, l’Ecriture les décrit tels qu’ils étaient. Du reste Jésus pose cette question aux disciples qui le côtoyaient. Comme les chrétiens actuels, ceux du premier siècle devaient dire facilement : “Seigneur, Sei­gneur !”, mais ne faisaient pas ce que Jésus disait.

Matthieu 7 rapporte la fin du Sermon sur la montagne et notamment cette affirmation de Jésus : « Ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur !” n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. »

L’apôtre Paul écrivait à son jeune collègue Timothée : « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. » (2 Timothée 2.19).

Pour les chrétiens du monde entier, depuis la Pentecôte Jusqu’à ce Jour, le problème majeur est celui de l’obéissance à Jésus-Christ.

Il nous arrive de dire : “Seigneur, Seigneur !” et de ne pas faire ce que Jésus commande. Ceci était aussi vrai avant la naissance de l’Eglise, dans toute l’histoire de l’Ancien Testament. Déjà le prophète Samuel disait à Saül : « Tu as oublié que l’obéissance vaut mieux que les sacrifices. » Ce que le Seigneur attend en premier, avant nos dons, nos prières, nos chants, notre témoignage, c’est l’obéissance. « L‘obéissance vaut mieux que les sacrifices et la désobéissance est aussi coupable que le spiritisme, la divination ou l’idolâtrie. » (1 Samuel 15.22).

Ensuite, troisièmement, cette question de Jésus nous enseigne que nous nous trahissons souvent par nos paroles, parce que nos actes ne les suivent pas. Plus que nos paroles, nos actes ont de la valeur aux yeux de Dieu, et nous devons maintenir la cohérence entre la parole et le geste qui l’accompagne. Hélas, il y a souvent divorce entre les deux.

Quatrièmement, Jésus-Christ nous montre son étonnement et sa déception devant l’inconséquence des disciples. C’est un peu comme si Jésus ne parvenait pas à comprendre ce décalage entre le dire et le faire des disciples, lui qui était un, entier, intègre, conséquent, obéissant. Jésus-Christ est souvent déçu par le “OUI” de nos lèvres démenti par le “NON” de nos actes.

Ce qui compte le plus pour Dieu, ce ne sont pas les mots : “Seigneur, Seigneur !”, mais nos actes ! Dieu ne nous apprécie pas seulement sur la base de nos paroles mais surtout d’après nos actions. Du reste, nous agissons de la sorte avec les autres ; nous regardons non pas tant à ce que les gens disent qu’à ce qu’ils font. Si nous appelons le Christ “Seigneur”, nous avons raison puisqu’il l’a dit lui-même : « Vous m’appelez Le Maitre et Le Seigneur, vous dites bien car je le suis. » (Jean 13.13). Mais alors soyons conséquents jusqu’au bout. En appelant Jésus-Christ “Seigneur, Seigneur !”, soyons obéissants … surtout dans nos actes.

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