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    Les plaisirs et le bonheur

    | Ecclésiaste 6 : 1 à 12
     

    Comme tous les hommes, l’Ecclésiaste cherche le bonheur. Que l’on soit jeune ou plus âgé, nous recherchons tous le bonheur ; quelles que soient nos connaissances, notre origine, notre couleur de peau, nos convictions. Le livre de l’Ecclésiaste est en quelque sorte une réflexion sur le bonheur. On pourrait du reste dire cela de toute la Bible.

    Ce sujet du bonheur reste toujours d’actualité. La Bible parle très souvent de cette question. Les Ecritures ne traitent pas seulement du péché, du jugement, de la mort, du Saint-Esprit, de l’Eglise, de la prière, de divers sujets à caractère spirituel. La Bible traite également du bonheur et du plaisir. Le Dieu de la Bible est favorable au bonheur des hommes. Le Dieu Créateur a créé l’homme pour qu’il soit heureux, et ce pas seulement dans l’au-delà mais aussi dès ici-bas. Evidemment, le bonheur ici-bas reste imparfait, incomplet, en attendant le parfait bonheur là-haut près du Seigneur.

    Ne déformons pas l’enseignement chrétien en affirmant que la Bible ne traite exclusivement que du bonheur futur relatif au ciel. Nous devons reconnaître que les Ecritures parlent davantage du bonheur ici bas que dans l’au-delà. La Parole de Dieu laisse un voile au sujet de cette béatitude éternelle auprès de Dieu. On ne connaît presque rien au sujet du bonheur dans le ciel. Nous le découvrirons quand nous serons là-haut près du Seigneur. Mais la Bible parle beaucoup du bonheur ; de ces questions qui concernent notre vie ici-bas.

    Dès les premières pages, la Bible enseigne que l’homme a été créé pour le bonheur, Quand Dieu a créé l’homme, il l’a placé dans un jardin, et non pas dans une caverne, ni dans la boue. En fait l’Ecriture nous dit que l’homme était placé dans un jardin à l’intérieur du jardin. Telle est la signification du jardin d’Eden : un jardin dans un jardin. Lors de la création, c’était le bonheur, et l’homme avait été créé pour ce bonheur. Mais malheureusement en choisissant le péché, l’homme a tout gâché. De suite ainsi, l’Ecriture va nous faire découvrir que le bonheur n’est pas dans le péché. Or, beaucoup de personnes cherchent justement leur bonheur dans le péché. Ces gens s’imaginent que le bonheur se trouve dans le mal. Ils pensent que le bonheur se trouve dans tout ce qui est interdit, dans tout ce que la Bible ne nous permet pas de faire. On peut ainsi se demander si les gens cherchent le bonheur ou le plaisir. Ces deux notions ne sont pas les mêmes, mais tota-lement différentes. Le plaisir est beaucoup plus facile, plus concret, plus rapide, plus accessible et plus simple que le bonheur. Mais il est aussi beaucoup plus éphémère. Manger une bonne crème, écouter de la musique, apprécier un bon spectacle, c’est facile, concret, rapide, accessible, simple mais éphémère. On peut ainsi multiplier les exemples qui évoquent bien des plaisirs. Le bonheur lui, est beaucoup plus difficile, plus complexe, plus abstrait, moins instantané. Il a besoin de temps. Le plaisir est quelque chose qui se prend. Le bonheur est quelque chose qui se construit. Le bonheur n’est pas aussi accessible ni aussi facile que le plaisir. Le bonheur est dans le temps. Le plaisir est pour les sens, le bonheur est pour l’âme.

    Ni l’Ecclésiaste, ni l’ensemble de l’enseignement biblique ne font le procès du plaisir. La Bible parle avec éloges du plaisir. Elle n’est en aucune manière contre le plaisir des sens. Nos sens nous ont été donnés par Dieu. Il n’y a pas de mal à apprécier le chocolat, à faire un bon repas, à boire avec modération un peu de vin ou un peu de bière. L’apôtre Paul disait à Timothée : « Fais usage d’un peu de vin. » (1 Timothée 5.23). L’apôtre Paul dira encore : « Mangez de tout ce qui se vend au marché. » (1 Corinthiens 10.25). La Bible dit : « Jouis de la vie avec la femme de ta jeunesse. » (Proverbes 5.18). L’Ecclésiaste dira : « Au jour du bonheur, sois heureux. » (Ecclésiaste 7.14).

    Il existe des plaisirs sains, bons pour l’homme, et qui ne sont pas réprouvés par Dieu. Par contre d’autres plaisirs sont malsains.

    L’enseignement de la Bible n’est nullement contre les plaisirs sains, justes et bons. Ils ont leur place dans la vie du chrétien. Beaucoup de chrétiens ont malheureusement mal compris la notion du plaisir. Ils pensent de façon erronée que tout plaisir est synonyme de mal. Tel n’est pas renseignement de la Bible. Tout plaisir ne doit pas être confondu avec le monde. Il faut veiller à ne pas commettre cette erreur sous peine de devenir semblable à un ascète ou un bouddhiste pour qui le mal dans le monde vient du désir, qui doit donc être renié ou refoulé. Le plan de Dieu nous invite seulement à renoncer aux plaisirs malsains, coupables et impurs. L’Ecriture nous invite à renoncer à l’ivrognerie, à l’adultère, aux excès de table, aux histoires grivoises. Mais cela ne doit pas nous empêcher de reconnaître qu’à côté des plaisirs coupables ou impurs, il existe des plaisirs sains donnés par Dieu à l’homme.

    Comment allons-nous faire la différence entre les plaisirs sains et malsains, entre ceux qui sont bons pour l’homme et ceux qui sont à réprouver ? Comment allons-nous faire cette distinction ? En utilisant la Parole de Dieu. L’Ecriture fera le triage pour guider celui qui cherche, qui est honnête. Le Psalmiste disait : « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105). L’Ecriture rend sage, elle éclaire.

    En courant après les plaisirs impurs, l’homme trouve souvent son malheur ; et même parfois la mort. Voici quelques exemples. James Dean, acteur américain, était un passionné de voitures. Il trouvait grand plaisir à rouler à haute vitesse. Un jour, en y trouvant son plaisir, il a aussi trouvé la mort. Des milliers de gens sont avides de plaisirs immoraux : ils sont ainsi contami¬nés par le sida et certains d’entre eux trouveront en fait la mort. Bien des gens pen¬sent ainsi que le bonheur consiste à ajouter plaisirs sur plaisirs. Les plaisirs impurs font rêver. Mais ce sont des plaisirs trompeurs qui ne remplissent pas le cœur et peuvent conduire à la mort. Ces plaisirs malsains ne font jamais bon ménage avec le bonheur. C’est pourquoi le chrétien doit toujours demeurer vigilant parce que l’esprit du siècle veut nous enseigner le contraire. Les journaux, les revues, les écrans de télévision, le cinéma, la littérature sont saturés de cet esprit de « bonheur » auquel on veut nous faire croire.

    L’Ecclésiaste nous rappelle trois choses :

    La fin du discours de l’Ecclésiaste se résume en une formule, la réponse qu’il propose à cette question du bonheur : « Crains Dieu et observe ses commandements. » (Ecclésiaste 12.15).

    Le Nouveau Testament exprimera cette vérité sous une autre forme. Jésus dira : « Croyez en Dieu, et croyez en moi. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » (Jean 7.38). Jésus ajoute : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru. » (Jean 20.29). Il y a du bonheur à croire même si l’on n’a pas vu. Jésus a dit : « Celui qui écoute ma parole, et qui croit à Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle. » (Jean 5.24). N’est-ce pas cela le bonheur ? Jésus a dit à ses disciples : « Vous êtes heureux si vous savez ces choses, pourvu que vous les pratiquiez. » (Jean 13.17). Crains Dieu et observe ses commandements. Aime Dieu et fais ce qu’il ordonne. Oui ! Il y a du bonheur à aimer Dieu, à obéir à ses commandements. Faisons attention, parce que le bonheur ne réside pas seulement dans le fait de croire en Dieu, mais aussi dans le fait d’obéir aux commandements de Dieu. Parfois en tant que chrétiens, nous perdons de vue cette remarque importante. Nous croyons, nous prions, nous allons au culte, nous lisons la Bible, nous chantons des cantiques, nous participons à la Cène, mais nous oublions que le bonheur est aussi dans l’obéissance aux commandements de Dieu. Entendre les invitations de Dieu, les exhortations du Christ, les commandements divins, c’est une chose. Mais mettre en pratique en est une autre. Jésus a bien dit : Vous êtes heureux pourvu que vous pratiquiez ces choses. La connaissance ne suffit pas ! Le bonheur nécessite la mise en pratique des commandements de Dieu. L’apôtre Jean écrira : « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.3).

    L’Ecclésiaste a compris que rien ne vaut le bonheur. Il pose en quelque sorte les questions suivantes : A quoi bon être riche, si l’on n’est pas heureux ? A quoi bon être savant si l’on n’est pas heureux ? A quoi bon être célèbre si l’on n’est pas heureux ? A quoi sert la beauté sans le bonheur ? A quoi bon être en bonne santé si l’on n’est pas heu¬reux ? A quoi bon avoir une belle situation si l’on n’est pas heureux ? A quoi bon vivre deux fois mille ans si l’on n’est pas heureux ? Ainsi donc l’Ecclésiaste a compris que rien ne vaut le bonheur. Il écrit : « Quand un homme aurait cent fils, vivrait un grand nombre d’années, si son âme ne s’est point rassasiée de bonheur, je dis qu’un enfant mort-né est plus heureux que lui. » (Ecclésiaste 6.3). Et il ajoute : « Qu’est-ce que vivre deux fois mille ans sans jouir du bonheur ? » (Ecclésiaste 6.6). A quoi bon vivre longtemps si l’on n’est pas heureux ?

    L’Ecclésiaste dira encore : « Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme de bien-être, au milieu de son travail, mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. » (Ecclésiaste 2.24). Le bonheur se trouve dans le fait de savoir recevoir de la main de Dieu les biens qu’il nous donne. Cela pourrait se traduire en langage courant : mange ton pain et bois ton café avec reconnaissance, en sachant que cela vient de Dieu. Nos plaisirs sains viennent de Dieu.

    Notre relation personnelle avec Dieu fait notre bonheur. Le bonheur ne réside pas dans l’abondance des dons, mais dans la connaissance personnelle de Celui qui fait les dons. Jésus a dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17.3).

    L’Ecclésiaste pose cette question : « Qui donc sait ce qui est bon pour l’homme dans la vie, pendant le nombre des jours de sa vie de vanité, qu’il passe comme une ombre ? » (Ecclésiaste 6.12).

    L’intelligence ne consiste pas seulement à bien répondre aux questions, mais aussi et surtout à savoir poser les bonnes questions.

    L’Ecclésiaste pose ici la bonne question : qui sait ce qui est bon pour l’homme ? C’est la bonne question qui nous aide à cerner le problème du péché. Il est important de savoir ce qui est bon pour nous. Notons que les mots « bon » et « bonheur » ont une même racine. Le bonheur, n’est-ce pas savoir choisir ce qui est bon ? Qui donc sait ce qui est bon pour l’homme ?

    Celui qui a créé l’homme. Celui qui nous a donné la vie, qui nous fait respirer. Lui sait ce qui est bon pour nous, et il répond à la question posée. Où va-t-il nous expliquer ce qui est bon pour l’homme, ce qui fera son bonheur ?

    La Bible dit : « Ta parole est la vérité. » (Jean 17.17) ; « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc 11.28) ; « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » (Psaumes 119.9) ; « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) ; « Ecoutons la fin du discours ; crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit tout homme. » (Ecclésiaste 12.15). Le frère du Seigneur dira : « Heureux ceux qui écoutent la parole et qui la mettent en pratique. » Le livre des Psaumes s’ouvre par cette affirmation : « Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la Parole de Dieu, et qui la médite jour et nuit ! » (Psaumes 1.2). Ce bonheur porte un nom ; il s’appelle Jésus-Christ. C’est en Lui que l’homme trouve son bonheur. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN — Bulletin “Résurrection” de mai 1997.

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