EPE Charleroi - 190 rue des Cayats - 6001 Marcinelle - +32 71 32 84 92

De toutes parts mais toujours vers la Bible

De toutes parts mais toujours vers la Bible

Ce dimanche, nous partirons d’un fait divers, de l’actualité, ou d’une citation, mais nous reviendrons toujours vers la Bible.

1er volet

En 1981, sortait le film “Les chariots de feu” qui bouleversa ceux qui l’ont vu. Ce film reçut de nombreuses récompenses et fut couronné de quatre oscars. Ce film est tiré d’une histoire vraie.

Eric Liddell, fils d’un missionnaire en Chine, était un chrétien fidèle. Il fut sélectionné pour la finale du 100 mètres. Elle devait se courir un dimanche, il refusa de courir le jour du Seigneur. Malgré les pressions du milieu sportif et politique, il resta fidèle a ses convictions chrétiennes. La finale du 200 mètres se courait un jour de semaine. Le comité des Jeux Olympiques accepta le change–ment : Eric courrait le 200 mètres en semaine. Il n’était pas préparé pour cela, mais il prit le départ et gagna la course. Il reçut la médaille d’or. Le film s’arrête là !

Dieu attend de nous la même fidélité qu’Éric aux valeurs chrétiennes. Ne cédons pas ! Tenons ferme ! Quand le Seigneur dit “NON” c’est non et quand il dit “OUI” c’est oui, et nous sommes gagnants, même s’il n’y a pas de médaille d’or.

Laissons la Parole de Dieu imprégner notre vie, nos décisions, nos pensées, nos choix.

Quand le film s’arrête, la vie d’Eric Liddell continue. Il ne fit plus de sport, mais consacra sa vie à Dieu en tant que missionnaire en Chine. C’était la période de la Seconde Guerre mondiale. Il fut fait prisonnier des Japonais et jeté en prison. Il développa un cancer du cerveau. Chaque dimanche dans l’hôpital où il s’éteignait, des musiciens jouaient à proximité un cantique anglais qu’Eric avait demandé : “Sois calme mon âme”. Des paroles que l’on retrouve tant de fois dans les Psaumes et les Proverbes.

Certains poseront la question : “Pourquoi une telle fin ?” Nous pouvons tous nous noyer dans nos “pourquoi”. Pourquoi ai-je raté mes examens ? Pourtant, j’ai étudié, je n’ai pas triché ! Pourquoi un divorce ? Pourtant, j’ai été fidèle, sérieux.

Pourquoi les enfants se détournent-ils de nous ? Nous avons été de bons parents. Pourquoi après dix ans de mariage n’avons-nous toujours pas d’enfant ? Pourquoi la mort de notre fille à 12 ans, 42, 52 ans ? Nous avons toujours servi fidèlement le Seigneur. Pourquoi y a-t-il eu 18 morts lorsque la tour de Siloé s’écroula à Jérusalem ? (Luc 13.4-5). Jésus ne l’explique pas, mais lance un appel à la repentance. Chrétiens, nous devons savoir vivre avec nos “pourquoi”. Nous avons le droit de demander “pourquoi” mais pas de nous arrêter.

2e volet

Warren Buffet, économiste américain de renommée mondiale, une des personnes les plus riches au monde, se présenta à 19 ans à l’université d’Harvard, à la Faculté d’Administration. Le comité refusa son admission. Plus tard, après avoir réussi sa carrière, il dit : “Tout ce que, dans ma vie, j’ai cru être un événement néfaste sur le moment, s’est révélé un avantage en définitive.”

Beaucoup, parmi nous et moi avec, sans être riche comme Buffet, nous pouvons dire la même chose. Souvent, nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez ! Sur le moment, nous disons “Pourquoi”, “Pourquoi moi ?” Ensuite, une semaine, un an, dix ans … nous reconnaissons : “Heureusement que cela ne s’est pas passé comme je le voulais !” Tel événement néfaste, humiliant, douloureux, révoltant, m’a été en définitive avantageux !

Savez-vous qui, dans la Bible, pouvait dire cela ? Joseph le patriarche. Il a dû souvent se poser bien des ‘’pourquoi’’ Pourquoi mes frères voulaient-ils me tuer ? Pourquoi suis-je en Egypte, loin d’Israël et de ma famille ? Pourquoi la femme de mon maitre a-t-elle menti en m’accusant faussement ? Pourquoi le Seigneur n’a-t-il pas fait éclater la vérité ? Pourquoi l’échanson du pharaon m’a-t-il oublié ? Pourquoi les treize plus belles années de ma vie (17 à 30 ans) se sont-elles passées dans la souffrance et l’injustice ?… Mais, un jour, comme Warren Buffet, Joseph découvrit que tout ce qu’il avait cru être un événement néfaste sur le moment, se révéla avantageux en définitive. Joseph le dit magnifiquement à ses frères dans Genèse 50.20 : « Vous aviez médité de me faire du mal ; mais Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. »

Cet enseignement nous invite tous à voir la vie autrement. Nos échecs nos pleurs, nos maladies, nos deuils, une crise dans l’Eglise peuvent se révéler un avantage. La Bible affirme : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » (Romains 8.28).

3e volet

Si l’on vous demandait ce qui tua le plus de gens dans le monde, sans que ce soit une maladie, que répondriez-vous ? Le suicide ? Notre pays est en tête de liste pour l’Europe : 3 suicides par jour tous les jours et plus de 10 tentatives quotidiennement. Le plus grand danger pour nos enfants, ce n’est pas un accident de voiture ou un cancer, mais le suicide. Ce ne sont pas les pauvres, mais souvent les plus riches qui passent à l’acte. Tout ce qu’ils ont reçu ne les satisfait pas ! C’est le nouveau mal du siècle.

En France, on compte 12.000 suicides par an. Dans ‘’Le Figaro’’, Madeleine Bazin de Jessey, agrégée en littérature française non chrétienne, parlant des jeunes a écrit : ‘’Donnez-leur un idéal ! Ils ont besoin de repères ; nous leur avons donné une société sans racines, sans projets communs et sans limites.’’

Quant à nous, chrétiens, nous dirons : les jeunes ont besoin de l’Evangile, de l’amour de Dieu, du message et du modèle de Jésus-Christ, besoin de racines et de valeurs chrétiennes, d’une espérance au-delà de la mort, des certitudes pour vivre, besoin de connaître le sens et le but de la vie et pourquoi nous sommes sur terre. Car en ayant tout, les jeunes n’ont rien, leur cœur reste désespérément vide.

Jésus a dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4.4). C’est-à-dire : l’homme ne vit pas uniquement pour remplir son estomac, mais il doit vivre aussi de la Parole de Dieu pour nourrir son âme.

4e volet

Alexandre le Grand (4e siècle avant Jésus-Christ), le plus fameux conquérant de l’Antiquité, vit comparaître devant lui un soldat accusé d’avoir fui devant l’ennemi. “Quel est ton nom ?” demanda-t-il au soldat. Le soldat répondit : “Alexandre”. Alexandre le Grand prit le couard par les épaules et cria : “Soldat, tu dois changer d’attitude ou changer de nom.” Quelle belle leçon ! Changer de conduite ou changer de nom. Ne te déclare plus chrétien si tu ne changes pas !

La Bible évoque “le beau nom que vous portez.” (Jacques 2.7) Quel beau nom ? Le nom de “chrétien”. Actes 11.26 nous apprend que c’est à Antioche que pour la première fois, on appela les disciples “chrétiens”. Beaucoup de gens sont appelés “chrétiens” alors qu’ils n’ont jamais changé de conduite.

Si tu es chrétien, ne vole plus, ne ment plus, ne jure plus, ne triche plus, ne court plus après l’argent, … Rien ne fait plus de tort ou de mal à l’Evangile que des chrétiens qui n’ont pas changé de conduite. Jean-Baptiste adressa cette exhortation aux Pharisiens qui venaient à son baptême : « Portez du fruit digne de la repentance. » (Matthieu 3.8).

5e volet

On entend parfois cette expression : “Aide-toi et le ciel t’aidera.” Des chrétiens ajoutent : “Jésus a dit : aide-toi…, c’est-à-dire : moi, je fais ma part et Dieu fera le reste. Comme si en préparant un camp, une prédication, on se disait : “J’ai bien tout préparé, maintenant, c’est à toi d’agir Seigneur !” Mais dans tout ce qui a été préparé, c’est Dieu qui agit. Ecoutez ceci : Un chrétien cherche une place pour se garer ; il prie : “Seigneur aide-moi à trouver une place.” Il tourne en rond et trouve finalement un emplacement libre. Il dit : “Plus besoin que tu cherches, Seigneur, j’ai trouvé.”

6e volet

Albert Einstein a dit : “Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome !” Il reconnaît par-là combien le cœur humain est dur.

La Bible dit : « Le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout et il est méchant. » (Jérémie 17.9). Et Jésus a déclaré : « C’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités (pornographie), les meurtres, les viols, les cupidités (amour, argent), les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. » (Marc 7.21).

Il faut la puissance de Dieu et celle du Saint-Esprit pour convaincre un cœur incrédule et tordu, le faire exploser comme une pierre.

Personne n’est capable de comprendre la complexité de toute la technologie nécessaire pour désintégrer un atome, ni la puissance que Dieu déploie pour désintégrer notre résistance à l’Evangile, ni non plus l’infinie grandeur de la puissance qu’il a déployée en Christ en le ressuscitant des morts.


 

Prédication apportée le 9 septembre 2018 par Philippe HUBINON
Résumé : Marie-Rose GÉRARD – Encodage : Efrem GERONAZZO

 

Fermer le menu