logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 577Aujourd’hui... novembre 2009
    VIDÉO - Le mot "aujourd’hui" se trouve dans plusieurs textes de la Bible.
    logo ARTICLE 517Je me suis trompé ! juin 2009
    Georges Clemenceau afficha toute sa vie un athéisme radical. Avant sa mort, en janvier 1929, il fit à son collaborateur une déclaration surprenante.

    Dans la même rubrique

    L’Église : pas encore le paradis !

     | Ephésiens 5 : 25-27 - Jude 20-25
     

    Cette prédication est à rapprocher de la prédication intitulée
    Faut pas rêver l’Eglise”.

    En lisant le texte d’un confrère pasteur, je me suis décidé à méditer sur le rôle de l’église locale aujourd’hui.

    Il écrit ceci : “Quand je lis le livre des Actes, je vois des disciples sanctifiés, purs, droits, zélés, passionnés..., mais nous, nous sommes charnels. Nous le sommes dans nos goûts, dans nos attitudes et dans beaucoup d’autres choses, et notre jeunesse emboîte le même pas !” Et encore : “Ce que nous voyons des premiers chrétiens, de la plénitude de l’Esprit qu’ils connaissaient, nous ne le voyons plus aujourd’hui chez nous.”

    Voilà bien une image idyllique de l’Église primitive. Mais est-elle conforme à la réalité historique ?

    Lorsque j’étais étudiant en théologie, j’ai fait mon stage chez un pasteur qui mettait l’accent sur l’église locale. J’en ai été très influencé dans mon ministère. Encore aujourd’hui, je remercie le Seigneur de m’avoir montré pendant toutes mes années de pastorat le rôle central des églises locales dans le plan de Dieu.

    L’Église = le plan de Dieu

    Au début du Nouveau Testament, dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus annonce son grand projet : bâtir l’Église. Dans le livre des Actes, les apôtres qui prêchent l’évangile et appellent au salut, fondent aussi des églises. C’est ainsi que l’apôtre Paul implante les Églises de : Athènes, Bérée, Ephèse, Thessalonique... Ils ont pour but d’implanter des églises locales. Le Christ l’annonce, (Je bâtirai...) et les apôtres mettent en application.

    Le projet n’a pas changé et le Seigneur construit encore et toujours son Église. Les églises locales sont encore le plan de Dieu au 21e siècle. Les Écritures nous confirment le projet de Dieu. Dans les épîtres, nous trouvons des lettres écrites aux églises locales : à Rome, à Colosses, à Philippes, à Ephèse... Et plus loin ce sont les épîtres pastorales à Timothée, à Tite ; ce sont des lettres écrites par l’apôtre Paul à des responsables d’églises locales. Dans l’Apocalypse, dès les premiers chapitres, on découvre les lettres de Jésus-Christ aux églises locales : Ephèse, Smyrne, Pergame, Laodicée, etc.

    Nous devons tous être convaincus que l’église locale est bien le plan de Dieu, et selon les textes bibliques, Dieu n’a pas changé d’avis.

    Le Nouveau Testament nous apprend entre autre que la foi en Jésus-Christ est un choix personnel et que personne ne peut prendre cette décision à notre place. Mais cette foi personnelle se vit aussi en communauté, à l’église. Cela fait partie du plan de Dieu pour chacun de nous. La Bible dénonce les “Robinson Crusoé” de la foi, qui vivent leur foi tout seuls, qui vivent en ermite de la foi, qui n’ont pas besoin de l’Église, ni des autres chrétiens. Ce n’est pas une foi normale, il y a un défaut dans cette foi-là qui veut se vivre seule. La foi se vit en groupe, en communauté, elle se vit dans l’Église. Et pour un chrétien, s’éloigner de l’Église, c’est s’éloigner du Christ. On a entendu dire souvent : “Je ne vais pas à l’église, mais je n’abandonne pas le Seigneur.” C’est faux ! C’est un mensonge ! Car dès qu’on abandonne l’Église de Jésus-Christ, on abandonne Jésus-Christ. On commence par prendre ses distances avec l’église locale et puis on prend ses distances avec le Seigneur. L’un ne va pas sans l’autre. L’Église, c’est l’Église de Jésus-Christ. Servir l’Église, c’est servir le Christ. Aimer le Christ, c’est aimer l’Église de Jésus-Christ. Se consacrer au Christ, c’est se consacrer à l’Église de Jésus-Christ. Blesser l’Église, c’est blesser Jésus-Christ. Mépriser l’Église, c’est mépriser Jésus-Christ...

    Vous vous souvenez de l’apôtre Paul sur le chemin de Damas ? Il persécute l’Église. Sur le chemin de Damas, il rencontre le Seigneur qui lui dit : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Saul ne persécutait pas le Christ, le Christ était mort et ressuscité : il était au ciel dans sa gloire. Mais Saul persécutait l’Église de Jésus-Christ, les chrétiens, et pour le Christ c’est la même chose. Au moment où le Christ lui dit : « Pourquoi me persécutes-tu ? » Paul va comprendre, se ressaisir, se convertir et devenir alors lui-même membre d’une église locale : l’église d’Antioche. Aimer le Christ, c’est aimer l’Église. Jésus-Christ s’identifie à son Église.

    L’Église = une famille

    Dans le Nouveau Testament, la Parole nous présente aussi l’Église comme une famille et quand la Bible parle de l’Église, on retrouve les termes de vocabulaire employés pour parler de la famille. Il est question d’enfants, de fils, de mère, de père, d’engendrer, des douleurs de l’enfantement. C’est un vocabulaire “familial” qui est employé pour parler des églises locales. L’église locale est donc une famille qui doit se gérer comme une famille. Lorsque l’on doit choisir un ancien, il est recommandé dans les textes bibliques que celui-ci dirige bien sa maison, sa propre famille, afin de pouvoir diriger la grande famille de l’Église. Et comme dans toutes les familles, soit c’est merveilleux, soit c’est terrible.

    Merveilleux quand : plusieurs pourront dire que pour eux, l’Église est vraiment une famille où ils ont été accueillis, entourés, secourus, consolés, entendus, aimés, attendus, estimés. Pour certains l’église locale est leur seule famille.

    Terrible quand : on y fait ceci ou encore cela, on y dit ceci, etc.

    Et notre propre église ?

    Et notre église locale, notre famille à nous ?... Nous pouvons dire qu’elle est à la fois merveilleuse et terrible, comme l’Église primitive, comme l’Église des apôtres. Il y a des choses merveilleuses : de la gentillesse, de l’honnêteté, de la générosité, de la droiture, du dévouement... Et à côté de cela, il y a des choses terribles : des claques, de la méchanceté, de l’immoralité, de la médisance.

    L’Église du premier siècle

    Dans l’Église primitive, il en était déjà comme cela, et souvent, on laisse entendre que les premiers chrétiens étaient bien meilleurs que ceux du 21e siècle. On imagine l’Église primitive immaculée, zélée, sans faille, combattante et triomphante. On ne retient que les beaux aspects.

    Et pourtant, dans :

    Et dans bien d’autres passages encore, on peut citer ces choses terribles. C’étaient des hommes et des femmes comme nous, ils nous ressemblent fort. Comme aujourd’hui chez nous, il y avait des choses magnifiques et des choses terribles dans l’Église primitive.

    L’Église n’est pas le paradis !

    Martin Luther disait ceci : “Le visage de l’Église est le visage d’un pécheur.”, et encore : “L’Église d’ici-bas n’est qu’un hôpital.”

    L’Église du premier siècle, comme l’Église du 16e siècle, n’étaient pas parfaites, et celle du 21e siècle non plus. Ce qui veut dire que l’Église, ce n’est pas encore le paradis ; ne rêvons pas du paradis pour notre église locale. Nous devons nous protéger de cette déception, car notre église ne sera jamais conforme à notre idéal. On rêve d’un pasteur idéal, d’un club de jeunes idéal... Il ne faut pas rêver l’Église, il faut aimer l’Église. La réalité n’est jamais comme dans les rêves et nous devons vivre cette réalité dans la vie de tous les jours. Après leurs études en théologie, beaucoup d’étudiants sont tombés de haut car dans les facultés, ils ont quelque peu rêvé l’Église et beaucoup se sont « cassé le nez » quand ils ont été confrontés à la réalité des églises locales.

    Dans l’Église, les rêveurs peuvent aussi faire du tort. Ils sont toujours mécontents, ce n’est pas comme ils l’avaient imaginé. Le rêve et l’idéal peuvent devenir destructeurs quand on les compare à la réalité. Dans l’église locale, nous sommes une famille et nous ne devons pas rêver. Nous devons avoir les pieds sur terre, le cœur dans le ciel avec le Seigneur. Et si l’Église ne correspond pas à l’idéal que je me suis fait, il faut que je sache que le Seigneur agit dans la réalité là où il m’a placé.

    C’est nous qui tenons les clefs en main pour que notre église soit merveilleuse. Nous devons aimer notre église, y travailler, ne pas l’abandonner, ne pas la salir, ne rien faire pour la blesser, car notre église c’est l’expression du corps de JESUS-CHRIST. Si j’aime Jésus-Christ, j’aime aussi son Église. Si je veux servir Jésus-Christ, je servirai aussi son Église. Malheureusement, lorsque quelqu’un commet des choses honteuses, il fait du tort au Seigneur et à l’Église du Seigneur.

    L’ÉGLISE N’EST PAS ENCORE LE PARADIS ! Que Dieu nous aide à vivre pour sa gloire dans l’église locale où Il nous a placés !

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue dans le bulletin ‘Résurrection de février 2007.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web