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Albert Einstein (1879-1955)

Albert Einstein (1879-1955)

Dieu
Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.
Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito.
Ma religion consiste en une humble admiration envers l’esprit supérieur et sans limites qui se révèle dans les plus minces détails que nous puissions percevoir avec nos esprits faibles et fragiles. Cette profonde conviction sentimentale de la présence d’une raison supérieure se révélant dans l’univers, voilà mon idée de Dieu. L’escalier de la science est l’échelle de Jacob, il ne s’achève qu’aux pieds de Dieu.
Alors qu’à 11 ans Yehudi Menuhin joue du violon au Carnegie Hall de New York, Albert Einstein l’entend et s’exclame : « Maintenant je sais qu’il y a un Dieu dans les cieux ! »

L’univers • La vie
L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d’un hasard aveugle, est aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire.
Nous voyons un cosmos admirablement ordonné et notre entendement limité ne peut saisir la force qui maintient tout en mouvement.
Tout est déterminé par des forces sur lesquelles nous n’exerçons aucun contrôle. Ceci vaut pour l’insecte autant que pour l’étoile. Les êtres humains, les légumes, la poussière cosmique – nous dansons tous au son d’une musique mystérieuse, jouée à distance par un flûtiste invisible.
En apparence la vie n’a aucun sens et pourtant il est impossible qu’elle n’en ait pas un.
Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible.

Formation et discipline de l’esprit
L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
Il faut toujours penser par soi-même. Ne rien apprendre par cœur, mais tout redécouvrir et, en tout cas, ne rien accepter qui ne soit prouvé. Ne rien négliger de ce qui est concevable ou imaginable.
L’imagination est plus importante que le savoir.
Savoir que ce qui nous est impénétrable existe cependant, que nos facultés obtuses n’appréhendent que sous une forme primitive : cette certitude, ce sentiment est au cours de tout sens religieux véritable.
La science sans la religion ressemble à un boiteux ; la religion sans la science ressemble à un aveugle.
Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort, la science devient criminelle. [1946]
L’émotion la plus magnifique et la plus profonde que nous puissions éprouver est la sensation mystique. Là est le germe de toute science véritable. Celui à qui cette sensation est étrangère et qui ne sait pas être saisi d’admiration, ni éperdu d’extase, est un homme mort.

La relativité
Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.

Maximes et sentences
La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.
La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.
Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.
La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature.
C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.
Je ne m’inquiète jamais de l’avenir. Il arrive bien assez tôt.
Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.
Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.
La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !
Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas.
L’ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l’ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas.
La politique est éphémère mais une équation est éternelle.
Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.
Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.

Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite.
Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes !

Albert Einstein
(14 mars 1879 à Ulm, Württemberg, Allemagne - 18 avril 1955 à Princeton, New Jersey, États-Unis)
Physicien d’origine allemande naturalisé suisse, puis américain. Il établit la théorie du mouvement brownien et, appliquant la théorie des quanta à l’énergie rayonnante, aboutit au concept de photon.
Il est surtout l’auteur des théories de la relativité (relativité restreinte, 1905 ; relativité générale, 1916), qui ont marqué la science moderne, dans lesquelles il révise profondément les notions physiques d’espace et de temps, et établit l’équivalence de la masse et de l’énergie (E = mc2).
Épris de justice et de paix, il cosigna la lettre au président Roosevelt qui, devant la menace allemande, lança les recherches sur l’arme nucléaire. Mais, après la guerre, il lutta activement contre la prolifération de cette arme, notamment avec B. Russell. (Prix Nobel 1921.)
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